Le retour de Sarko…

Ça y est, c’est fait! L’ancien président à annoncé son retour dans la vie politique hexagonale via sa page Facebook suivi d’un long entretien télévisé sur le service public.

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Pourtant sans surprise, ce retour à déchainé et déchaîne encore tous les médias et réseaux sociaux d’une façon aussi drôle que disproportionnée. Le leitmotiv éditorial du moment c’est le changement?! « Sarkozy a-t-il changé? »
Est-ce parce que le fameux changement promis et relayé sans modération pendant la campagne de 2012 n’a jamais vu le jour? Ou est-ce parce que toute une profession souffre d’un cruel et chronique manque d’inspiration? Peut-être rien de cela…
Une chose est sûre, à lire les commentateurs professionnels ou amateurs, le seul vrai changement est celui du retour de la haine compulsive d’un homme! Dans une forme d’union sacrée, toute cette smalah fanatisée reprend de plus belle les basses œuvres et nous montre ses instincts de néandertalien!
Les socialistes version plurielle qui s’écharpaient encore hier ont trouvé, enfin, le moyen d’afficher une unité de façade! L’exécutif, qui fait tout pour minimiser l’événement, a revêtu ses habits de campagne électorale, pour nous réchauffer les mensonges qui ont conduit Hollande sur le trône! Dans son propre camp, Sarkozy qui contrarie des ambitions personnelles exacerbées, suscite des attitudes pour le moins surprenantes! Et toute la populace, dont chacun est, comme on le sait, un politologue averti, se repaît du lynchage en règle, ou y participe, tant le dressage opéré par les communicants de Solférino a été bien fait et semble désormais hors de contrôle!
Alors on jette au visage de l’ancien président son bilan?! Comme si la France allait plus mal avant 2012! Comme si les difficultés justifiées du passé allaient légitimer les errements, l’amateurisme et l’échec patent d’aujourd’hui! On fait le détail des affaires dans lesquelles il est opportunément soupçonné?! Pourtant certaines sont du passé et les autres, malgré un acharnement immodéré restent invariablement au stade du soupçon larvaire! On cherche à diviser encore plus la société, en agitant le spectre d’une homophobie aussi supposée que sortie du chapeau, juste parce qu’il a critiqué la méthode et non le fond d’une loi imposée aux forceps au nom d’un dogme en quête d’afficher au moins une réussite! On le veut raciste, voir même fasciste, parce qu’il refuse de taire les sujets de société bannis par l’idéologie de gauche et en conséquence devenus le business captif et populiste de l’extrême droite. On le veut trop proche du monde de l’entreprise et de ses dirigeants?! N’est-ce pas pourtant le virage à 180 degrés que vient de prendre « moi président » qui vient d’avoir une tardive révélation salutaire sur le vrai moteur de la croissance de toutes les économies du monde? On lui reproche d’aimer l’argent?! Cet argent que tant de français voudraient aimer aussi plutôt que de le donner à perte pour enrichir un peu plus la cohorte des amis d’une majorité aussi éclectique qu’improbable! Comble de l’horreur, il est petit, excité, bourré de tics et de tocs… C’est vrai que l’actuelle égérie molle, bedonnante, bafouillante et tendance est un must « so frenchy » que la planète entière nous envie! L’image du couple est aussi raillée au prétexte que les nombreuses frasques et la goujaterie seraient plus… normales?! Le moment n’est-il d’ailleurs pas remercié actuellement a sa triste et juste valeur?
Loin de toute logique, de toute objectivité, de tout raisonnement intelligible, coûte que coûte, Sarkozy devrait donc se plier à des aveux, à la repentance et disparaître… La crétinisation des masses n’a plus aucune limite!
Juste candidat à la reprise de la tête de sa famille politique, Sarkozy a en moins d’une semaine fait griller toutes leurs cartouches à ses détracteurs… A quoi faudra-t-il s’attendre quand il sera officiellement candidat pour 2017? De grands moments de politique et de journalisme en perspective…
Mais au fond tout cela n’est-il pas qu’une vile réaction d’orgueil démesuré face à la monumentale gifle que Sarkozy donne à tout ce joli monde progressiste, philosophe, prétentieusement ridicule et imbus de lui-même? En lui rappelant gentiment par son simple retour dans l’arène politique, qu’il a voté comme un bourricot manipulé lors de la dernière élection présidentielle!
Il est décidément plus aisé d’inventer des travers aux autres que d’admettre sa propre inconsistance!
Et vous alors? Avez-vous changé?

Des primaires, Oui! Des primaires ouvertes, Non!

L’idée des primaires est une très bonne idée, car elle rapproche tous les candidats de la réalité et traduit une compétition saine et nécessaire au sein d’une famille politique. En revanche, le concept des primaires ouvertes est une ineptie totale! La politique est une question d’idées fortes, portées par des hommes fait de convictions claires et soutenues sans réserve par tout un parti… Dans ce contexte, il apparaît totalement stupide de vouloir diluer les idées, le leadership et l’unité d’un mouvement en permettant à ceux qui ne partagent pas la même vision de s’exprimer. L’échéance électorale en elle même offre la garantie démocratique suffisante. La désignation du candidat d’un parti n’a aucune raison légitime de se plier à la même règle, et la logique veut que les seuls militants portent ce choix.
Les désavantages sont nombreux, et l’exemple des primaires ouvertes du PS en 2011 l’ont démontré avec force. Le candidat qui veut l’emporter est contraint de rassembler de la façon la plus large possible au-delà de son propre camp. Adieu donc toute notion de projet politique. La conséquence est un programme qui se résume à une avalanche insensée de promesses et de compromissions. Le résultat, nous le vivons tous aujourd’hui, c’est l’élection d’un homme sans réelle majorité, incapable de gouverner, incapable de réformer, incapable de mettre en œuvre ses innombrables promesses qui se transforment naturellement en mensonges! Personne ne peut nier que si les seuls militants socialistes avaient contribué au choix de leur candidat, Hollande n’aurait certainement pas passé le cap du premier tour des primaires.
La droite doit donc tirer l’enseignement de cet échec patenté que nous ont donné les socialistes en ne s’engouffrant pas dans ce piège! Renoncer à des primaires ouvertes sera même un ingrédient majeur de la refondation et du redressement du premier parti de droite. C’est la garantie d’un programme basé sur des valeurs claires. C’est la garantie d’une majorité parlementaire uniquement unie autour du projet. Programme et majorité qui sont le pré requis de la crédibilité et de la capacité à agir!
La politique n’est pas à mon sens une affaire d’eau tiède! La désaffection grandissante du peuple pour la chose politique tend à me donner raison. Tous les chantres de la primaire ouverte me font penser à ces gens qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales et qui font entendre leur émoi à l’envi! En quoi une personne qui ne fait pas l’effort de l’engagement militant, aurait-elle une légitimité à désigner un candidat? Pire, offrir ce choix à ceux qui n’ont pas la même sensibilité politique n’est-il pas une façon de marcher sur la tête? Hérésie pure!
Le militant, qui ne l’oublions pas remplit les caisses, est la base de toute formation politique. Sans lui, il n’y a pas de parti et pas de prétendant possible! Organiser des primaires ouvertes équivaut à le remercier avec un coup de pied au c.., a nier purement et simplement son engagement, a dévoyer les valeurs qui en sont la base, a le déposséder de son droit légitimement acquit!
J’engage vivement tous les candidats à la présidence de l’UMP à se saisir et à se prononcer clairement sur ce sujet essentiel de fonctionnement du mouvement. Mon choix ira à celui qui saura réellement rendre la parole aux militants. Nul jalon posé pour 2017, n’aura de valeur a mes yeux, tant que ceux qui y pensent en se rasant n’aurons pas affirmé la valeur et la garantie du respect de l’engagement militant!
A bon entendeur…

