FillonGate : Quel choix après le lynchage?

Une semaine après mon précédent article qui dénonçait la traque médiatique envers Fillon, le lynchage à redoublé d’intensité! Nous avons même eu droit hier, sur une chaîne du service public, à un montage à charge, sous couvert d’investigation, qui n’apporte rien de nouveau à part, à grand renfort de populisme crasse, de renforcer l’opportun soupçon et le dégoût de la politique en général!

Fort logiquement, sous cette pression savamment orchestrée, la position du candidat désigné par la primaire de la droite et du centre se dégrade de jour en jour… Tant et si bien qu’il est de plus en plus question de le remplacer! Même si j’espère me tromper, ce n’est vraisemblablement plus qu’une question de jours ou de semaines avant que les lyncheurs n’aient finalement la peau de Fillon et le la droite républicaine en prime, puisque n’importe quel remplaçant n’aura aucune légitimité!

Les mêmes médias, acteurs de la mise à mort de Fillon, qui se sont trompés sur tout, le brexit, Fillon, Trump, Hamon… s’empressent déjà de nous vendre le prétentieux enfant prodigue Macron comme la seule alternative logique! Un peu comme si ils faisaient tout pour avoir raison au moins une fois et casser cette image de pathétique « madame Irma » qui leur colle à la peau à juste titre!

Normalement, toute personne dotée de suffisamment de neurones fait un choix en fonction d’éléments factuels! En l’occurrence, le choix du futur président, devrait se faire sur le programme avancé et avec pour seule motivation l’intérêt du pays hors de toute autre considération, d’autant plus quand le pays est au bord du précipice!

Mais nous sommes en France, et rien n’est normal, même si l’actuel locataire de l’Elysée a voulu un temps nous faire croire le contraire! L’histoire a montré que les français choisissent leurs élus comme ils choisissent leur lessive! Ils se moque du programme ou de l’avenir du pays. Ils vont, comme des veaux, apporter leurs voix à celui qui aura eu la promesse la plus généreuse, qui aura la plus belle gueule, qui serait le gendre, ou l’amant idéal!

À ce jeu, Macron mérite un Oscar! Voilà un type qui est ultra favori, qui est soutenu par de plus en plus de sommités de tous horizons et… qui n’a aucun programme?! Sans cesse repoussé, le fameux programme est maintenant promis pour le mois de mars prochain et n’est déjà plus un programme mais la vague notion abstraite d’un « contrat présidentiel »! Et pour cause… Comment bâtir un programme sur du vide? Les « marcheurs » du mouvement administrent des questionnaires sur le terrain pour prendre la température de l’opinion. Ensuite, ces données sont traitées et analysées pour alimenter le candidat en grandes idées maîtresses… Sauf qu’il n’y a aucune idée, aucune vision, aucune solution, mais juste la cynique réalité qui consiste à reprendre ce que la majorité souhaite entendre sans blesser personne! On notera avec amusement que les industriels utilisent la même méthode pour trouver les éléments de langage des publicités qui vanteront leurs produits. Macron, de fait, ne considère pas les français comme des électeurs potentiels, mais comme de vulgaires consommateurs de boîtes de raviolis! Pour finir d’éclairer sur le bonhomme, est-il nécessaire de rappeler qu’il a été l’artisan du programme économique de Hollande et qu’à ce titre il est comptable de l’explosion du chômage, de la misère, des impôts… Celui qui n’a jamais été élu nulle part (même s’il a déclaré récemment ne pas avoir de collaborateur dans « sa » circonscription, oups!) et qui se présente comme un candidat hors système, en est en fait le pur produit! Voter pour Macron équivaut à donner un deuxième mandat à Hollande… Tel père tel fils! Personne n’a d’ailleurs de mal à imaginer Hollande se réjouir de la percée de sa création, et de se délecter de l’éclatement d’un Parti Socialiste qui l’a lâché, dont une grande partie va rejoindre les rangs de son poulain! Au royaume de la combine politicienne, des coups bas et de la vengeance froide, les chiens ne font pas des chats! Ne comptez donc pas sur moi pour rejoindre les rangs des ménagères usées, des femmes délaissées ou paumées qui fantasment, dans une pulsion de cougar, de se taper le « beau gosse » de cinq à sept! Mes motivations sont autres…

Vient ensuite le cas Hamon! Sa désignation lors des primaires dites citoyennes à eu le mérite de confirmer que le PS est profondément divisé et qu’il ne peut plus en l’état prétendre à jouer seul un rôle de premier plan sur la scène politique française! Même si une part de l’engouement pour Hamon est en bonne partie le fait d’un rejet de Valls, son programme et notamment son idée de revenu universel ne sont pas inintéressants, tout du moins sur le plan philosophique. Car s’il est vrai que le travail est en raréfaction, que le phénomène va s’amplifier, et qu’il faudra de ce fait revoir l’assiette de financement de notre protection sociale, ses solutions ne sont pas abouties et dénotent globalement d’une forme d’amateurisme béat propre à l’ADN de la gauche! Hé oui! La dure réalité s’impose toujours et Hamon devra bien admettre que l’argent ne pousse pas sur les arbres, que la dette a ses limites et que l’économie mondialisée a des règles qu’on ne peut pas ignorer, sauf à vouloir tuer le peu de compétitivité qui reste à la France! S’il ne veut pas être le cinquième homme du premier tour de l’élection présidentielle, Hamon va devoir faire des compromis sur son programme et s’y emploie d’ailleurs d’arrache-pied! Le ralliement de Jadot, désigné par la primaire EELV, lui semble presque acquis puisque celui-ci semble en grande difficulté pour réunir les parrainages nécessaires. Mais le morceau de choix que Hamon aimerait bien voir se rallier à lui, c’est Mélenchon et les communistes qui sont derrière lui! On assiste en ce moment à un savoureux jeu de séduction dans le registre du « je t’aime, moi non plus » entre Hamon et Mélenchon et à des déclarations d’amour enflammées au nom de l’unité de la gauche aux électeurs de l’un ou de l’autre. Si il est impossible de savoir lequel des deux va gagner le combat de coqs, une certitude s’impose: Le maigre espoir pour la gauche dite radicale de jouer un meilleur rôle que celui du troisième couteau au premier tour de l’élection présidentielle les oblige à une union qui ne doit pas tarder! À suivre…

