Charlie Hebdo : Et après?

Le tragique évènement qui a secoué la France et ému une grande partie du monde a déjà une semaine. Après l’émoi spontané et l’émoi instrumentalisé par toute la classe politique, vient le temps de la réponse.

Valls, dans un vibrant discours à l’Assemblée nationale a listé un certain nombre de mesures en réaction au terrible attentat contre Charlie Hebdo. Selon lui, cela mettra la France au niveau dans la lutte contre la menace grandissante du terrorisme islamiste. Qu’en est-il réellement?
Avec un minimum de recul, on constate aisément que l’arsenal qualifié d’exceptionnel n’est en fait qu’un service minimum qui aurait déjà du être mis en œuvre depuis longtemps! Il ne s’agit donc en rien d’une réponse forte en adéquation avec la situation actuelle, mais le banal projet d’adoption de mesures qui tombaient déjà sous le sens sans la moindre menace. Autant dire que nous sommes très loin du compte!
Tout cela à cause de ce foutu angélisme qui a la peau dure! Il suffit de voir un certain nombre de voix au sein de la majorité dite plurielle qui s’élèvent déjà pour dénoncer le risque liberticide. L’attitude de Taubira aujourd’hui est aussi révélatrice que son silence la semaine dernière. On la sent contrainte, car le bon sens imposé par le drame va dans la direction diamétralement opposée à l’idéologie profondément communautariste qui l’anime. La « justice », d’habitude si longue, condamne donc lourdement en moins d’une semaine les errements de quelques décérébrés qui ont fait l’apologie du terrorisme ou qui se sont laissé aller à des propos haineux envers certaines communautés dans des amalgames infondés. Dans le même temps, un terroriste patenté comme Carlos aura mis près de 40 ans à être jugé!
Il y a de toute évidence un réflexe sécuritaire justifié, souhaité par la majorité de la population et quelques politiques, et en opposition farouche une monté en puissance du fameux dogme du « vivre ensemble » qui se conjugue à toutes les sauces, surtout celle de la stigmatisation supposée dans un émoi victimaire. Ce qui est profondément stupide et crétin! Car ce que l’on présente comme des visions opposées, sont en fait indissociables pour qui veut bien réfléchir un tant soit peu. Il ne peut y avoir d’espace commun sans règle commune et garantie de sécurité. Il est une évidence, dans un monde de plus en plus mondialisé et rapetissé par les technologies, que nous devons tous vivre ensemble, malgré nos différences identitaires, culturelles, sociales, religieuses… Par delà même nos symboliques frontières. Cela n’implique pas pour autant d’être contraint de vivre avec des cinglés! Le plus ironique, c’est que ce sont ceux qui se font les chantres d’un « vivre ensemble » inconditionnel, qui sont aussi les déclencheurs de la monté des communautarismes et de leurs dérives parfois terroristes. L’illustration est criante quand on voit le nombre d’associations d’inutilité publique et autres telles que SOS Racisme, la LICRA, la LDH, le MRAP, le CRAN, les ANTIFA… Toutes enfermées dans une pathétique vision communautariste de leur mission, alors qu’un seul organisme serait suffisant, avec une vision juste universaliste. Ne nous étonnons donc pas de l’absence de résultat, et même de l’aggravation de la situation par une concurrence exacerbée qui pousse toutes ces officines politiques à instrumentaliser à outrance le moindre fait divers de leur communauté, concourant ainsi à l’instauration d’un délétère climat propice au repli sur soi et à l’intolérance. Un peu comme pour mieux asseoir leur juteux fonds de commerce.
La première mesure à prendre serait donc de s’attaquer au mal à sa racine. Car si le « vivre ensemble » est l’objectif, il n’est pas acceptable de s’évertuer à trouver des excuses ou d’adapter l’environnement sociétal et législatif en fonction de la couleur de peau, de l’origine ethnique ou de la pratique religieuse. La démocratie, la République Française et la laïcité constituent un moule dont la taille n’a pas vocation à être modifiée par d’opportunistes idéologues. Ou on rentre dans le moule, ou on n’y rentre pas, ou on refuse d’y renter! Et peu importe les raisons invoquées ou les cris à la « discrimination », la règle doit rester intangible. Les musulmans qui ont une lecture dévoyée et fondamentaliste des écritures, les juifs qui choisissent de s’enfermer dans la victimologie outrancière de leurs pires radicaux et la poignée de catholiques intégristes nostalgiques des croisades et de la toute puissance passée de l’église devront bien finir par s’y résoudre. Partant de là, la menace intérieure de ces minorités extrêmes devient plus aisément identifiable, mesurable et facile à combattre.
