L’imposture Mediapart !

Il n’aura échappé à personne, que depuis 2008, le pure player Mediapart, fait régulièrement parler de lui, par des révélations fracassantes qui visent le monde politique, mais aussi le monde des affaires au sens large du terme. Edwy Plenel, qui est à l’initiative de Mediapart, présente son site comme une alternative à une presse traditionnelle sinistrée, basé sur un réel journalisme d’investigation, libre de toute pression politique, actionnariale ou publicitaire. Le modèle économique repose sur l’accès payant au contenu sans publicité, ce qui fait dire à Plenel que Mediapart appartient de fait à ses seuls abonnés. Un Club est d’ailleurs associé au site, pour permettre aux abonnés qui le souhaitent, de devenir des contributeurs à part entière, et ainsi étoffer significativement en volume le contenu du site.

Pour tous ceux qui se contentent de cette présentation d’un nouvel idéal journalistique libre, l’idée pourrait paraitre géniale, et attirer la sympathie. La réalité est, comme souvent, bien moins idyllique. Quelques rapides recherches sur la toile, m’ont rapidement ouvert les yeux. Mediapart n’est en fait qu’une imposture! Ca n’est, ni plus ni moins, qu’un média de propagande, au service d’une idéologie collectiviste éculée, qui a longtemps bercé l’engagement politique de Plenel et de ses acolytes, et qui visiblement les berce encore quand on lit entre les lignes. Ah! Les péchés de jeunesse!!!

Tout projet entrepreneurial repose sur des hommes et sur une construction capitalistique. Le plus emblématique, le plus actif et le plus médiatique de l’aventure Mediapart est sans conteste Plenel. Mais il n’est pas seul. Tant dans l’équipe de direction de Mediapart, que dans les actionnaires directs et indirects, on retrouve nombre d’anciens activistes trotskistes, ou pour le moins très ancrés à gauche, ainsi que des figures de la gauche sociale-démocrate, à juste titre qualifiée de «gauche caviar». Détaillons l’actionnariat…  Les hommes, la femme, les entreprises et les amis anonymes qui sont la colonne vertébrale du fameux site dit «d’information»…

Edwy Plenel, très tôt, milite activement à la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Sous le pseudonyme de Joseph Krasny, il est journaliste à Rouge, hebdomadaire de la LCR. Il semble s’éloigner de la LCR, quand il entre au journal Le Monde. Dans son livre, Secrets de jeunesse, il revient sur son engagement militant trotskiste qu’il assume totalement et qu’il ne renie en rien. Il est à l’origine du projet Mediapart et un actionnaire de poids, qui en plus de la présidence et de la direction de la publication, joue un rôle de VRP lors de ses nombreuses invitations sur les plateaux de télévision. Il préside le conseil d’administration.

Marie-Hélène Smiejan, licenciée en Chinois, elle a fréquenté l’université de Pékin, et a mené une carrière de cadre dans le privé (ECS, Econocom…) et d’entrepreneur. Elle a notamment créé une société de conseil pour l’implantation en Chine et l’organisation d’évènements à Pékin. Actionnaire, fortement impliquée financièrement dans l’aventure Mediapart, elle en assure la direction générale et siège au conseil d’administration.

Laurent Mauduit, un temps secrétaire général du syndicat étudiant UNEF dont il est un fervent militant, il sera aussi journaliste à Informations Ouvrières, qui est à l’époque le journal de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI), la formation trotskiste d’obédience lambertiste, dont il sera un membre très actif. Il passera aussi par le journal Le Monde et Libération. Il est actionnaire de Mediapart et siège au conseil d’administration.

François Bonnet, journaliste, pudiquement présenté comme un homme «marqué à gauche», a collaboré au journal Le Monde, dont il est un temps le correspondant à Moscou, et aussi à Libération et Marianne. Il est actionnaire de Mediapart, en assure la direction éditoriale et siège au conseil d’administration.