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La course aux primaires!

Bon nombre de ténors de l’UMP ont déjà affirmé vouloir relever le défi des primaires. Certains n’étant que le bras armé d’un autre « champion », histoire d’occuper le terrain médiatique. D’autres, plus sincères, courent la France pour améliorer leur notoriété et tenter de se faire une place au sein de l’écurie réputée crédible imposée par la presse et les chroniqueurs en panne d’inspiration. Parmi ces « poids lourds », Alain Juppé s’est fendu d’un long billet sur son blog pour expliquer au final qu’il est candidat aux fameuses primaires… Démarche un brin étonnante s’il en est?! En effet, le vieux routard qui aura 72 ans en 2017, avait promis qu’il ne s’intéressait plus qu’à sa bonne ville de Bordeaux dont il a récupéré la mairie au retour de son exil canadien suite à ses déboires judiciaires qui ont conduit à son inéligibilité. Aussi, il fait parti du triumvirat autoproclammé qui avait dès les premiers instants du putsch, promis d’avoir pour seule priorité l’assainissement du parti ainsi que l’organisation d’un congrès destiné à désigner un leader à même de souder le mouvement. Le pilier de la chiraquie n’aura donc pas tardé à faire l’inverse de ce qu’il déclarait la main sur le cœur il y peu?! Est-il malgré tout « le » sauveur qui saura défendre les valeurs de la droite en 2017? Bien qu’en apparence moins pédant et arrogant qu’à ses débuts, ses casseroles judiciaires et son âge ne plaident pas en sa faveur… Et s’il on prend le soin de lire ce que serait l’ébauche de sa vision politique pour la France, ont se rend bien vite compte que Juppé ne fait ni plus ni moins que du Chirac! Et ce dont la France n’a surtout pas besoin dans sa situation actuelle, c’est de retomber dans l’immobilisme d’il y a dix ans! Illustration de ce néfaste retour en arrière, l’opportuniste Bayrou, qui si l’on lit entre les lignes, officialise son soutien à Juppé! Comme si l’heure était à se partager un gâteau, dont les ingrédients nécessaires à la préparation ne sont pas encore réunis?! Le manque de tempo est à la hauteur de l’inadéquation au besoin, dans une incohérence cynique…
D’autres commentateurs voient dans cette démarche de la pure stratégie pour couper l’herbe sous le pied de Sarkozy?! Ha! Encore le spectre de Sarkozy! S’il ne fait aucun doute que l’ancien président, toujours adulé par une écrasante majorité de militants, pourrait aisément reprendre en mains l’UMP et vraisemblablement remporter des primaires qu’il voudrait pourtant éviter, est-il pour autant celui dont il faut attendre le salut? Il faudra bien que les militants de l’UMP et les sympathisants de droite se rendent à l’évidence que non! Et le plus tôt sera le mieux! Peu importe qu’il soit blanc comme neige… Les nombreuses affaires en cours dans lesquelles il est pointé, ainsi que les conditions de financement de son élection en 2007 sont des handicaps majeurs qu’il n’est pas possible de nier. Ou alors, il faudrait que toutes les affaires soient soldées en 2015 et que l’homme soit blanchit de tous les soupçons et accusations qui planent sur lui?! Autant se remettre à croire au Père Noël! La justice jouera le jeu du Parti Socialiste, dont l’intérêt est de faire traîner les affaires en longueur pour mieux les instrumentaliser en campagne électorale! Au regard de l’enseignement de la campagne de 2012, ce sera une véritable curée! Dans ses conditions, Sarkozy, même s’il est capable de personnifier le redressement du parti et de devenir un candidat légitimement désigné, le déchaînement médiatique qui s’abattra immanquablement sur lui, sans compter les coups tordus de ses « amis », ne lui garantiront même pas une place au second tour de l’élection présidentielle! Cette douloureuse prise de conscience est nécessaire aux militants de l’UMP s’ils espèrent conserver une chance de virer Hollande. Leur choix devra donc se porter sur un autre poulain. Et pas sur Fillon! L’ancien premier ministre de Sarkozy traine aussi bon nombre de casseroles, notamment sa guerre outrancière avec Copé qui est pour partie responsable de la déliquescence de l’UMP… Guerre qui ne tardera pas à refaire opportunément surface avec de nouvelles révélations fracassantes en guise de règlement de compte politique et personnel. Aussi, son look de croque-mort ne séduit pas grand monde si l’on en croit les sondages. Pas plus que ses efforts seront vains pour se dédouaner du bilan Sarkozy, car ne lui en déplaise, c’est aussi son bilan personnel! Quel que soit son supposé talent, toute cette vieille garde de l’UMP et ses méthodes, qui symbolise la fin d’une époque et surtout ce que les militants ne veulent plus voir, n’a aucune légitimité à briguer la direction du mouvement ou une candidature en 2017!
N’oublions pas, qu’alors que la France souffre et s’enfonce un peu plus chaque jour, victime du dogmatisme de la vision politique éculée des socialistes, l’opposition que l’UMP est sensée porter, ne donne au quotidien que le triste spectacle de coups bas dans d’interminables combats de coqs! Triste illustration de cette situation, aucun des ténors du parti ne souhaite une cohabitation, et l’opportunité de revenir aux affaires! Et pour cause… Trop occupés à s’entredéchirer, les hommes providentiels autoproclammés en ont oublié de construire l’opposition et un programme d’alternance! Démonstration, s’il en est besoin, que cette clique est plus sensible à son ambition personnelle qu’au sort de la France et des Français!
Comme d’habitude, c’est l’opportuniste patronne du FN qui tire la couverture à elle. Même si elle n’est pas plus prête à gouverner qu’un vinaigre pourrait passer pour un grand cru, elle occupe le terrain médiatique et distille dans les esprit qu’elle représente la seule voie, puisque tous les autres ont déjà jeté l’éponge! Un peu ironique?! Non?
Alors revenons aux faits. La fracture entre l’exécutif et le PS est grandissante. Le premier est à un plus bas historique de confiance, et le second plus divisé que jamais. La notion de majorité n’est plus qu’une chimère déchaînée. Dans ce contexte, personne n’est en mesure de dire si une dissolution se profile, ni même si Hollande pourra terminer son mandat! Toute opposition crédible sauterait sur l’occasion pour précipiter les choses… Mais non! Les éléphants de l’UMP s’accrochent avec désespoir à l’idée que le calendrier électoral est inéluctablement figé, comme pour mieux le faire coïncider avec leur absence totale d’anticipation ou de motivation à combattre!
Au plus fort de la crise de l’UMP, j’écrivais déjà que le parti se devait d’être prêt et en ordre de bataille dès la rentrée pour retrouver sa place d’unique opposition légitime! Au lieu de cela, le message estival envoyé aux militants et sympathisants, est une immense cacophonie d’ambitions exacerbées, en total décalage avec l’actualité et la situation politique du pays!
Je me souviens de mon mémoire de fin d’études, ou était mis en avant l’idée que juste bien faire les choses est totalement insuffisant, et qu’il convient surtout de bien les faire au bon moment!
Cette course effrénée vers des primaires, à une date totalement hypothétique, avec un parti moribond… Non seulement ça n’est pas le bon moment, mais c’est sans doute la pire façon de faire!
Gageons, puisque l’avertissement des européennes et municipales n’a pas éveillé les consciences, que les scrutins à venir, quelles que soient leurs dates, vont laisser les fesses rouges pour longtemps aux Machiavel de bazar qui courent seuls sans but!