Concernant les foyers de terrorisme qui fleurissent un peu partout et qui constituent la menace extérieure qui s’importe sur notre sol, le traitement semble là aussi inadapté, ou pour le moins bien tiède. Il ne sert à rien de décréter des interventions militaires si aucune n’est menée à son terme! Et c’est malheureusement ce que la France et ses alliés ont systématiquement fait. Imaginez qu’il y a 70 ans le débarquement se soit arrêté après la reprise du bocage Normand et que tout le monde soit rentré chez lui… C’est ce que nous avons fait et nous apprêtons sans doute à faire de nouveau. La communauté internationale a renforcé et parfois même créé les conditions de l’explosion de la menace terroriste car elle n’a pas su se donner les moyens d’aller au bout des choses et de l’action. La principale raison est là aussi l’angélisme du politiquement correct qui gangrène les sociétés occidentales et toutes les sociétés au seuil critique de leur maturité. La deuxième raison est économique. Et oui! La vie et la sécurité ont un prix clairement fixé, aussi hallucinant que cela puisse paraître. Pourtant, si il y a un domaine ou il ne faudrait pas compter, c’est bien celui-là! Pour une fois que les français ne se serreraient pas la ceinture pour rien! Et pourquoi ne pas nous attaquer directement à l’économie du terrorisme? Le terrorisme, plus que quiconque a besoin d’argent, pour recruter, pour s’armer, pour agir… Le pétrole et la drogue sont deux de ses principales sources de financement. Bien sur, les pétroliers qui ont pignon sur rue ne font pas commerce avec les terroristes, mais avec des courtiers et autres intermédiaires en cascades, ce qui revient strictement au même. Combien d’entre vous qui ont fait le plein de la voiture pour venir manifester à la marche républicaine savent qu’ils ont indirectement financé l’attentat meurtrier contre Charlie Hebdo? Alors, qu’attendons-nous pour appliquer un contrôle strict de la provenance des énergies fossiles? Qu’attendons-nous pour détruire les champs de pavot pourtant si facilement identifiables via nos satellites? Dans le même esprit, un contrôle accru des banques aiderait à identifier les flux suspects et à geler puis s’approprier les avoirs du terrorisme international. Allons plus loin encore. Alors que la Russie est mise sous embargo pour des raisons plus que discutables et éminemment politiques, qu’attendons-nous pour décréter le même type d’embargo envers toutes les nations qui ne jouent pas le jeu de la nécessaire coopération dans l’éradication du terrorisme et de ses causes? Qu’attendons-nous enfin pour imposer aux multinationales du web l’identification réelle et la certification des comptes créés, ainsi qu’une coopération sans réserve dans la surveillance des contenus? Et si après tout cela la traque doit finalement se poursuivre au sol, les opérations n’en seront que grandement facilitées face à un ennemi privé de ses ressources et de ses moyens.
Car ne nous y trompons pas. Dans « éradication du terrorisme », le mot éradication ne peut pas se contenter d’un vulgaire saupoudrage comme c’est le cas actuellement de tout le monde occidental et de la France en particulier. Agiter des symboles ou des principes ne règlera strictement rien. Pas plus que le recrutement d’Imams pour les prisons, que quelques militaires temporairement devant les écoles et les lieux de culte ou que l’augmentation des fonctionnaires ne changeront la donne. Cinq millions de personnes dans les rues ou un tirage de Charlie Hebdo à cinq millions d’exemplaires pour affirmer des valeurs ne sont que des symboles qui doivent impérativement trouver une traduction. La lutte contre le terrorisme nécessite du réel et du concret! En l’absence de cette volonté de traduire les grands discours en actes, qui devrait pourtant présider à l’action politique et à la coopération internationale, d’autres drames sont inéluctables.

