Soumission

L’intelligencia de gauche n’en finit pas de s’arracher les cheveux… Après les succès des livres de Trierweiler puis de Zemmour, c’est au tour de Houellebecq de prendre l’autoroute royale vers le triomphe annoncé!

Pour s’en convaincre, il suffit de voir la campagne de dénigrement savamment organisée par la nomenklatura de la pensée unique… Bien avant sa sortie, le livre était déjà qualifié de « rance », « nauséabond », « gerbant »… Toute cette terminologie devenue totalement vide de sens à force d’un martelage aussi déplacé que ridicule! Sans doute parce que ces OVNI littéraires se vendent mieux et plus que l’ensemble de la prose indigeste des intellectuels auto-proclamés de la majorité plurielle qui entend prétentieusement décider de ce qui est bien ou mal pour tous! Mais aussi parce que dans ce monde de nantis, qui cultive l’entre soit et dont l’existence est aussi éloignée des logements sociaux que de la réalité du quotidien des français, il est inconcevable que la populace se pose des questions ou se mette à penser par elle-même!

Il s’agit donc bel et bien d’une question de soumission comme le suggère le titre du livre!

Ce qui est ironique, à ce stade, c’est que les chantres de gauche, qui prétendent défendre la liberté et qui s’attaquent à toute forme d’interdit, voudraient soudainement régenter le contenu des livres, après celui d’une grande partie de la presse, de la radio, de la télévision et du cinéma?! Alors, comme la censure à l’ancienne n’est idéologiquement pas dans leurs gènes, c’est le chemin détourné du lynchage médiatique qui est préféré! Et ils sont nombreux, les présentateurs, journalistes, éditorialistes, commentateurs, polémistes et experts à s’être soumis corps et âme au dogme de la pensée prémâchée des idéologues de Solférino! Et pourtant, malgré tout le ramdam de cette armée de serviles soumis, il semblerait que les français, eux, ne se soumettent pas à la censure déguisée que ceux qu’il faut bien appeler des fascistes voudraient leur imposer. N’en déplaise à tout ce petit monde, les précédents récents ont clairement montré que leur agitation est stérile, et gageons que comme pour « Le suicide français » et « Merci pour ce moment », « Soumission » n’ait pas de souci à se faire et grimpera sur le podium des ventes.

Mais revenons au livre et à son contenu. Je souhaite tout d’abord remercier une amie journaliste qui m’a récupéré un exemplaire dans une rédaction, où d’autres journalistes refusaient de le lire… Sans doute pour mieux en parler!

Je n’ai jamais été une inconditionnelle de Houellebecq. C’est du pur Houellebecq! Un brin caricatural et provoquant, dans un style qui ne casse pas des briques… Les afficionados du bonhomme ne seront assurément pas déçus. En revanche, le point très positif, c’est que le livre questionne avec intelligence. La fiction ne rejoint que mieux la réalité en mettant le doigt là où ça fait mal. Tout le monde en prend pour son grade dans cette description de la lente et inexorable agonie d’une civilisation et de son identité. Même si les crétins dont je parle précédemment n’en retiennent qu’une insulte, encore et toujours, faite au pauvre musulman et à l’Islam… La vraie victime désignée par le livre, c’est vous, c’est moi, qui avons été soumis insidieusement, sournoisement par des décennies de politique amateuriste. On comprend mieux l’affolement général que déclenche ce livre, car il souligne avec force les conséquences immaitrisables aujourd’hui des échecs de la politique migratoire européenne et de l’intégration. Plutôt que d’assumer leurs échecs, et tenter de renverser la vapeur, les trop orgueilleux gouvernants de l’Union persistent et tordent un peu plus chaque jour le cou à notre histoire, à notre héritage. Et à ce jeu, Bidochon 1er et ses sbires du vivre ensemble ont malheureusement mis la France en pointe de la soumission générale! C’est un fait… Nos cantines scolaires se sont soumises, nos piscines municipales se sont soumises, la laïcité est devenue une arme de destruction massive des symboles de notre histoire et de notre culture, le voile et la prière de rue sont devenus des banalités, la revendication communautariste est sans fin… A tel point que l’intégration n’est plus qu’un mot sans signification. La réalité, c’est que la dernière vague migratoire n’a pas l’intention de s’intégrer. Et pour cause! C’est elle qui est en train d’intégrer, ou plus exactement de soumettre, ses pays d’accueil!

Mais en parler, c’est mal! Ne pas ou ne plus vouloir porter les œillères vaudra immédiatement l’avalanche des qualificatifs éculés qui ont longtemps fait l’unique fonds de commerce des glorieuses forces de progrès aujourd’hui en totale décrépitude.