Continuons avec Le Pen… Tous s’accordent à lui voir remporter la première place lors du premier tour de l’élection présidentielle! Selon les différents scénarios possibles du second tour, elle est même régulièrement désignée vainqueur… Comme Macron, c’est une championne d’une forme de populisme, douée pour dire aux gens ce qu’ils veulent entendre, plutôt que ce qui serait réellement utile au pays. On ne peut néanmoins pas lui retirer le succès de l’entreprise de dédiabolisation du FN, dont les scores grandissants de sa formation politique lors de tous les derniers scrutins sont la criante illustration, même si il ne faut pas écarter dans l’explication de cette réussite l’échec patent des partis traditionnels raillés sous le sobriquet d’UMPS! A tord, le FN est classé à l’extrême droite. Car à y regarder d’un peu plus près, le programme de Le Pen, notamment économique, est une copie des revendications d’extrême gauche dont elle partage aussi une europhobie assumée! Seul le sujet de l’immigration démarque Le Pen de Mélenchon! Les deux partagent d’ailleurs les mêmes méthodes, et souvent le même électorat ouvrier / populaire qui paie le plus cher les conséquences désastreuses des politiques menées durant les deux derniers quinquennats. Le programme de Le Pen (comme celui de Mélenchon) ne leur offrira aucune solution mais uniquement des régressions et au final la dégradation de leur condition! Mais bon… Il semblerait que certains enfants aient besoin de mettre les doigts dans la prise pour comprendre tout le mal que cela fait!

Il y a aussi la vingtaine de candidats déclarés, dont on ne sait pas encore si ils obtiendront tous leurs parrainages. Les énumérer m’apparaît aussi fastidieux qu’inutile! Tous étant crédités d’un score ridicule au premier tour, on peut juste s’interroger sur leur motivation profonde! Certains aiment s’écouter parler, malgré des logorrhées assommantes et vides de sens, certains ne sont là que pour faire reluire leur ego et accéder (encore) au fameux quart d’heure de célébrité, certains sont des nostalgiques inconsolables d’un passé révolu et n’ont que de Gaulle à la bouche, certains sont purement intéressés et utilisent l’élection pour remplir les caisses de leur micro parti dont ils vivent, certains assouvissent une vengeance personnelle par une présence nuisible à un autre, certains font du chantage à un candidat mieux placé pour négocier une investiture ou un poste, et certains tout cela à la fois! Ils couvrent le champs de l’extrême-gauche à l’extrême-droite et ont tous en commun de n’avoir aucun programme, aucune ambition pour la France et de n’être ce qu’il faut bien appeler que des parasites!

Reste Fillon, qui pour l’heure est toujours dans la course… Parti de loin lors de la primaire de la droite et du centre, il s’est finalement imposé sans équivoque possible face à Juppé, le candidat désigné des médias depuis plus d’un an et face à Sarkozy dont les aficionados n’ont pas ménagé leurs efforts pour flinguer tout le monde! Mais le résultat est là! Lors d’un processus démocratique de désignation ouvert qui a rencontré un succès historique inégalé, par sa pugnacité, et avec un programme ambitieux en en adéquation avec la situation du pays, Fillon a gagné sa place et montré sa détermination! Même si certains points de son programme me semblent un brin excessifs, trop rapides, et n’avoir que peu de chances de voir le jour, globalement, le projet est réaliste, ficelé et totalement en phase avec le besoin de réformes structurelles nécessaires à la France! Après, je peux concevoir que tout le monde n’adhère pas, le débat d’idées ne me fait pas peur et est même aussi sain que nécessaire pour faire avancer la politique. En revanche je refuse de réduire la politique à une joute de « père la morale » qui éluderait en bafouant la présomption d’innocence l’essence même du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle!

Contrairement aux médias, je n’enfile pas l’habit du délateur, ni celui du procureur, ni celui du juge, ni celui du lyncheur que l’ont voudrait faire porter à tous les français! Je ne préjuge pas de la culpabilité ou de l’innocence de Fillon! C’est à la justice de faire sont travail, et uniquement à elle! Il serait quand même suicidaire de nous passer du seul candidat ayant un programme sensé capable de redresser et de rassembler le pays! Et puis il y a eu un précédent avec Chirac. Si la justice, après une enquête sérieuse, devait finalement condamner Fillon après un ou deux mandats, rien ne l’empêchera de le faire! Car la question essentielle que l’on doit aujourd’hui se poser n’est pas de croire ou non dans la culpabilité de Fillon, mais de désigner celui qui a la stature et le programme pour sortir la France de l’ornière!

Alors viendra l’heure du choix… Et ce jour là, si Fillon n’est pas là, si il a été contraint de renoncer par tous ceux qui veulent sa peau à droite comme à gauche, mon vote n’ira pas au remplaçant qui sera désigné pour le remplacer car il n’aura aucune légitimité et que ce serait une trahison envers les millions de français qui ont participé à la primaire de droite! Je ne m’abstiendrai pas non plus, car ce serait laisser le champ libre à ceux qui ont orchestré l’odieuse campagne de calomnie qui occupe à plein temps les médias complices!

En pleine conscience, si l’option Fillon m’est volée, et bien qu’elle me répugne au plus haut point, je voterai Le Pen!

Ce choix assumé aura plusieurs avantages et finalement que peu de conséquences!

Premièrement, ce choix punira les opposants politiques qui faute de candidat crédible ou de programme auront voulu manipuler l’élection présidentielle!

Deuxièmement, ce choix punira les « amis » de façade qui auront vilement profité et participé au lynchage pour assouvir de vieilles rancœurs!

Troisièmement, ce choix punira les médias, qui se veulent des faiseurs de rois alors qu’ils ne sont que des blablateurs qui se seront encore trompés!

Et quatrièmement, rien de bien grave, ce choix remplacera un clown à l’Elysée par un autre clown, par le pire d’entre eux! Aucun risque, pas plus que pour Trump aux EU, les institutions sont bien faites… Fraîchement élue, Le Pen n’aura pas de majorité à l’assemblée et sera d’entrée contrainte à une forme de cohabitation inédite en plus de la difficulté à constituer un gouvernement tant les cadres compétents manquent au FN, les mesures emblématiques prônées seront logiquement frappées d’anticonstitutionnalité ou réduites à peau de chagrin, son ambition de sortir de l’Euro n’aura pas le temps de voir le jour… En résumé, Le Pen présidente ne sera qu’un pantin incapable d’agir et nous laissera, si elle va au bout de son mandat, après un immobilisme forcé, une France dans le même état que l’aura laissé Hollande!

Ne laissez pas le Gepetto de l’Elysée vous imposer sa marionette! Ne laissez plus les médias complices choisir votre bulletin de vote! C’est votre seul moyen d’expression à l’endroit de nos « élites »! Et si comme moi vous envisagez d’exprimer votre colère si Fillon est exclu… Dites le haut et fort dès maintenant, cela est respectable et sera d’autant plus respecté!