Sarkozy: L’homme à abattre!

On le sait tous, et nous en avons fait plus ou moins notre deuil, le PS et les nombreuses officines qui gravitent autour de lui, ont plongé la campagne présidentielle de 2012 dans le caniveau, en inventant de toutes pièces, et à la chaine, des affaires visant Sarkozy, avec pour conséquence de totalement décrédibiliser la fonction présidentielle, l’appareil d’état et la politique. Accessoirement un peu la France aussi…

Pour couronner le tout, à peine élu grâce à des alliances contre nature et l’instrumentalisation de la haine, déjà impuissant faute de majorité [cf. http://wp.me/p4nyRC-q ], Hollande va mener la pire chasse aux sorcières que la cinquième république a jamais connu. Tout ce que l’état connait de plus ou moins proche de Sarkozy va être systématiquement traqué et viré, au profit de fidèles parmi les fidèles, d’un dogme et d’une idéologie qui ont prouvé leur dangerosité partout où par malheur ils ont pu sévir!

Bref! La «République exemplaire», que le candidat Hollande martelait dans son mémorable monologue du «Moi, Président…» n’aura jamais vu le jour!

J’ai déjà développé dans un post précédent que la liberté de la presse est un mythe [Cf. http://wp.me/p4nyRC-T ]. D’ailleurs, comment pourrait-elle se targuer de liberté alors même que les deux milliard de fonds publics qu’elle engloutit chaque année la tient solidement en laisse?

Le fameux «mur des cons» a aussi démontré que la magistrature, dans sa grande majorité aussi très à gauche, étale publiquement sa haine de façon tout à fait décomplexée… Episode «potache», pour reprendre les terme de la patronne du syndicat de la magistrature, qui partage avec Taubira, une vision angélique et dogmatique de la justice qui conduit à l’explosion de l’insécurité que l’on connait.

Ah! Notre chère Christiane, celle-là même qui a tenté de virer le procureur général de Paris pour des raisons politiques! Celle-là même qui, on vient de l’apprendre, a placé Sarkozy sur écoute depuis plus d’un an! Ainsi que son avocat! Bafouant ouvertement le caractère sacré du secret liant l’avoué à son client…

Dans le même temps, avec un cynisme encore jamais égalé, toute la Hollandie, dans une campagne médiatique sans précédent, explique en long en large et en travers que la «justice» fait son travail en toute indépendance et qu’il convient de la laisser faire!? Plus c’est gros, plus ça passe! C’est sans doute ce que doivent se dire tous ces menteurs patentés qui ont encore la main dans le pot de confiture.

On savait d’expérience avec Mitterrand que les écoutes sont le péché mignon des socialistes. Mais de là à faire mettre sur écoute l’ancien Chef de l’Etat et deux anciens ministres de l’intérieur, dans le cadre d’une «affaire» qui n’a pour base, comme toutes les autres, que des rumeurs sans fondement! La pilule a du mal à passer… C’est ni plus ni moins qu’un scandale d’état! Le dérapage de trop pour cet état PS aux abois. Jamais un homme, qui plus est un ancien Président, n’aura fait l’objet d’un tel acharnement politico-médiatique.

Faut-il que la gauche ait si peur de Sarkozy, pour qu’elle déploie de tels moyens pour tenter de l’abattre, encore et encore? Ha! Si tant d’énergie était consacrée à lutter contre le chômage ou à réduire le déficit… Mais non! La priorité reste Sarkozy, ce qu’il représente, son mouvement, ses anciens collaborateurs, ses amis… Un peu comme si Staline venait de prendre les commandes! Les pires méthodes KGBistes sont employées au service de la calomnie, avec un acharnement et une hargne, que s’il ne s’agissait pas de gouvernants, on les mettrait à l’asile pour qu’ils ne représentent plus de danger pour la société. Que penser d’autre? Un entêtement collectif aussi obstiné doit forcément relever d’une pathologie grave! D’ailleurs, certaines expressions ne mentent pas…

En à peine moins de deux ans, l’état PS a montré ce dont il est capable pour traquer ceux qui ne rentrent pas dans le moule de son idéologie éculée. Cette affaire des écoutes n’en est qu’à son commencement et va nous réserver beaucoup de surprises sur cette traque haineuse. Elle nous confirmera si besoin est, que la presse est complice d’une fatwa politique menée par une justice servile, sous la coupe de l’exécutif…

Gageons que les trois années qui viennent, aussi longues et pénibles puissent elle nous paraitre, vont finir de nous livrer le vrai visage des socialistes. Celui de la haine, de la division, de la duplicité… Loin, très loin, très très loin des préoccupations des français, dont en vérité, ils se moquent éperdument!

En attendant l’échéance de 2017, qui nous libérera à jamais de cette clique inutile et dangereuse, il faut bien se rendre à l’évidence. Le pouvoir en place est terrorisé par l’ex-Président français! Il n’y a que cette explication.

Dès les prochaines échéances électorales, pour leur montrer que nous ne sommes pas dupes de leurs manipulations honteuses et de leurs calomnies, nous allons transformer cette ridicule peur panique en réel cauchemar!

Aux urnes citoyen!