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Hollande «bashing» ?

En perpétuel manque d’inspiration, les socialistes, ministres en tête, s’inquiètent des conséquences du Hollande «bashing» sur la dimension de la fonction présidentielle ?! (Le Figaro)

Suis-je la seule à trouver ce nouvel émoi de la gauche aussi ridicule que déplacé ?

Décidément, les socialistes ont la mémoire courte !

Ils ont déjà oublié qu’ils sont les créateurs du genre. Ce sont bien eux qui, faute de pouvoir mener une opposition crédible, ont instrumentalisé ce que l’on a appelé à l’époque le Sarko «Bashing». Le phénomène a même été porté à son paroxysme lors de la dernière campagne présidentielle, toujours pour masquer leur inconsistance politique et l’absence de programme du candidat Hollande. Les socialistes qui ont littéralement dressé la population à la haine d’un homme, ont même essayé de faire perdurer le phénomène pour tenter de faire porter par Sarkozy le chapeau des errements du début de quinquennat de Hollande.

N’en déplaise aux chantres de l’émoi de circonstance du jour, la droite ne mène aucune campagne de Hollande «Bashing» ! C’est inutile, tant Hollande est doué pour se mettre seul dans la situation où il se trouve…

L’opposition ne peut que constater l’échec total de Hollande et de sa politique. Et les français ne sont pas dupes. Ils voient de leur propres yeux, sans être instrumentalisés ou téléguidés, que le chômage bat chaque mois le record historique du mois précédent, que leurs impôts explosent, que le déficit ne cesse de croitre, que les entreprises ferment les unes après les autres, que leur pouvoir d’achat est réduit à peau de chagrin, que les réformes dites sociétales clivent la société et font monter les extrémismes, que la politique menée est passéiste, que l’orgueil idéologique des socialistes et de Hollande rapproche chaque jour la France de la Grèce…

Quand le Sarko «bashing» n’était qu’un outil électoraliste créé par le PS, le Hollande «bashing» n’est que le cri spontané et bien naturel du peuple de France face aux souffrances quotidiennes et grandissantes qu’il endure !

Si la fonction présidentielle en souffre, l’actuel locataire de l’Elysée en est le seul et l’unique responsable ! Son niveau de popularité, inversement proportionnel à la courbe du chômage, en est l’illustration flagrante.

L’image de la fonction présidentielle est au niveau ou Hollande et les socialistes l’ont abaissé. C’est un fait !

Les postures de M. Valls et le simulacre de haut-le-cœur des ministres n’y changeront rien ! Reléguer Sarkozy sur un strapontin loin des caméras lors des cérémonies du D-Day non plus… Tout simplement parce que la France coule ! Les français attendent autre chose que de la mesquinerie ou qu’une campagne de communication !

Les français veulent un autre Président, et la dimension présidentielle qui va avec !

N’hésitez plus… Rendez service à la France et aux français… Partez M. Hollande !

Stop à l’intox !

EU FlagQuelle consternation! Non pas à cause du score du FN, mais à cause du grand mouvement d’émoi qui a envahi tous les médias dès hier soir à l’annonce des estimations des résultats de ces élections Européennes. A l’instar de Mélenchon qui s’est livré à une pitoyable conférence de presse où la voix chevrotante il a failli verser une petite larme pour sa patrie perdue (Ici) ; l’ensemble de la classe politique, dans une transe collective incontrôlable, se présente comme la victime d’une vague qui rappelle les heures les plus sombres de l’Europe… Tout ces comédiens, qui n’ont décidément pas peur du ridicule, auraient dû concourir pour une palme à Cannes! Mélenchon aurait peut-être enfin gagné quelque chose, avec un magnifique prix d’interprétation!