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Charlie Hebdo : Et après?

Le tragique évènement qui a secoué la France et ému une grande partie du monde a déjà une semaine. Après l’émoi spontané et l’émoi instrumentalisé par toute la classe politique, vient le temps de la réponse.

Valls, dans un vibrant discours à l’Assemblée nationale a listé un certain nombre de mesures en réaction au terrible attentat contre Charlie Hebdo. Selon lui, cela mettra la France au niveau dans la lutte contre la menace grandissante du terrorisme islamiste. Qu’en est-il réellement?
Avec un minimum de recul, on constate aisément que l’arsenal qualifié d’exceptionnel n’est en fait qu’un service minimum qui aurait déjà du être mis en œuvre depuis longtemps! Il ne s’agit donc en rien d’une réponse forte en adéquation avec la situation actuelle, mais le banal projet d’adoption de mesures qui tombaient déjà sous le sens sans la moindre menace. Autant dire que nous sommes très loin du compte!
Tout cela à cause de ce foutu angélisme qui a la peau dure! Il suffit de voir un certain nombre de voix au sein de la majorité dite plurielle qui s’élèvent déjà pour dénoncer le risque liberticide. L’attitude de Taubira aujourd’hui est aussi révélatrice que son silence la semaine dernière. On la sent contrainte, car le bon sens imposé par le drame va dans la direction diamétralement opposée à l’idéologie profondément communautariste qui l’anime. La « justice », d’habitude si longue, condamne donc lourdement en moins d’une semaine les errements de quelques décérébrés qui ont fait l’apologie du terrorisme ou qui se sont laissé aller à des propos haineux envers certaines communautés dans des amalgames infondés. Dans le même temps, un terroriste patenté comme Carlos aura mis près de 40 ans à être jugé!
Il y a de toute évidence un réflexe sécuritaire justifié, souhaité par la majorité de la population et quelques politiques, et en opposition farouche une monté en puissance du fameux dogme du « vivre ensemble » qui se conjugue à toutes les sauces, surtout celle de la stigmatisation supposée dans un émoi victimaire. Ce qui est profondément stupide et crétin! Car ce que l’on présente comme des visions opposées, sont en fait indissociables pour qui veut bien réfléchir un tant soit peu. Il ne peut y avoir d’espace commun sans règle commune et garantie de sécurité. Il est une évidence, dans un monde de plus en plus mondialisé et rapetissé par les technologies, que nous devons tous vivre ensemble, malgré nos différences identitaires, culturelles, sociales, religieuses… Par delà même nos symboliques frontières. Cela n’implique pas pour autant d’être contraint de vivre avec des cinglés! Le plus ironique, c’est que ce sont ceux qui se font les chantres d’un « vivre ensemble » inconditionnel, qui sont aussi les déclencheurs de la monté des communautarismes et de leurs dérives parfois terroristes. L’illustration est criante quand on voit le nombre d’associations d’inutilité publique et autres telles que SOS Racisme, la LICRA, la LDH, le MRAP, le CRAN, les ANTIFA… Toutes enfermées dans une pathétique vision communautariste de leur mission, alors qu’un seul organisme serait suffisant, avec une vision juste universaliste. Ne nous étonnons donc pas de l’absence de résultat, et même de l’aggravation de la situation par une concurrence exacerbée qui pousse toutes ces officines politiques à instrumentaliser à outrance le moindre fait divers de leur communauté, concourant ainsi à l’instauration d’un délétère climat propice au repli sur soi et à l’intolérance. Un peu comme pour mieux asseoir leur juteux fonds de commerce.
La première mesure à prendre serait donc de s’attaquer au mal à sa racine. Car si le « vivre ensemble » est l’objectif, il n’est pas acceptable de s’évertuer à trouver des excuses ou d’adapter l’environnement sociétal et législatif en fonction de la couleur de peau, de l’origine ethnique ou de la pratique religieuse. La démocratie, la République Française et la laïcité constituent un moule dont la taille n’a pas vocation à être modifiée par d’opportunistes idéologues. Ou on rentre dans le moule, ou on n’y rentre pas, ou on refuse d’y renter! Et peu importe les raisons invoquées ou les cris à la « discrimination », la règle doit rester intangible. Les musulmans qui ont une lecture dévoyée et fondamentaliste des écritures, les juifs qui choisissent de s’enfermer dans la victimologie outrancière de leurs pires radicaux et la poignée de catholiques intégristes nostalgiques des croisades et de la toute puissance passée de l’église devront bien finir par s’y résoudre. Partant de là, la menace intérieure de ces minorités extrêmes devient plus aisément identifiable, mesurable et facile à combattre.
Concernant les foyers de terrorisme qui fleurissent un peu partout et qui constituent la menace extérieure qui s’importe sur notre sol, le traitement semble là aussi inadapté, ou pour le moins bien tiède. Il ne sert à rien de décréter des interventions militaires si aucune n’est menée à son terme! Et c’est malheureusement ce que la France et ses alliés ont systématiquement fait. Imaginez qu’il y a 70 ans le débarquement se soit arrêté après la reprise du bocage Normand et que tout le monde soit rentré chez lui… C’est ce que nous avons fait et nous apprêtons sans doute à faire de nouveau. La communauté internationale a renforcé et parfois même créé les conditions de l’explosion de la menace terroriste car elle n’a pas su se donner les moyens d’aller au bout des choses et de l’action. La principale raison est là aussi l’angélisme du politiquement correct qui gangrène les sociétés occidentales et toutes les sociétés au seuil critique de leur maturité. La deuxième raison est économique. Et oui! La vie et la sécurité ont un prix clairement fixé, aussi hallucinant que cela puisse paraître. Pourtant, si il y a un domaine ou il ne faudrait pas compter, c’est bien celui-là! Pour une fois que les français ne se serreraient pas la ceinture pour rien! Et pourquoi ne pas nous attaquer directement à l’économie du terrorisme? Le terrorisme, plus que quiconque a besoin d’argent, pour recruter, pour s’armer, pour agir… Le pétrole et la drogue sont deux de ses principales sources de financement. Bien sur, les pétroliers qui ont pignon sur rue ne font pas commerce avec les terroristes, mais avec des courtiers et autres intermédiaires en cascades, ce qui revient strictement au même. Combien d’entre vous qui ont fait le plein de la voiture pour venir manifester à la marche républicaine savent qu’ils ont indirectement financé l’attentat meurtrier contre Charlie Hebdo? Alors, qu’attendons-nous pour appliquer un contrôle strict de la provenance des énergies fossiles? Qu’attendons-nous pour détruire les champs de pavot pourtant si facilement identifiables via nos satellites? Dans le même esprit, un contrôle accru des banques aiderait à identifier les flux suspects et à geler puis s’approprier les avoirs du terrorisme international. Allons plus loin encore. Alors que la Russie est mise sous embargo pour des raisons plus que discutables et éminemment politiques, qu’attendons-nous pour décréter le même type d’embargo envers toutes les nations qui ne jouent pas le jeu de la nécessaire coopération dans l’éradication du terrorisme et de ses causes? Qu’attendons-nous enfin pour imposer aux multinationales du web l’identification réelle et la certification des comptes créés, ainsi qu’une coopération sans réserve dans la surveillance des contenus? Et si après tout cela la traque doit finalement se poursuivre au sol, les opérations n’en seront que grandement facilitées face à un ennemi privé de ses ressources et de ses moyens.
Car ne nous y trompons pas. Dans « éradication du terrorisme », le mot éradication ne peut pas se contenter d’un vulgaire saupoudrage comme c’est le cas actuellement de tout le monde occidental et de la France en particulier. Agiter des symboles ou des principes ne règlera strictement rien. Pas plus que le recrutement d’Imams pour les prisons, que quelques militaires temporairement devant les écoles et les lieux de culte ou que l’augmentation des fonctionnaires ne changeront la donne. Cinq millions de personnes dans les rues ou un tirage de Charlie Hebdo à cinq millions d’exemplaires pour affirmer des valeurs ne sont que des symboles qui doivent impérativement trouver une traduction. La lutte contre le terrorisme nécessite du réel et du concret! En l’absence de cette volonté de traduire les grands discours en actes, qui devrait pourtant présider à l’action politique et à la coopération internationale, d’autres drames sont inéluctables.