C’est sans doute à cause de cette décrépitude que l’élite de Solférino et de son « think tank » Terra-Nova, se triture activement les méninges pour s’imaginer d’urgence un avenir dans le nouveau paysage culturel qu’elle a construit mais qu’elle ne maitrise pas… Le méchant Houellebecq vend un peu la mèche des projets du PS, en imaginant dans sa fiction un Président musulman pour la France. De sources concordantes, et aussi parce que l’info commence à fuiter sérieusement, la question de tout faire pour capter le vote musulman est au cœur de la stratégie du Parti Socialiste et de l’actuel locataire de l’Elysée. Il faut dire que le nombre des musulmans a depuis longtemps dépassé celui des socialistes! Sur un plan purement comptable, et uniquement sur le papier, ça permet de faire le plein de militants et de bulletins de vote… Je crains que cette joyeuse smala de brillants cerveaux, qui décide une fois de plus de se faire poissonnier la veille de Pâques, ne soit déçue. Les musulmans embrasseront les valeurs socialistes avec la même force et la même détermination qu’ils ont mis à s’intégrer… Autant dire que si l’hypothèse d’un Président musulman est crédible, le fait qu’il représente le PS est de la science fiction! Car une chose est sure… L’actualité montre quotidiennement que les musulmans ne se soumettent pas, mais qu’ils sont passés maitres dans l’art de soumettre.

Alors lisez ce livre. Vous n’en serez que mieux renseignés sur l’avenir que vous construisent les islamophiles opportunistes de notre fière démocratie… Démocratie, pour combien de temps encore?

Pendant que j’écrivais ce billet, le bras armé de la soumission frappait Charlie Hebdo! Et ceux-là même qui avaient la gerbe hier, nous parlent aujourd’hui d’unité nationale face à la barbarie… Après les indignés a deux balles, les insoumis de circonstance!

Je suis Charlie autant que je suis Houellebecq ou Zemmour, car ils dénoncent le même Islam, obscurantiste et conquérant!

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Merci pour ce moment…

Le livre de Valerie Trierweiler a fait, et fait encore, couler beaucoup d’encre. Il faut dire que l’ouvrage vient perturber la traditionnelle rentrée littéraire en s’imposant d’entrée comme un succès, ce qui semble agacer pas mal de monde. Et pour cause, cet OVNI à fait voler en éclats le rituel parcours balisé du monde de l’édition et des poids lourds imposés. Comme ces sapins au fort parfum douteux qui s’accrochent au rétroviseur, cette sortie a « rafraîchit » ce qui commençait à sentir un peu le moisi à force d’habitude sclérosante.


Déjà, pour parler d’un livre, il faut l’avoir lu! Force est de constater que les détracteurs, comme souvent, sont ceux qui n’ont pas ouvert l’ouvrage, et qui se bornent à une posture moraliste ou idéologique pour mieux nier l’essentiel.
Faisons donc un petit tour de cette smala véhémente mais peu écoutée au regard du nombre d’exemplaires déjà écoulés…
Qu’il soit en vue ou non, le chantre du socialisme pluriel, à la baguette, prend la pause de la vierge effarouchée! Tous les arguments hors sujet sont soigneusement distillés dans un concert d’éléments de langage vraisemblablement élaborés par des communicants dévoués. Tout d’abord, la sacrosainte vie privée qui serait honteusement déballée?! Hilarant de la part d’individus qui n’ont de cesse de trouver par n’importe quel moyen l’occasion de s’exposer, comme une forme d’addiction compulsive. Les mêmes qui organisent avec la presse des séances photo avec toute leur famille, voudraient soudainement que soit posée une chape de plomb sur tout ce qui serait extérieur à leur activité politique. De là à les soupçonner de vouloir contrôler tout type de contenu éditorial, il n’y a qu’un pas! Un peu comme si la censure revenait en catimini sous le masque de prétextes fallacieux. Quand on est un personnage public, drogué par son image et sa notoriété, la notion de vie privée est forcément différente que pour le quidam moyen. D’autant quand ces mêmes icônes jouent à l’envi de la morale, du respect, de l’honneur… Le nier est une imposture intellectuelle! Mais l’imposture intellectuelle n’est elle pas au cœur du jeu politique?
Ensuite, c’est la fonction présidentielle qui serait mise à mal?! L’argument est à pleurer de rire… L’actuel locataire de l’Elysée se débrouille fort bien tout seul pour flinguer l’image de la fonction. Depuis le début de son quinquennat, sa garde robe qui semble inexorablement rétrécir donne régulièrement lieu à de savoureux clichés qui font le bonheur des réseaux sociaux. Aussi, plus empoté tu meurs! Toujours à contre courant, perdu ou dans des situations qui ont de quoi rendre fou de jalousie les scénaristes de films burlesques à qui il enlève le pain de la bouche. Et l’éloquence! Un introverti timide et frustré s’en sortirait mieux face aux micros. Bégaiement, trous, lapsus, la langue qui fourche sont quotidiens. Sans oublier les bons mots, qui donnent une saveur de café du commerce à la parole présidentielle. Alors non, n’importe quel livre ou article n’y changera rien, car le Président est un Bidochon digne de la célèbre BD.