Il semble donc plus que nécessaire de remettre les pendules à l’heure!

Que pèse réellement le FN en France? En tenant compte des dernières municipales et du résultat encore provisoire de l’élection d’hier, le FN détient 0,36% des fonctions électives… Y-a-t-il de quoi être horrifié? Est-il nécessaire de courir sans but en agitant les bras au ciel?

Et si l’on rentre un peu plus dans le détail de ce dernier scrutin qui horrifie tant de vierges effarouchées de circonstance, on se rend compte que le vote FN n’a représenté que 10,11% du corps électoral. C’est la forte abstention traditionnelle de ce scrutin qui donne l’illusion que le FN est plus gros qu’il ne l’est réellement avec un score de 24,85% des suffrages exprimés. C’est ça le «soleil noir» qui se lève sur la France et l’Europe? Soyons sérieux!

Tout ça est donc un peu court pour que Marine Le Pen et ses sbires chantent à l’envie et à l’unisson, telle la Castafiore, que le FN est le premier parti de France! Non!?

Cela dit, on peut comprendre que l’héritière de St Cloud soit contente et qu’elle n’en finisse pas de roucouler… La marque FN, propriété exclusive des Le Pen, va se goinfrer encore un peu plus de l’argent public! Un vrai jackpot pour le clan! D’ailleurs, le FN est géré comme une multinationale dont le seul objectif est de faire rentrer le cash… J’en veux pour preuve l’art du slogan du FN qui peut faire pâlir n’importe quelle agence de communication! Le plus gros succès du FN est sans doute le «tous pourris» auquel tant de français adhèrent sans se poser de question. Alors que la réalité, c’est que c’est au FN qu’il y a le plus d’élus condamnés ou mis en examen avec 15,68% (UMP 3,12% & PS 1,94%)! Ces gens nous vendent des merguez en nous faisant croire que c’est des chipolatas! Elle est pas belle l’arnaque? En résumé, le FN c’est juste un juteux business qui repose sur le principe de la grenouille qui veut paraitre plus grosse que le bœuf. Rien de plus, rien de moins!

La conséquence politique européenne de tout cela… De ces 24 députés FN sur 751… Hé bien… RIEN!!!

Tous les gogos qui ont donné leur vote au FN ne verront strictement aucun changement! Il n’est même pas dit que les élus FN puissent constituer un groupe parlementaire, tant les divergences sont fortes au sein du petit monde des nationalistes eurosceptiques! Pour mémoire, Nigel Farage, chef de file des anti-européens britanniques trouve les Le Pen «infréquentables»… Et même si c’était le cas, toute cette clique europhobe ne dispose d’aucune majorité, donc d’aucun pouvoir d’influer sur les orientations européennes qui vont se poursuivre dans une continuité inébranlable!

La conséquence politique française de tout cela… Là aussi… RIEN!!!

Alors, stop à l’intox! Il n’y a pas d’invasion fasciste en France ou en Europe! Les chemise brunes sont bien définitivement enterrées! Ceux qui agitent ces symboles d’un autre temps, sont au fond aussi populistes que ceux qu’ils entendent combattre! Des extrémistes en somme qui se nourrissent l’un l’autre…

En revanche, il y a un message clair à nos gouvernants et aussi à la classe politique dans son ensemble. D’abord par le taux d’abstention et ensuite parce que c’est sur la tranche des moins de 35 ans que le FN fait ses meilleurs scores. On est loin de l’idée préconçue, véhiculée à satiété par les bobos, du retraité aigri et réac! Loin aussi des affirmations du FN qui se veut représenter la classe ouvrière! Rien de tout cela… L’électeur du FN c’est un jeune de moins de 35 ans qui est au chômage… Gloups! C’est nos gosses! Nos chères têtes blondes! Qui après de longues et couteuses études sont sur le carreau! La classe politique ne sait plus parler aux jeunes. A mieux elle les oublie, au pire elle les ignore. Pourtant ce sont eux l’avenir de la France! Cette même France qui ne leur offre aucun avenir! Et le FN profite à bon compte de cette démission de toute la classe politique. Il désigne à ces jeunes, des bouc émissaires et des coupables, leur promettant un lendemain meilleur. Et cela semble suffire à ces jeunes consciences politiques en herbe, influençables de par leur situation.

A gauche comme à droite, tous les ténors n’ont de cesse d’affirmer au fil des scrutins qu’ils ont tiré les enseignements, qu’ils ont compris le message… Comme une vieille rengaine qu’ils voudraient encore crédible!

Le verdict final est pour 2017! Si Hollande ne prend pas conscience (enfin!) que sa politique des années 80 n’est pas adaptée à la situation de la France d’aujourd’hui. Si l’opposition n’est pas en mesure d’offrir un autre spectacle que des combats de coqs. Alors le FN sera au second tour! Certes sans aucune chance de l’emporter… Mais cette fois, le parti qui sera troisième prend le risque de disparaitre du paysage politique…

L’actualité semble bien confirmer que les «stratèges» de Solferino comptent plus sur l’organisation de l’affaiblissement de l’opposition que sur leur réussite politique aux affaires pour espérer jouer le deuxième tour de la prochaine présidentielle avec le FN. En se faisant le bruyant écho des querelles d’égos à l’UMP, en agitant régulièrement et opportunément les affaires supposées de Sarkozy, en organisant le non remboursement des frais de campagne de Sarkozy, en s’émouvant récemment de la bonne gestion du parti d’opposition (un comble!), espérant ainsi s’assurer la perspective d’une primaire sanglante et destructrice à droite. Dans le même temps, j’ai aussi la désagréable sensation qu’au PS et à l’Élisée, tout est fait pour promouvoir le FN et l’extrême droite. Tous les projets dits «sociétaux», à mille lieues des réelles préoccupations économiques et des priorités de la nation, font savamment la une de l’activité gouvernementale pour aiguillonner et cristalliser la nébuleuse à droite de la droite dont le FN se veut la vitrine «propre»… Le mouvement JDC en est la confirmation.