Unité… Mon cul!

C’est un énorme sentiment de dégout qui m’anime aujourd’hui. Après le grand élan spontané, populaire et immédiat qui a vu le jour après l’attentat barbare et meurtrier contre Charlie Hebdo, les vautours ont vite repris la main!

Les politiques d’abord. Les cadavres ne sont pas encore froids, que les partis de tous bords, par le truchement de tout ce qu’ils drainent de ténors inutiles, courent les plateaux de télévision et les émissions de radio pour tenter de récupérer coute que coute le mouvement. De l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par l’exécutif, personne ne manque à l’appel. Même les syndicats et autres associations d’inutilité publique s’invitent au festin. Les moyens sont inversement proportionnels à leur décrépitude commune. Voilà que ressort des cartons la fameuse unité nationale… La belle idée, comme un pétard mouillé, fait long feu avant même d’avoir poussé son premier cri. Tous s’écharpent sur qui doit faire parti ou non de l’opportuniste union, oubliant au passage le sens littéral des mots! Car au fond, la seule chose qui intéresse vraiment ces charognards, c’est d’être au premier rang d’un grand défilé en agitant le drapeau de leur chapelle espérant la plus grosse part de la médiatique reconnaissance de paternité.

Tout ce que touchent les politiques devient sale!

Les médias ensuite. Dans un indécent tourbillon d’images, les chacals ne font pas de quartier. La trop belle opportunité de faire plus d’audience ou de sortir de l’ornière ne doit surtout pas être ratée. Tout d’un coup, les quatre caricaturistes deviennent des amis intimes de tous les journalistes de France et de Navarre. Les autres victimes et les blessés encore entre la vie et la mort, on s’en fout… Ce n’est pas vendeur. C’est à qui mieux mieux étalera son émoi, ou proposera ses locaux, son imprimeur, son personnel, sa mère… Surtout pas de retenue. Il faut être le premier à agiter en direct et en exclusivité les proches larmoyants, la tribu des philosophes experts en monologues creux… Chaque seconde de la traque est filmée et livrée en pâture à la masse lobotomisée. A tel point que si un type du RAID venait à se gratter le cul, les chaines d’info en continu tourneraient en boucle sur l’évènement! Pendant ce temps, le compteur de la publicité s’affole, car tout se monétise. Hé! Les gars! La mort de vos amis va vous rapporter combien? On vit comment de faire son beurre sur leurs dépouilles fumantes?

Tout ce que touchent les médias devient sale!

Les moutons emboitent le pas. Simple anonyme, partisan, militant ou juste emporté par le flot, chacun revendique haut et fort le droit à crier son émotion. Twitter et Facebook croulent de messages, de commentaires et de slogans. Sous le poids de la normalitude qui s’impose, tout le monde devient Charlie. Et l’hebdomadaire découvre qu’il avait soixante millions d’abonnés sans le savoir! La sincère spontanéité des premières heures a laissé le pas à l’instrumentalisation généralisée au fur et à mesure que le mouvement a grandi. L’idéologie sordide reprend ses droits. Le quidam moyen redevient un bras armé, de la vulgaire chaire à canon au service de son clan. La guerre de tranchées est déclarée sur tous les réseaux sociaux, soigneusement attisée par les politiques et les médias. On s’accuse, on s’invective… Comme si personne ne voulait vraiment tirer d’enseignement, seulement quarante huit heures après la tragédie. Quelle hypocrisie! Quelle ironie!

Tout ce que touche l’idéologie devient sale!

Je me suis rendue place de la République le soir du drame pour partager un moment fort de recueillement. Là, des gens de tous horizons, de tous genres, de toutes couleurs, de toutes tendances et de toutes religions y étaient sincèrement et réellement unis. La France n’avait pas vu cela depuis si longtemps. C’était beau et rare, mais c’est malheureusement terminé! Car dimanche prochain ne sera que le grand défilé des faux culs, des hypocrites, des profiteurs et des vils rapaces… Il n’est même pas exclu que cette manifestation tourne mal. Parce qu’elle a été décrétée et qu’elle rassemblera les plus fanatisés des militants de tous les partis politiques. Sans compter que les ultras des extrêmes gauche et droite tenteront de s’inviter pour en découdre. Alors, votre unité, que vous la vouliez nationale, républicaine ou je ne sais quoi, elle me fait bien rire! A n’en pas douter, Charlie aurait livré de croustillantes caricatures de toute cette smala qui s’agite frénétiquement sans réel but, autre qu’un court instant d’opportuniste gloriole médiatique. J’imagine même un dessin, façon Charlie, exhibant des enturbannés hilares faisant un ball-trap sur cette farandole de crétins!

Implacable, l’actualité rattrape mon humour et mon sarcasme… Le ball-trap est en cours porte de Vincennes.