L’assassinat politique est aussi brandit?! Là, on touche le fond! Voudrait on nous faire croire que ce livre est responsable des résultats désastreux d’une politique éculée? Gare à vous Madame Trierweiler! À cause de vous, la meilleure politique économique du monde est sabordée! J’espère que vous avez les épaules larges… Car la croissance, le déficit, le chômage, la misère… C’est de la faute de votre sinistre bouquin! Le plus sinistre étant sans doute qu’il y a des demeurés pour être sensibles à l’argument!
Dans l’opposition, les avis sont partagés. Il y a ceux qui reprennent peu ou prou la rhétorique de leurs collègues de la majorité, dans une solidarité corporatiste sans faille, ceux qui se saisissent de l’opportunité de trouver un nouvel angle d’attaque faute d’être en mesure de se positionner sur le terrain des idées, et ceux qui sont bizarrement muets, pétrifiés à l’idée que leurs exploits pour l’instant secrets soient demain aussi exposés.
Les gros machos ne sont pas en reste! Ce livre est forcément un torche cul dans leurs têtes de petits mâles frustrés qui ne savent plus trouver de rôle à leurs couilles dans une société qui évolue plus vite que leur esprit. Alors, peu importe le contenu ou la motivation, c’est l’auteur qui est attaqué, juste parce que c’est une femme! Ces caricatures rétrogrades sont tellement affolées à l’idée qu’une femme puisse être indépendante et leur égal… À leurs yeux, ce livre symbolise la somme de toute les peurs et sonne la fin d’une domination qui n’est pourtant plus qu’un mirage depuis longtemps. Si demain une femme Présidente devait se retrouver ciblée par un compagnon blessé, gageons que tous ces crétins misogynes prendraient la défense de l’étalon. Un con reste un con!


Nos amis libraires, parfois par militantisme, souvent par bête moutonnerie, ont aussi fait entendre leur voix. A grand renfort d’affichettes, les commerçants dénoncent le caractère du livre. Il préféreraient vendre du Balzac! Merci pour ce moment, est un style littéraire qui a connu des précédents qu’il serait farfelu de vouloir opposer à d’autres styles. Mais peu importe, c’est leur honneur de dealer de culture écrite qui est bafoué. Pour peu, ils feraient des tas avec l’ouvrage et y mettraient le feu… Cette image en rappelle d’autres de sinistre mémoire! Sauf que la réalité à rattrapé l’hypocrisie de la posture! Quelques médias plus scrupuleux que d’autres ont vite découvert que ces quelques braillards de circonstance étaient plus en colère d’être en rupture de stock ou de ne pas encore avoir été livrés… En revanche, tous ceux qui ont su anticiper le succès, Amazon en tête, n’ont pas de problème! Ce sont donc des libraires pas si professionnels que ça, qui voudraient masquer leur absence de vision derrière une dimension de critique et de conseil défendant une certaine idée de l’édition?! Ce cynisme montre à quel point ils se sont trompés de voie… Le monde de la politique leur siérait bien mieux!
Enfin, les journalistes, éditorialistes et commentateurs en tous genres ne pouvaient pas passer à côté du buzz qui s’est imposé à eux, malgré eux. La réaction a naturellement été à la hauteur de l’embrigadement politique de chacun. Il y a aussi une dimension comique dans les heures d’émissions ou les kilomètres de colonnes qui ont abreuvé la France entière des jours durant… Ce livre souligne avec force, non pas par son contenu mais juste parce qu’il existe, l’incompétence patente de toute une profession! Si tout cet aréopage avait fait son travail, tout ce qui y est révélé serait connu de tous depuis longtemps! C’est malheureusement ce qui arrive quand l’information est confiée à des attachés de presse, il n’y a plus d’information!
Je suis personnellement loin de partager l’ancrage à gauche revendiqué par Valérie Trierweiler. Ça ne mérite peut être pas 20€, il n’y aura certainement pas de prix Nobel à la clé… Néanmoins, je considère que son livre a le mérite de renseigner sur les politiques en général et un homme en particulier. N’est-ce pas au fond le premier des français qui s’est lui-même exposé par son imprudence adolescente et qui a dévoilé ses propres travers par sa gestion publique désastreuse de ses nombreuses crises conjugales? Quoi qu’en pensent tous les détracteurs, ce retour de bâton est aussi mérité que légitime! Après tout, on ne récolte que ce que l’on sème. Et cela vaut pour les deux principaux protagonistes.