Tout cela sera-t-il suffisant? Pour masquer le record d’impopularité de Hollande, les deux années perdues par Ayrault, la pression fiscale insupportable, l’explosion de la délinquance, les sommets jamais atteints par le chômage, le pouvoir d’achat en chute libre, la mort de l’entrepreneuriat, la dégradation de la note de la France, le niveau du déficit qui ne cesse de grimper… Sans compter les tabous dogmatiques du PS et de la gauche que sont l’immigration et la solidarité envers les illégaux plus forte qu’envers les nationaux! Il y a aussi les affaires, dont le PS n’est pas exempt, avec Cahuzac, Aubry, Guérini, Navarro, Kucheida, Andrieux, l’ombre de DSK…

Le pari est bien risqué! Ça ressemble limite à un «All in» coup de bluff! Attention… L’histoire pourrait bien se répéter… Ou à défaut balbutier de la même manière!all inLa recette anti FN est pourtant ultra simple. Il suffit juste d’être crédible dans l’action politique en ne niant pas les réalités, d’agir vite sur les réelles priorités et d’obtenir des résultats concrets.

Mais comme les coups bas et les raisonnements tordus l’emportent visiblement sur le simple fait de faire le job, le spectre du «21 avril» plane plus que jamais sur 2017… Sauf que cette fois ci, la victime ne se relèvera pas!

A ce moment-là seulement, le FN deviendra un acteur de poids de la politique française, par la simple inconsistance de l’alternative républicaine! En attendant, le FN a juste à attendre tranquillement que le PS et l’UMP continuent leur suicidaire petit jeu d’autistes.

Pour éviter ce scénario, au lieu de courir les plateaux de télévision pour nous vendre une peur qui n’a pour l’heure aucune raison d’être, Messieurs les politiques, sortez-vous enfin les doigts du cul, et mettez-vous au boulot pour justifier vos rentes!

Le vainqueur, c’est l’abstention! Vraiment?!