Vote de confiance?

Il faut bien se rendre à l’évidence de l’inutilité totale du fameux vote de confiance. Un argument de plus pour les tenants d’une nouvelle constitution… Et qui pourrait leur donner tort?

Le vote de confiance, encore plus quand il est demandé par l’exécutif, n’est aujourd’hui qu’un simulacre de démocratie. En effet, on demande ni plus ni moins à des députés de mettre leur job dans la balance! Voter pour, c’est s’assurer de maintenir sa sinécure. Voter contre, c’est prendre le risque d’une dissolution et de ne pas être réélu. Je ne parle pas de ceux qui votent blanc, car c’est le summum de l’hypocrisie, une façon de marquer sa « différence » sans prendre le moindre risque! Le dessin de Charlie Hebdo m’a autant fait rire qu’il a pointé avec justesse l’imposture des frondeurs, qui restent malgré tout des moutons du socialisme!

Dans ce contexte où la gamelle passera toujours avant les convictions de façade, une véritable confiance ne peut être accordée que par le peuple, et non par les rentiers du système politique!

Il est amusant de ressortir des cartons les propos de Hollande lui-même, dans un ouvrage de 2006, où il vantait et promettait un exercice de vérification démocratique à mi-mandat et assurait d’en tirer toutes les conséquences… Mais ça c’était avant! Aujourd’hui, l’exécutif s’accroche au pouvoir comme une moule s’accroche au rocher, au prétexte unique du choix des français en 2012. Une façon cynique de dire à la majorité des français déçus et désespérés: « Tu as signé… Tu vas en chier… Jusqu’au bout »!

Une seule chose est sûre: Si c’était les français qui avaient voté la confiance, comme ce devrait logiquement être le cas, Valls et son équipe de bras cassés seraient au chômage à l’heure qu’il est! Et si Hollande était un homme de parole, il partirait sans délai!

Au lieu de cela, au mépris des sondages, au mépris du peuple, toute cette clique va continuer à saborder la France, « légitimée » par ce qui n’est que la confiance de l’entre-soi… Les « sans-dents » attendront 2017!

Merci pour ce moment…

Le livre de Valerie Trierweiler a fait, et fait encore, couler beaucoup d’encre. Il faut dire que l’ouvrage vient perturber la traditionnelle rentrée littéraire en s’imposant d’entrée comme un succès, ce qui semble agacer pas mal de monde. Et pour cause, cet OVNI à fait voler en éclats le rituel parcours balisé du monde de l’édition et des poids lourds imposés. Comme ces sapins au fort parfum douteux qui s’accrochent au rétroviseur, cette sortie a « rafraîchit » ce qui commençait à sentir un peu le moisi à force d’habitude sclérosante.


Déjà, pour parler d’un livre, il faut l’avoir lu! Force est de constater que les détracteurs, comme souvent, sont ceux qui n’ont pas ouvert l’ouvrage, et qui se bornent à une posture moraliste ou idéologique pour mieux nier l’essentiel.
Faisons donc un petit tour de cette smala véhémente mais peu écoutée au regard du nombre d’exemplaires déjà écoulés…
Qu’il soit en vue ou non, le chantre du socialisme pluriel, à la baguette, prend la pause de la vierge effarouchée! Tous les arguments hors sujet sont soigneusement distillés dans un concert d’éléments de langage vraisemblablement élaborés par des communicants dévoués. Tout d’abord, la sacrosainte vie privée qui serait honteusement déballée?! Hilarant de la part d’individus qui n’ont de cesse de trouver par n’importe quel moyen l’occasion de s’exposer, comme une forme d’addiction compulsive. Les mêmes qui organisent avec la presse des séances photo avec toute leur famille, voudraient soudainement que soit posée une chape de plomb sur tout ce qui serait extérieur à leur activité politique. De là à les soupçonner de vouloir contrôler tout type de contenu éditorial, il n’y a qu’un pas! Un peu comme si la censure revenait en catimini sous le masque de prétextes fallacieux. Quand on est un personnage public, drogué par son image et sa notoriété, la notion de vie privée est forcément différente que pour le quidam moyen. D’autant quand ces mêmes icônes jouent à l’envi de la morale, du respect, de l’honneur… Le nier est une imposture intellectuelle! Mais l’imposture intellectuelle n’est elle pas au cœur du jeu politique?
Ensuite, c’est la fonction présidentielle qui serait mise à mal?! L’argument est à pleurer de rire… L’actuel locataire de l’Elysée se débrouille fort bien tout seul pour flinguer l’image de la fonction. Depuis le début de son quinquennat, sa garde robe qui semble inexorablement rétrécir donne régulièrement lieu à de savoureux clichés qui font le bonheur des réseaux sociaux. Aussi, plus empoté tu meurs! Toujours à contre courant, perdu ou dans des situations qui ont de quoi rendre fou de jalousie les scénaristes de films burlesques à qui il enlève le pain de la bouche. Et l’éloquence! Un introverti timide et frustré s’en sortirait mieux face aux micros. Bégaiement, trous, lapsus, la langue qui fourche sont quotidiens. Sans oublier les bons mots, qui donnent une saveur de café du commerce à la parole présidentielle. Alors non, n’importe quel livre ou article n’y changera rien, car le Président est un Bidochon digne de la célèbre BD.


L’assassinat politique est aussi brandit?! Là, on touche le fond! Voudrait on nous faire croire que ce livre est responsable des résultats désastreux d’une politique éculée? Gare à vous Madame Trierweiler! À cause de vous, la meilleure politique économique du monde est sabordée! J’espère que vous avez les épaules larges… Car la croissance, le déficit, le chômage, la misère… C’est de la faute de votre sinistre bouquin! Le plus sinistre étant sans doute qu’il y a des demeurés pour être sensibles à l’argument!
Dans l’opposition, les avis sont partagés. Il y a ceux qui reprennent peu ou prou la rhétorique de leurs collègues de la majorité, dans une solidarité corporatiste sans faille, ceux qui se saisissent de l’opportunité de trouver un nouvel angle d’attaque faute d’être en mesure de se positionner sur le terrain des idées, et ceux qui sont bizarrement muets, pétrifiés à l’idée que leurs exploits pour l’instant secrets soient demain aussi exposés.
Les gros machos ne sont pas en reste! Ce livre est forcément un torche cul dans leurs têtes de petits mâles frustrés qui ne savent plus trouver de rôle à leurs couilles dans une société qui évolue plus vite que leur esprit. Alors, peu importe le contenu ou la motivation, c’est l’auteur qui est attaqué, juste parce que c’est une femme! Ces caricatures rétrogrades sont tellement affolées à l’idée qu’une femme puisse être indépendante et leur égal… À leurs yeux, ce livre symbolise la somme de toute les peurs et sonne la fin d’une domination qui n’est pourtant plus qu’un mirage depuis longtemps. Si demain une femme Présidente devait se retrouver ciblée par un compagnon blessé, gageons que tous ces crétins misogynes prendraient la défense de l’étalon. Un con reste un con!


