«Padamalgam», la pilule dure à avaler!

Sans conteste, c’est le «mot» le plus prononcé en cette période d’émoi instrumentalisé que certains prolongent le plus possible dans un engagement totalement désintéressé. Le «padamalgam» est devenu le leitmotiv de toute la cohorte des simplets qui s’engouffrent dans l’idéologie de l’excuse. Déjà oublié le «Je Suis Charlie»! Ou pour le moins déjà très nuancé… Hier, la liberté d’expression était inconditionnelle. Aujourd’hui, elle est accompagnée de réserves. Et voilà que l’on nous explique qu’en France, on peut tout dire, que c’est un droit fondamental, mais qu’il convient de faire attention à ne pas blesser quiconque?! En clair, tout un chacun est sommé de s’automédiquer une autocensure bon ton!

Il faut dire que le déchainement de contestations dans tout le monde musulman a bien aidé nos chantres de la liberté d’hier à retourner leurs vestes. Apeurés qu’ils sont d’être soupçonnés d’islamophobie… Ridicule! Ridicule et dangereux! Dangereux pour les fondements mêmes de la République! Car l’autocensure engendrée par cette peur panique de sortir de la normalitude imposée est un acte de soumission. C’est un renoncement clair à nos valeurs.

Il convient de clarifier un point essentiel. Contrairement à ce que les crétins de SOS Racisme et toute la gauche plurielle, adeptes du dogme du vivre ensemble, martèlent sans fin, l’islamophobie, ça n’est ni bien et surtout ni mal! Vouloir à tout prix associer l’islamophobie au racisme et à la xénophobie est soit un acte profondément malhonnête, soit la démonstration de la méconnaissance totale de la langue française et du sens des mots… Je penche personnellement pour une malhonnêteté profondément islamophile.

Voilà ce qu’écrivait déjà le HCI dans son rapport de 2005 : « Le Haut Conseil à l’Intégration rappelle unanimement qu’en République, la critique de la religion comme de toutes les convictions est libre, qu’elle est constitutionnellement garantie et qu’elle fait partie de la liberté d’opinion et d’expression. Elle ne saurait être assimilée à du racisme ou de la xénophobie que les membres du Haut Comité à l’Intégration réprouvent et combattent activement. La pratique de la religion étant libre, l’islamophobie, c’est-à-dire la peur ou la détestation de la religion islamique ne relève pas du racisme. Le Haut Comité à L’Intégration, rapport annuel 2005. »

Depuis, la mission du HCI a été dévoyée, et il est devenu une sorte de gardien de la laïcité sous la pression des mêmes malhonnêtes. Le principe de laïcité a été fallacieusement détourné pour en faire une arme de destruction massive des valeurs, de la culture et de l’identité qui constituent l’héritage historique de la France, au service de la croisade islamophile.

Donc, dix ans après ce premier rapport de la HCI, l’intégration est un échec encore plus patent que tous s’accordent à souligner à droite comme à gauche. Dans le même temps, la République n’a eu de cesse de rogner ses principes pour faire des concessions à des revendications communautaires, tout en stigmatisant et en gommant le patrimoine génétique de la France en parallèle. Fruits de décennies d’une politique insensée et d’une lente soumission de fait, la République doit malgré tout faire face aujourd’hui au terrorisme sur son sol. Et aussi hilarant que cela puisse paraitre, la seule réponse politique apportée est le «padamalgam»?!

Les musulmans de France ne sont en rien les victimes que l’on veut nous faire croire! Les seules victimes sont ceux qui ont été lâchement assassinés pour venger le Prophète d’un supposé blasphème! Les soudaines déclarations d’amour de la communauté musulmane à la France n’y changeront rien. Toutes leurs contorsions pour afficher leur désir d’appartenance à l’utopique unité nationale aboutit invariablement au besoin de reconnaissance d’un droit revendiqué et exigé à la différence… Le cœur de l’échec de l’intégration des immigrés musulmans se situe là! Nous sommes face à un refus de s’intégrer sur fond de culture religieuse. D’ailleurs, à part quelques Imams en quête de gloriole médiatique, la communauté musulmane, dans son ensemble, a brillé par son absence lors de la grande parade de la liberté d’expression!

Les services de renseignement du monde entier évaluent entre 15 et 25% la part des musulmans qui ont une lecture fondamentaliste de l’Islam selon les pays, et la tendance générale est à la croissance. C’est un fait, que l’actualité illustre avec force chaque jour. Sur une population estimée de 1,7 milliards de musulmans dans le monde, cela représente entre 255 et 425 millions de musulmans réputés intégristes, soit la population des États-Unis! Une paille! Ramené à la seule France, sur une population là aussi estimée de 4,7 millions de musulmans, c’est donc entre 705 000 et 1 175 000 d’entre eux qui abordent leur religion de façon plus que stricte et qui la placent au dessus des Lois de la République! On est loin du discours rassurant de nos élites qui affirment que le risque se cantonne à quelques milliers de personnes dont quelques centaines seulement sont sous surveillance accrue… Il me semble évident que la France est dépassée par un phénomène devenu hors de contrôle et qui s’amplifie puisque nous sommes de loin le premier pays européen fournisseur de candidats au Djihad!

Au regard de ces chiffres affolants, le «padamalgam» s’avère un bouclier bien ridicule et surtout totalement inapproprié face à une menace réelle en pleine expansion…

A l’instar du petit poisson et du petit oiseau, chantés par Juliette Gréco, l’amour, aussi tendre soit-il, avec sa caravane de rêves tous plus enchanteurs les uns que les autres, n’ont pas permis aux deux protagonistes de consommer… Et pour cause!

N’est-il donc pas temps de revenir à ce que la logique a d’implacable et de se poser enfin sérieusement la question de la compatibilité de l’Islam avec la République?