Après le show médiatique de dimanche dernier, et les analyses toutes plus fumeuses les unes que les autres, le seul vrai gagnant du premier tour des élections municipales semble l’abstention. Un vrai désaveu pour l’ensemble de la classe politique. Comme d’habitude, tous ont trouvé le moyen de faire des résultats qui les concernent un point positif ou une «victoire». C’est la confirmation que les élus, qu’ils soient locaux ou nationaux, sont de moins en moins en phase avec la population.
Quelles conclusions les partis politiques peuvent-ils en tirer? Au-delà du traditionnel «Nous avons entendu le message des français…» clamé par le PS dès l’annonce des tendances, et jamais suivi d’effet, la remise en question du rôle des organisations politiques est plus qu’à l’ordre du jour. Il est temps que les formations réfléchissent au moyen nécessaire de se rapprocher du peuple, de se rapprocher des électeurs.
Nous sortons juste du premier tour d’une élection locale, et bien que la politique désastreuse menée par Hollande transforme ce scrutin en enjeu national, il est un peu tôt pour faire une analyse de ce qu’ont voulu exprimer les français. Attendons donc les chiffres du deuxième tour pour extrapoler. Et comme ce scrutin municipal a un relent de scrutin national, je vous propose de détailler la seule échéance qui donne une température du sentiment des français, ou qui reflète l’évolution des comportements face à la parole politique: l’élection présidentielle.
Pour une question pratique, j’ai regardé les chiffres depuis l’élection de 1965, et je me base sur le nombre d’inscrits sur les listes électorales plutôt que sur les suffrages exprimés pour donner un éclairage plus réaliste aux évolutions.
En premier lieu, on peut constater une évolution importante du nombre de candidats. Même si l’histoire ne se souvient que du vainqueur du deuxième tour, il y a un premier tour, et, force est de constater que la fonction suprême aiguise les appétits. En moyenne, la tendance entre 1965 et 2012 est au doublement du nombre de candidats au premier tour. Avec des spécificités toutes françaises! Nous sommes sans doute le seul pays au monde qui aligne plusieurs candidats d’obédience trotskiste ou communiste révolutionnaire. C’est aussi la foire aux candidats un brin loufoques et farfelus… On entend chanter ici et là que la politique en France souffre de bipolarisation, le nombre de prétendants prouve le contraire. Peut-être serait-il opportun de repenser les conditions pour se présenter à la présidentielle pour éviter la dilution qui découle d’un nombre trop important de candidats. Les économies à en tirer pour l’état serait importantes, d’autant que pour certains, il apparait clair que la candidature n’est qu’un business ou une tribune! Ce phénomène est aussi vrai pour les élections municipales, surtout dans les communes de plus de 10000 habitants.
CandidatsAutre évolution, celle du nombre d’inscrits. Avec un bond faramineux pour l’élection de 1981, où le nombre d’inscrits à littéralement bondit de 18,95% avec près de 5,8 millions de cartes d’électeur en plus! Intriguée, j’ai vite fait le rapprochement avec les prémices de ce qui deviendra SOS racisme. La presse de l’époque relate clairement le racolage électoraliste auprès des populations française originaires d’Afrique du nord ou d’Afrique noire pour leur vendre l’avenir meilleur du candidat Mitterrand. C’est à cette époque, que le racisme commence à être instrumentalisé de façon industrielle à des fins politiciennes. Sans cette instrumentalisation très discutable, Mitterrand n’aurait sans doute pas remporté l’élection. Les socialistes montreront d’ailleurs lors d’élections suivantes toute leur imagination pour focaliser l’opinion sur des sujets fantômes afin de détourner l’attention des réels problèmes. Dès les années 80 et la mise en œuvre de la proportionnelle pour les législatives, les socialistes ont fait monter le FN pour diluer la représentation de la droite. Le racisme ainsi que la montée supposée des thèses fascistes sont des thèmes récurrents utilisés par les socialistes pour capter un électorat d’origine étrangère grandissant. Au risque d’exacerber les communautarismes. Mais la stratégie électoraliste du PS ne s’en soucie pas, alors que la gauche porte directement la responsabilité des conséquences dramatiques qui s’imposent à nous quotidiennement. La dernière stratégie discutable, qui est venue s’associer aux autres, est la haine. Les français ont été consciencieusement dressé à hair un homme, Nicolas Sarkozy. Tels des pionniers du far West, ils ont succombé, trop nombreux, au sordide plaisir du lynchage. Les yeux exorbités, la bave aux lèvres, la rage pour seule pensée, ils ont suivi un PS meneur dépourvu d’idée ou de programme. Comme si flinguer un bouc émissaire pouvait résoudre les problèmes! D’ailleurs, les résultats sont là…
Le nombre de voix que le candidat élu recueille est aussi en hausse. Mais cette hausse est bien timide par rapport à la hausse constante du nombre d’inscrits. Ainsi, mis à part Chirac qui a bénéficié d’un score de dictateur en raison de la présence du FN au deuxième tour en 2002, aucun Président n’a séduit plus de 45,67% des inscrits. C’était de Gaulle en 1965! La lanterne rouge du classement est pour Hollande qui a été élu par 39,08% des inscrits, avec cette particularité qu’il est aussi le seul à engranger moins de voix que son prédécesseur malgré l’augmentation du nombre d’inscrits?! Pour mémoire, Sarkozy a fait 42,68%, Mitterrand 43,76% et Giscard 43,78%.
Bien que la présidentielle soit le scrutin ou traditionnellement l’abstention est la plus faible, on peut quand même constater qu’elle est systématiquement en hausse depuis Giscard. Seul Sarkozy l’a légèrement fait baisser en 2007. L’élection de Hollande a vu une importante reprise à la hausse. Signe du destin, c’est la politique de son Gouvernement, qui se voit sanctionnée aujourd’hui par une abstention record dimanche dernier. Un peu comme si Hollande devait payer la note de ses mensonges et de ses promesses économiques dont aucune n’a été tenue. Pire, le chômage bat chaque mois le record du mois précédent, la pression fiscale est à son comble pour les particuliers et les entreprises, le déficit continu de se creuser de manière inquiétante, les emplois aidés lancés dès le début du quinquennat arrivent à terme et vont faire exploser encore plus le chômage, la précarité et la misère vont s’installer durablement car Hollande va connaitre ses premiers chômeurs en fin de droits, explosant par là même les comptes de la solidarité nationale. Si l’on ajoute à ça que le fameux pacte de responsabilité annoncé de façon tonitruante en janvier n’en est toujours qu’au stade de l’embryon, tant son efficacité supposée est critiquée de toutes parts!
A la vue des premiers résultats, il semble que les abstentionnistes soient plutôt marqués à gauche. Reste à savoir le pourquoi de cette abstention. On peut aisément supposer qu’ils refusent de voter à droite par orgueil et fierté déplacée. Oubliant que cette manière de montrer tous leurs espoirs déçus à l’égard du PS par l’abstention, fait mécaniquement monter la visibilité du FN. Je dis bien la visibilité, mais pas le poids! Autre singularité, les votes blancs ou nuls. On peut voir que leur nombre est relativement stable. A se demander s’il était vraiment nécessaire de modifier la Loi pour compter les votes blancs comme un «choix»?! D’autant que ce chiffre sera toujours exclu des suffrages exprimés pour le calcul des scores électoraux. Réponse lors des élections européennes, puisque la Loi entre en vigueur le 1er avril prochain. Je pense qu’au mieux, il y aura un transfert de l’abstention vers le vote blanc, ce qui confirmera et quantifiera le climat de défiance vis-à-vis de l’action politique. Plus probablement, personne ne trouvera utile de se déplacer pour rien, et il n’y aura aucun changement. Après tout, cette Loi n’est-elle pas qu’un remerciement du PS au fidèle Gaccio, fer de lance de cet ergotage inutile?
Le FN se targue régulièrement sur les plateaux de représenter entre 20 et 25% des électeurs?! C’est une grossière duperie! Un mensonge! Les chiffres montrent clairement que le FN a connu son plus gros score en 2012, en séduisant 13,94% des inscrits. On peut aussi constater qu’il n’y a pas d’envolée du nombre de sympathisants, puisque les chiffres sont plutôt stables à chaque élection. Seul Sarkozy a réussi à faire baisser le vote FN en 2007. Pour accréditer ce point, on voit clairement que les tendances linéaires du nombre d’inscrits et du nombre de votants FN s’écartent. Donc, n’en déplaise aux chantres du FN, l’explosion du vote FN est un mythe! Et il en sera de même pour les municipales. Même si les chiffres du premier tour peuvent apparaitre en frontal comme importants, ce sont les résultats de dimanche prochain qui donneront le vrai poids local du FN! Certes, le FN a remporté de justesse une mairie dès le premier tour. Mais je doute que le nombre total de mairies FN au second tour dépasse les cinq! Ce qui nous ramènera juste quelques années en arrière, où le FN avait déjà conquis des communes. Pour mémoire, puisque les français semblent la perdre vite, toutes les villes qui ont été dirigées par le FN ont été épinglées pour leur très mauvaise gestion, quand ça n’a pas été les élus eux même qui ont été poursuivis et condamnés! Les pauvres villes qui seront dimanche prochain sous la coupe du FN le découvriront bien assez vite! La patronne du mouvement elle-même, ne souhaiterait pas obtenir un nombre important de mairies, car elle sait très bien qu’elle ne dispose pas de candidats expérimentés ou formés. D’ailleurs, les seules villes ou le FN a une chance, sont celles où les hauts cadres du parti sont présents. Je vous renvoie à un article précédent pour plus de détails sur l’imposture du FN… Cette grenouille qui aime à se faire passer pour plus grosse que le bœuf! (voir ici)
Reste à savoir quel sera le taux d’abstention de dimanche prochain. Gageons que celui-ci baissera un peu, mais restera toujours très élevé, entre 25 et 30%… Surtout après l’annonce des chiffres catastrophiques du chômage pour février! Les spéculations quotidiennes sur l’imminence d’un remaniement et le ballet des ambitions ministérielles agacent aussi les français au plus haut point et ne sont pas un signal de la prise en considération des souffrances de la population.
Seul exception, à mon sens, les villes où le FN est présent au second tour. Les électeurs de gauche se sentent la mission de faire barrage au FN! Bien que cette tendance du ridicule concept de «front républicain» ait montré clairement son usure lors de scrutins partiels récents… A n’en pas douter, le premier parti de France, c’est le parti de l’abstention! Et rien ne montre que les choses soient en passe d’évoluer.
La seule conclusion qui s’impose à tout ça, c’est que pour que les français retrouvent le chemin des urnes, il faudrait que l’action politique soit plus en phase avec la réalité, et que les élus qui apparaissent comme des profiteurs cessent de tondre la population! Si encore les choses s’amélioraient pour le pays… Mais elles empirent chaque jour! Cette pilule amère n’est pas prête de passer! Et puis, pour agir, il faut une majorité! Et Hollande n’en dispose pas… Sa majorité n’est que virtuelle! (voir ici)
La seule voie viable pour sortir la France et les français de la situation catastrophique où ils sont, ce serait une dissolution! Pour qu’enfin une majorité réelle prenne les choses en main! Mais Normal 1er est trop mou et trop pleutre pour cela… Il préfèrera regarder le bateau France couler par orgueil…
Que la route va être longue et douloureuse jusqu’en 2017!
En attendant, pour ma part, j’irai voter, encore et toujours, car je refuse de me laisser abattre par la sinistrose ambiante… C’est aux français de se ressaisir, au lieu d’attendre bêtement une becquée toute pleine de promesses de lendemains meilleurs, de rêves enchantés et de changements qui ne viendront jamais!