Nos amis libraires, parfois par militantisme, souvent par bête moutonnerie, ont aussi fait entendre leur voix. A grand renfort d’affichettes, les commerçants dénoncent le caractère du livre. Il préféreraient vendre du Balzac! Merci pour ce moment, est un style littéraire qui a connu des précédents qu’il serait farfelu de vouloir opposer à d’autres styles. Mais peu importe, c’est leur honneur de dealer de culture écrite qui est bafoué. Pour peu, ils feraient des tas avec l’ouvrage et y mettraient le feu… Cette image en rappelle d’autres de sinistre mémoire! Sauf que la réalité à rattrapé l’hypocrisie de la posture! Quelques médias plus scrupuleux que d’autres ont vite découvert que ces quelques braillards de circonstance étaient plus en colère d’être en rupture de stock ou de ne pas encore avoir été livrés… En revanche, tous ceux qui ont su anticiper le succès, Amazon en tête, n’ont pas de problème! Ce sont donc des libraires pas si professionnels que ça, qui voudraient masquer leur absence de vision derrière une dimension de critique et de conseil défendant une certaine idée de l’édition?! Ce cynisme montre à quel point ils se sont trompés de voie… Le monde de la politique leur siérait bien mieux!
Enfin, les journalistes, éditorialistes et commentateurs en tous genres ne pouvaient pas passer à côté du buzz qui s’est imposé à eux, malgré eux. La réaction a naturellement été à la hauteur de l’embrigadement politique de chacun. Il y a aussi une dimension comique dans les heures d’émissions ou les kilomètres de colonnes qui ont abreuvé la France entière des jours durant… Ce livre souligne avec force, non pas par son contenu mais juste parce qu’il existe, l’incompétence patente de toute une profession! Si tout cet aréopage avait fait son travail, tout ce qui y est révélé serait connu de tous depuis longtemps! C’est malheureusement ce qui arrive quand l’information est confiée à des attachés de presse, il n’y a plus d’information!
Je suis personnellement loin de partager l’ancrage à gauche revendiqué par Valérie Trierweiler. Ça ne mérite peut être pas 20€, il n’y aura certainement pas de prix Nobel à la clé… Néanmoins, je considère que son livre a le mérite de renseigner sur les politiques en général et un homme en particulier. N’est-ce pas au fond le premier des français qui s’est lui-même exposé par son imprudence adolescente et qui a dévoilé ses propres travers par sa gestion publique désastreuse de ses nombreuses crises conjugales? Quoi qu’en pensent tous les détracteurs, ce retour de bâton est aussi mérité que légitime! Après tout, on ne récolte que ce que l’on sème. Et cela vaut pour les deux principaux protagonistes.

La course aux primaires!