Aux Urnes Citoyens!

Ce que je veux dire aux Français

Aujourd’hui, il me semble important de porter à la connaissance de tous, le texte que Nicolas Sarkozy à fait paraitre suite aux attaques incessantes dont il est la cible…

Ces comportements d’un État PS aux abois, cette haine, cette folie mettent en avant que Hollande et l’appareil d’État ne servent pas la France, mais qu’ils s’en servent à des fins politiciennes, sectaires et électoralistes. Rappelant ainsi les pratiques de sinistre mémoire des pays qui ont embrassé la sinistre cause collectiviste qui les a tous conduit à la ruine!

La démocratie est en danger, la République est en danger, les français sont en danger!

Peut importe que Nicolas Sarkozy revienne ou non en politique. Peut importe la peur panique que cette hypothèse peut générer chez Hollande et sa majorité improbable.

L’ensemble des français, qu’elle que soit sa sensibilité politique, doit prendre la mesure de la grave menace qui pèse sur tous. Car aujourd’hui, en France, le chef de l’État semble abuser de son pouvoir et des moyens mis à sa disposition pour mener une vendetta, pour asservir la justice et le peu de liberté dont elle pouvait encore se targuer, pour dicter les contenus éditoriaux d’une presse sous perfusion d’aides publiques, pour étouffer et décrédibiliser toute forme de contestation à une idéologie politique qui s’est avérée mortifère partout où elle a sévit, pour instaurer ni plus ni moins qu’une dictature!

Et pendant que les intellectuels et philosophes autoproclamés débattent de façon stérile et ridicule, le sujet de la Liberté, fièrement inscrit aux frontons, est bafoué sans vergogne, aux yeux impuissants d’un peuple qui souffre! Hollande et l’État PS font passer le tant décrié Poutine pour un enfant de cœur!

Combien de temps leur faudra-t-il pour exiger que leurs opposants portent un signe? Demain les rafles?

J’ai mal à la France! J’ai peur! Mais je me battrai pour sauver l’idéal français!

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Ce que je veux dire aux Français.

J’ai longuement hésité avant de prendre la parole. D’abord parce que je sais qu’il existe des sujets prioritaires pour nos compatriotes, à commencer par l’explosion du chômage. Ensuite, parce que, depuis deux ans, je me suis tenu à la décision de silence et de retrait que j’avais annoncée au soir du second tour de l’élection présidentielle de 2012. Contrairement à ce qui s’écrit quotidiennement, je n’éprouve nul désir de m’impliquer aujourd’hui dans la vie politique de notre pays. Je ne suis animé par aucune velléité de revanche et ne ressens nulle amertume à l’endroit des Français qui m’ont fait l’immense honneur de me confier, durant cinq ans, les rênes de notre pays. J’ai par ailleurs trop conscience des peines, des souffrances et des inquiétudes qu’endurent chaque jour tant de nos compatriotes pour ne pas mesurer la chance qui m’a si souvent accompagné tout au long de ma vie. Cette réalité mêlée à mon tempérament fait qu’aussi loin que je m’en souvienne je n’ai jamais aimé me plaindre. À 59 ans, il est sans doute trop tard pour changer. En tout cas, sur ce point…

Et pourtant, je crois qu’il est aujourd’hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c’est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent. Si je le fais par le moyen de l’écrit et non celui de l’image, c’est parce que je veux susciter la réflexion et non l’émotion.

Qui aurait pu imaginer que, dans la France de 2014, le droit au respect de la vie privée serait bafoué par des écoutes téléphoniques? Le droit au secret des conversations entre un avocat et son client volontairement ignoré? La proportionnalité de la réponse pénale, au regard de la qualité des faits supposés, violée? La présomption d’innocence désacralisée? La calomnie érigée en méthode de gouvernement? La justice de la République instrumentalisée par des fuites opportunément manipulées?

Que chacun réfléchisse à ce bref inventaire car demain il pourra, à son tour, être concerné. C’est de moi qu’il s’agit aujourd’hui. Je ne suis pas une victime. Je peux me défendre. Je peux en appeler au bon sens des Français, de gauche comme de droite. Tous n’auront pas et n’ont pas cette chance.

Ancien président de la République, je suis devenu un citoyen comme les autres. C’est la règle démocratique. Qui d’ailleurs pourrait prétendre que je l’ai, si peu que cela soit, enfreinte? En vingt mois, j’ai subi quatre perquisitions qui ont mobilisé trois juges et quatorze policiers. J’ai été interrogé durant vingt-trois heures parce que l’on me suspectait d’avoir profité de la faiblesse d’une vieille dame! Des milliers d’articles rédigés à charge ont été publiés. Sur le sujet, que reste-t-il de cette boue complaisamment répandue? Rien, si ce n’est une décision de non-lieu après que toutes les investigations possibles ont été engagées. J’ai eu envie de crier: «Tout cela pour cela.» Mais je n’ai rien dit au nom du devoir que me créent les responsabilités qui furent les miennes. J’ai tout accepté, confiant dans la justice et surtout dans la vérité.

Et que dire de la prétendue affaire Karachi où, après des années d’enquête, les magistrats ont fini par découvrir que je n’y avais, au final, assumé aucune responsabilité. Là aussi, cela n’a pas empêché des centaines d’articles à charge.

Puis l’on s’est aperçu que j’avais été le seul de tous les candidats à avoir dépassé, durant la campagne présidentielle de 2012, les montants de dépenses autorisés! De ce fait, je fus reconnu fautif d’un dépassement de 2,1 %. La sanction fut, pour la première fois dans l’histoire de la République, la suppression de 100 % des financements publics. Le 9 juillet 2013, il nous a fallu rembourser 11,3 millions d’euros, dont j’étais caution à titre personnel. Grâce aux soutiens de 137.000 Français et à la mobilisation de ma famille politique, ce fut réalisé en deux mois. Comment leur dire mon immense reconnaissance? Cette fois encore, je n’ai rien dit. J’ai tout accepté.