Bon nombre de ténors de l’UMP ont déjà affirmé vouloir relever le défi des primaires. Certains n’étant que le bras armé d’un autre « champion », histoire d’occuper le terrain médiatique. D’autres, plus sincères, courent la France pour améliorer leur notoriété et tenter de se faire une place au sein de l’écurie réputée crédible imposée par la presse et les chroniqueurs en panne d’inspiration. Parmi ces « poids lourds », Alain Juppé s’est fendu d’un long billet sur son blog pour expliquer au final qu’il est candidat aux fameuses primaires… Démarche un brin étonnante s’il en est?! En effet, le vieux routard qui aura 72 ans en 2017, avait promis qu’il ne s’intéressait plus qu’à sa bonne ville de Bordeaux dont il a récupéré la mairie au retour de son exil canadien suite à ses déboires judiciaires qui ont conduit à son inéligibilité. Aussi, il fait parti du triumvirat autoproclammé qui avait dès les premiers instants du putsch, promis d’avoir pour seule priorité l’assainissement du parti ainsi que l’organisation d’un congrès destiné à désigner un leader à même de souder le mouvement. Le pilier de la chiraquie n’aura donc pas tardé à faire l’inverse de ce qu’il déclarait la main sur le cœur il y peu?! Est-il malgré tout « le » sauveur qui saura défendre les valeurs de la droite en 2017? Bien qu’en apparence moins pédant et arrogant qu’à ses débuts, ses casseroles judiciaires et son âge ne plaident pas en sa faveur… Et s’il on prend le soin de lire ce que serait l’ébauche de sa vision politique pour la France, ont se rend bien vite compte que Juppé ne fait ni plus ni moins que du Chirac! Et ce dont la France n’a surtout pas besoin dans sa situation actuelle, c’est de retomber dans l’immobilisme d’il y a dix ans! Illustration de ce néfaste retour en arrière, l’opportuniste Bayrou, qui si l’on lit entre les lignes, officialise son soutien à Juppé! Comme si l’heure était à se partager un gâteau, dont les ingrédients nécessaires à la préparation ne sont pas encore réunis?! Le manque de tempo est à la hauteur de l’inadéquation au besoin, dans une incohérence cynique…
D’autres commentateurs voient dans cette démarche de la pure stratégie pour couper l’herbe sous le pied de Sarkozy?! Ha! Encore le spectre de Sarkozy! S’il ne fait aucun doute que l’ancien président, toujours adulé par une écrasante majorité de militants, pourrait aisément reprendre en mains l’UMP et vraisemblablement remporter des primaires qu’il voudrait pourtant éviter, est-il pour autant celui dont il faut attendre le salut? Il faudra bien que les militants de l’UMP et les sympathisants de droite se rendent à l’évidence que non! Et le plus tôt sera le mieux! Peu importe qu’il soit blanc comme neige… Les nombreuses affaires en cours dans lesquelles il est pointé, ainsi que les conditions de financement de son élection en 2007 sont des handicaps majeurs qu’il n’est pas possible de nier. Ou alors, il faudrait que toutes les affaires soient soldées en 2015 et que l’homme soit blanchit de tous les soupçons et accusations qui planent sur lui?! Autant se remettre à croire au Père Noël! La justice jouera le jeu du Parti Socialiste, dont l’intérêt est de faire traîner les affaires en longueur pour mieux les instrumentaliser en campagne électorale! Au regard de l’enseignement de la campagne de 2012, ce sera une véritable curée! Dans ses conditions, Sarkozy, même s’il est capable de personnifier le redressement du parti et de devenir un candidat légitimement désigné, le déchaînement médiatique qui s’abattra immanquablement sur lui, sans compter les coups tordus de ses « amis », ne lui garantiront même pas une place au second tour de l’élection présidentielle! Cette douloureuse prise de conscience est nécessaire aux militants de l’UMP s’ils espèrent conserver une chance de virer Hollande. Leur choix devra donc se porter sur un autre poulain. Et pas sur Fillon! L’ancien premier ministre de Sarkozy traine aussi bon nombre de casseroles, notamment sa guerre outrancière avec Copé qui est pour partie responsable de la déliquescence de l’UMP… Guerre qui ne tardera pas à refaire opportunément surface avec de nouvelles révélations fracassantes en guise de règlement de compte politique et personnel. Aussi, son look de croque-mort ne séduit pas grand monde si l’on en croit les sondages. Pas plus que ses efforts seront vains pour se dédouaner du bilan Sarkozy, car ne lui en déplaise, c’est aussi son bilan personnel! Quel que soit son supposé talent, toute cette vieille garde de l’UMP et ses méthodes, qui symbolise la fin d’une époque et surtout ce que les militants ne veulent plus voir, n’a aucune légitimité à briguer la direction du mouvement ou une candidature en 2017!
N’oublions pas, qu’alors que la France souffre et s’enfonce un peu plus chaque jour, victime du dogmatisme de la vision politique éculée des socialistes, l’opposition que l’UMP est sensée porter, ne donne au quotidien que le triste spectacle de coups bas dans d’interminables combats de coqs! Triste illustration de cette situation, aucun des ténors du parti ne souhaite une cohabitation, et l’opportunité de revenir aux affaires! Et pour cause… Trop occupés à s’entredéchirer, les hommes providentiels autoproclammés en ont oublié de construire l’opposition et un programme d’alternance! Démonstration, s’il en est besoin, que cette clique est plus sensible à son ambition personnelle qu’au sort de la France et des Français!
Comme d’habitude, c’est l’opportuniste patronne du FN qui tire la couverture à elle. Même si elle n’est pas plus prête à gouverner qu’un vinaigre pourrait passer pour un grand cru, elle occupe le terrain médiatique et distille dans les esprit qu’elle représente la seule voie, puisque tous les autres ont déjà jeté l’éponge! Un peu ironique?! Non?
Alors revenons aux faits. La fracture entre l’exécutif et le PS est grandissante. Le premier est à un plus bas historique de confiance, et le second plus divisé que jamais. La notion de majorité n’est plus qu’une chimère déchaînée. Dans ce contexte, personne n’est en mesure de dire si une dissolution se profile, ni même si Hollande pourra terminer son mandat! Toute opposition crédible sauterait sur l’occasion pour précipiter les choses… Mais non! Les éléphants de l’UMP s’accrochent avec désespoir à l’idée que le calendrier électoral est inéluctablement figé, comme pour mieux le faire coïncider avec leur absence totale d’anticipation ou de motivation à combattre!
Au plus fort de la crise de l’UMP, j’écrivais déjà que le parti se devait d’être prêt et en ordre de bataille dès la rentrée pour retrouver sa place d’unique opposition légitime! Au lieu de cela, le message estival envoyé aux militants et sympathisants, est une immense cacophonie d’ambitions exacerbées, en total décalage avec l’actualité et la situation politique du pays!
Je me souviens de mon mémoire de fin d’études, ou était mis en avant l’idée que juste bien faire les choses est totalement insuffisant, et qu’il convient surtout de bien les faire au bon moment!
Cette course effrénée vers des primaires, à une date totalement hypothétique, avec un parti moribond… Non seulement ça n’est pas le bon moment, mais c’est sans doute la pire façon de faire!
Gageons, puisque l’avertissement des européennes et municipales n’a pas éveillé les consciences, que les scrutins à venir, quelles que soient leurs dates, vont laisser les fesses rouges pour longtemps aux Machiavel de bazar qui courent seuls sans but!

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Le grand bal des faux culs…

Le conflit israélo-palestinien est la star de l’été 2014. Des manifestations sont organisées, tantôt interdites, tantôt autorisées, pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de pleurer les malheurs de la guerre ou de prendre ouvertement parti pour la cause palestinienne. Les médias égrènent chaque jour le décompte macabre avec des images chocs et un émoi disproportionné qui fait leur fonds de commerce depuis l’ultra médiatisation de notre société. Les politiques ou militants d’extrême gauche ont clairement affiché leur soutien aux palestiniens, relayant de façon aussi zélée qu’aveugle, la seule communication du Hamas qui a décidé de jouer la carte de la victimisation à outrance. Ce choix n’a rien d’étonnant, il est conforme à l’idéologie et aux intentions de tout cet aréopage opportuniste. Bien que l’objectivité de leur engagement soit plus que douteuse et détestable, au moins ils ont fait un choix, eux ! Pour ce qui est du reste de la classe politique, du PS au FN, tout ce que la république connait d’élus d’habitude si prompts à courir les plateaux de télévision, s’est réfugié dans un concert de déclarations plates et vides de sens, enfonçant toutes les portes ouvertes qui se présentent. Ainsi, l’appel à la Paix est devenu le refrain de l’été ! Pas question de prendre parti ou d’essayer d’expliquer quoi que ce soit… Politiquement trop dangereux ! Dénoncer le carnage à Gaza équivaut à se placer sur le même rang que le NPA et à justifier le terrorisme ! Pointer les exactions des extrémistes islamistes du Hamas serait perçu comme un soutien à Israël, ce qui n’est pas « tendance » et risquerait de mettre le feu aux banlieues… Électoralisme et nombrilisme oblige! Alors prenons nous tous la main, dansons et chantons la Paix au grand bal des faux culs !

Il y a quand même quelques fausses notes dans ce gigantesque concert qui restera dans les annales comme le plus grand succès des festivals de cet été.

Les nigérianes enlevées par le groupe terroriste islamiste Boko Haram permettent à la gauche gouvernementale de faire ses petites sorties médiatiques loin du vacarme de Gaza. Emmenée par l’ex première compagne, la révolte contre cet acte ignoble tente de séduire son public… Mais la mayonnaise ne prend pas ! Et pour cause… Le dogme du « vivre ensemble » a trouvé bon de qualifier le groupe extrémiste de « secte » ?! La peur schizophrénique de stigmatiser les ronge autant que l’idéologie l’interdit ! Ce sont pourtant exactement les mêmes fanatiques islamistes qu’au Moyen-Orient… Cette dissonance ne blesse aucune oreille, surtout pas celles des militants socialistes qui portent fièrement leur pancarte #BringBackOurGirls, et qui peuvent ainsi donner le spectacle de leur émoi sans heurter personne. Au bal des faux culs de gauche, on chante la Paix bien sûr, mais aussi « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » !

Les Chrétiens d’Orient sont quant à eux devenus les chouchous de la droite qualifiée de républicaine. Un peu comme l’aubaine de l’été, qui permet enfin aux élus de l’opposition de chanter aussi leur ritournelle. Là aussi, dans une communication et une communion bien huilées, on défend le Chrétien de Mossoul en Irak, sans jamais nommer clairement son bourreau, ou alors pas trop fort. En tout cas, on ne parle surtout pas de l’obscurantisme islamique qui dépouille les Chrétiens et détruit le patrimoine historique mondial, mais uniquement d’une ridicule et utopique réponse fraternelle ! Les tenants du Califat Islamique sont pourtant les mêmes radicaux islamiques qu’à Gaza… La faute d’accord qui plombe la partition ne choque pas les mélomanes de l’opposition qui affiche fièrement son catholicisme béat et décomplexé dans une explosion d’émoi qui n’engage rien ni personne, au-delà d’avoir fait connaitre aux français le symbole « ن » à arborer en toutes circonstances. Au bal des faux culs de droite, on chante la fraternité bien sûr, mais aussi « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » !

Fidèle à elle-même, la prêtresse en bleu marine, après trois semaines de conflit, daigne enfin se fendre d’une tasse d’eau tiède en expliquant à ses brebis perdues que la position du Front est la neutralité, et de reprendre ses poncifs populistes éculés sur l’immigration et le communautarisme au service de sa fringale immodérée pour le juteux business politique. Plus Suisse qu’un Suisse, elle met clairement en exergue son incapacité à choisir. Cette même incapacité au choix qui a conduit Hollande sur le trône ! L’histoire se répète… Au bal des faux culs d’extrême droite, on reste assis !

Du côté de l’exécutif, la danse vire au tragicomique. Au Mali la France s’engage dans une lutte légitime contre le terrorisme islamique, mais fait des mêmes fondamentalistes de Gaza des interlocuteurs reconnus pour trouver le chemin de la Paix. Grands écarts et déhanchements dont personne ne semble s’offusquer ?! Un coup j’interdis, un coup j’autorise. Un coup je dis qu’Israël est fondé à se défendre, un coup je souligne la disproportion des forces. Deux pas en avant et deux pas en arrière ! Cette sinistre chorégraphie qui symbolise l’immobilisme et qui tant sur le plan diplomatique qu’économique fait couler lentement la France. Au bal des faux culs du pouvoir, on danse sur tout et surtout avec tout le monde !

Mais ne blâmons pas que ces pauvres français ! La communauté internationale est aussi de la fête. États-Unis en tête, l’ONU et l’UE brandissent la Paix sans se soucier des causes. Tous font des chèques pour se donner bonne conscience. Ainsi, Israël a le droit de se défendre mais est prié de le faire gentiment. L’autorité palestinienne est inondée d’aides qui pleuvent de toutes parts, sans aucun contrôle, et qui contribuent à armer les terroristes islamiques. Peu importe l’incohérence ou le prix ! La tranquillité « chez nous » est achetée ! Tout l’art de la chose consistant à prendre le sujet à bras le corps, tout en s’évertuant à ne surtout pas peser pour l’un ou pour l’autre. Et tant pis si la conséquence de cette politique insensée conduit à faire d’un islamo-mafio-terroriste patenté un Prix Nobel de la Paix ! C’est devenu une cynique course effrénée, ou le grand gagnant sera l’instigateur d’une improbable et illusoire poignée de mains ultra médiatisée. Et ainsi de suite… Au bal des faux culs du monde, on ne chante pas Monsieur ! On ne danse pas Monsieur ! On paye !

Combien de temps les œillères resteront-elles à la modes ? Combien de temps faudra-t-il à l’Occident pour ouvrir les yeux sur la menace terroriste islamique grandissante et les désordres mondiaux qui en découlent ? Les faits sont pourtant là ! Les attentats qui frappent de façon récurrentes l’occident sont autant d’avertissements… L’obscurantisme, la haine, la violence sont les mamelles d’un Islam conquérant qui ne cesse de s’étendre, plongeant des pays entiers dans le moyen âge, les transformant aussitôt en base arrière de la prochaine conquête. La Palestine est la vitrine de cette menace, autant qu’elle détourne l’attention. Les Juifs ne sont qu’un bouc émissaire opportun, comme le rappelait il y a peu un intellectuel algérien dans les colonnes du journal Le Monde « Il faut être franc. Israël a parfois bon dos ! Depuis 1948, s’il n’existait pas, les régimes arabes l’auraient inventé pour justifier la faillite de ce monde qui, de Rabat à Bagdad, n’est qu’un vaste goulag avec les mosquées pour miradors et les barbus à la place des kapos ».  Aucun continent n’est épargné, mais la cécité de circonstance nous semble confortable. Un peu comme une gangrène, le mal s’étend un peu plus chaque jour… Mais le médecin ignore les symptômes et distribue de l’aspirine, sans compter, se targuant de sa générosité désintéressée avant de courir ailleurs panser des jambes de bois ! Devant nos télévisions, nous regardons ces guerres de loin. Mais sont-elles si loin que cela ? Je crains que notre attentisme empreint d’angélisme ne nous coûte très cher, très vite… N’ayons pas peur d’admettre que nous sommes en guerre ! Appelez la comme vous le souhaitez ! Que ce soit guerre de civilisation, de religion, ou de ce que vous voulez… Tant que le temps perdu à philosopher sur la terminologie et la désignation de l’ennemi ne nous empêche pas de voir la réalité en face ! Nous sommes en guerre ! L’ennemi est même déjà en nos murs. Insidieusement, ses revendications vont crescendo. Jusqu’au jour où il ne demandera plus mais imposera ! Comme partout où l’Islam est devenu l’état, presque en douceur ! Peut-être est-il temps de couper le sifflet à l’orchestre du grand bal des faux culs ! Non !? Avant que le terrorisme islamiste ne le fasse lui-même pour nous jouer une toute autre musique… La musique de l’enterrement de nos cultures, de nos valeurs, de nos croyances, de nos libertés… Inch Allah !?

Cette courte vidéo de Wafa Sultan illustrera mon propos.