Sans l’ombre d’une preuve et contre toute évidence, me voici accusé d’avoir fait financer ma campagne de 2007 par M. Kadhafi. On a parlé d’un virement de 50 millions d’euros! Un détail… Après des mois d’enquête, des dizaines de commissions rogatoires, la justice n’a trouvé ni virement, ni banque de départ, ni banque d’arrivée. Toute l’accusation repose sur les témoignages «crédibles» du fils de M. Kadhafi et de son entourage, sans doute une référence morale, et de celui de M. Takieddine, dont on connaît aujourd’hui le passif judiciaire.

J’ai déposé plainte contre Mediapart pour faux et usage de faux à la suite de la publication d’un faux grossier. Ma plainte a paru suffisamment crédible pour que ses dirigeants soient placés par la justice sous statut de témoin assisté.

Le simple bon sens devrait amener à considérer que la guerre que nous avons conduite en Libye a duré dix mois. Durant cette période, si M. Kadhafi avait eu le moindre document à utiliser contre moi, pourquoi ne l’a-t-il pas fait, alors même que j’étais le chef de la coalition contre lui?

Or voici que j’apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois. Les policiers n’ignorent donc rien de mes conversations intimes avec ma femme, mes enfants, mes proches. Les juges entendent les discussions que j’ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L’ensemble fait l’objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires!

Ajoutant l’illégalité à l’illégalité, on n’hésite pas à publier des extraits tronqués et mensongers de ces mêmes enregistrements. Qui a donné ces documents alors même qu’aucun avocat n’a accès à la procédure? Les seuls détenteurs en sont les juges ou les policiers… Sont-ils au-dessus des lois sur le secret de l’instruction?

On me met sur écoute en septembre 2013 pour des faits supposés de corruption qui auraient été commis en 2007! On le fait, non parce que l’on dispose d’indices, mais parce que l’on espère en trouver. Aujourd’hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu’elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. Il ne s’agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l’endroit de ses opposants. Il s’agit de la France.

Suis-je en droit de m’interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations? Je sais, la ministre de la Justice n’était pas au courant, malgré tous les rapports qu’elle a demandés et reçus. Le ministre de l’Intérieur n’était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation. De qui se moque-t-on? On pourrait en rire s’il ne s’agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l’homme a bien changé…

Heureusement, des milliers d’avocats, quelles que soient leurs sensibilités, ont décidé que trop, c’était trop. Avec le bâtonnier à leur tête, ils veulent faire entendre cette vérité qu’un avocat dans l’exercice de ses fonctions doit être protégé de la même manière qu’un journaliste. Dans la République, on n’écoute pas les journalistes, pas davantage que les avocats dans l’exercice de leurs fonctions!

Mais cela n’est pas tout. Mon propre avocat se trouve accusé d’avoir abusé de son influence auprès de notre juridiction suprême. Cette fois, fini de rire, car c’est à pleurer d’indignation. Son «crime»: être l’ami depuis trente ans d’un avocat général à la Cour de cassation, un des plus fameux juristes de France, à qui il a demandé des avis sur la meilleure stratégie de défense pour son client. Le problème, c’est que le client, c’est moi. Alors «le conseil» devient un «trafic d’influence» supposé. Peu importe que ce magistrat ne puisse exercer la moindre influence sur une chambre criminelle dans laquelle il ne siège pas. Détail, encore, que le gouvernement monégasque ait solennellement déclaré qu’il n’y avait jamais eu la moindre intervention. Dérisoire, le fait que le poste, auquel ce magistrat postulait pour après sa retraite, ait été pourvu un mois avant qu’il ait pensé à en signaler l’existence à mon avocat.

Tout ceci ne résiste pas à l’évidence. Eh bien, cela n’a pas empêché trois juges et vingt policiers de multiplier les perquisitions aux domiciles et au bureau de mon avocat, quatorze heures durant! Après avoir démonté sa machine à laver et exigé, qu’au moment de sa douche, à 6 h 30 du matin, il laissât la porte ouverte. La juge en charge est repartie avec ses téléphones. Dois-je considérer comme une anecdote le fait que cette magistrate soit membre du Syndicat de la magistrature? Ce syndicat désormais célèbre pour avoir affiché dans ses locaux le tristement fameux «mur des cons», où j’occupe une place de choix! Dois-je considérer qu’il s’agit d’un exercice serein et impartial de la justice? Augmenterai-je la gravité de mon cas en informant mes lecteurs que l’un des juges qui enquêtent sur le prétendu financement Kadhafi est celui-là même qui a signé, en juin 2012, l’appel des quatre-vingt-deux juges d’instruction, dont le ciblage de ma personne et de ma politique est transparent? Au moins dois-je être tranquillisé sur la clarté des opinions politiques d’un magistrat dont le devoir est pourtant d’enquêter à charge et à décharge. Pour la charge, je crois que l’on peut être confiant, mais pour la décharge… Quel justiciable voudrait connaître une situation semblable?

Et pourtant, envers et contre tout, je garde confiance dans l’institution judiciaire, dans l’impartialité de l’immense majorité des juges, dans la capacité de la justice à ne pas se laisser instrumentaliser.

Mon propos n’est pas de me plaindre. Je ne demande à personne de s’apitoyer sur mon sort. Ce texte est un appel à la conscience, aux convictions, aux principes de tous ceux qui croient en la République.

Aux Français qui n’ont pas voté pour moi, je demande d’oublier mon cas personnel et de penser à la République et à la France. Au nom de leurs propres convictions, peuvent-ils accepter ces violations répétées de nos principes les plus chers?

À ceux qui me sont attachés, je veux dire que je n’ai jamais trahi leur confiance. J’accepte tous les combats à condition qu’ils soient loyaux. Je refuse que la vie politique française ne fasse place qu’aux coups tordus et aux manipulations grossières.

Je veux affirmer que je n’ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais que je ne peux accepter d’être en dessous de celles-ci.
Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu’ils soient assurés que la meilleure façon de l’éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement… au fond, comme un citoyen «normal »!
Nicolas Sarkozy

20 mars 2014