Gérard Desportes, journaliste, passé notamment par Le Monde, Libération et Force Ouvrière Hebdo. Il s’est illustré par des ouvrages, dont deux coécrits avec Mauduit, dénonçant la dérive sociale-démocrate du socialisme en France et une forme de renoncement des socialistes aux vraies valeurs de la gauche qui sont les siennes. Il est actionnaire de Mediapart.

Godefroy Beauvallet, passé par le ministère de l’industrie, il devient membre du cabinet ministériel de Michel Sapin à la fonction publique et à la réforme de l’Etat sous le Gouvernement Jospin. Il est actionnaire de Mediapart.

Laurent Chemla, pirate informatique repenti, qui a ensuite fait fortune comme il le dit lui-même en «vendant du vent». Idéologue d’un monde numérique sans règle et sans frontière et fervent admirateur des hackers, il a mené une charge dogmatique très médiatique contre HADOPI. Il est actionnaire de Mediapart.

François Vitrani, directeur général de la Maison de l’Amérique Latine, véritable vitrine des «révolutions bolivariennes». Il est actionnaire de Mediapart.

Ecofinance, entreprise, dirigée par Jean-Louis Bouchard. Entrepreneur (ECS, Econocom…), très introduit auprès des collectivités locales, son carnet d’adresses est bien rempli de tout ce que la gauche a de ténors. Il ambitionne aussi de devenir un acteur de la presse et a tenté vainement de racheter la Tribune. Sa société est actionnaire de Médiapart.

Doxa, entreprise, dirigée par Thierry Wilhelm dont l’entreprise est entre autre aussi coactionnaire de Politis avec Le Monde Diplomatique. Sa société est actionnaire de Mediapart dont il est membre du conseil  d’administration.

La SAM (Société des Amis de Médiapart), qui réunit 46 membres fondateurs anonymes. Sont démasqués, Xavier Niel, patron d’Iliad-Free et contributeur majeur de la SAM (l’ambition de Niel de devenir un poids lourd des patrons de presse se confirmera par le rachat du quotidien Le Monde, de Télérama du Nouvel Observateur… avec ses amis Pierre Bergé et Matthieu Pigasse – Trio dont l’engagement à gauche n’a plus de secret pour personne), Maurice Lévy, patron de Publicis (Élisabeth Badinter est l’actionnaire principal de l’agence qui a remporté l’appel d’offre de la communication du Gouvernement…). La SAM, fonds de placement domicilié à la même adresse que Mediapart, est présidée par Michel Broué, qui fut membre actif de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) où il est recruté par Lionel Jospin alors militant trotskiste. Il quitte l’OCI pour rejoindre le Parti Socialiste et participe activement au groupe « Convergences Socialistes » avant de s’en éloigner pour des divergences portant sur le FN. Broué est membre du conseil d’administration de Mediapart.

Cette proximité des actionnaires, et notamment des plus influents, avec le pouvoir actuel, ne va pas sans poser la question de la liberté éditoriale. D’ailleurs le rôle militant très médiatisé de certains d’entre eux pendant la campagne présidentielle de 2012, ainsi que le contenu très anti-sarkozyste du site, tendent à démontrer que finalement Mediapart a un ancrage éditorial très à gauche, non assumé du fait de son positionnement marketing.

Alors, Plenel joue la vierge effarouchée en rappelant à qui veut l’entendre que c’est Mediapart qui a fait tomber Cahuzac! Preuve de pluralisme? Sauf que ne lui en déplaise, l’argument ne tient pas. Cahuzac était farouchement opposé au fait que la presse en ligne bénéficie du même régime fiscal que la presse papier. Cahuzac devenait dès lors un ennemi et une cible, tout socialiste qu’il était, pour le trotskiste Plenel, avant tout patron de presse menacé. Alors, Mediapart n’a reculé devant rien pour se débarrasser de Cahuzac qui représentait un risque inéluctable de redressement fiscal, signifiant la mort du site. S’il y avait des scrupules, ils ont vite été balayés par l’image insupportable du notable de province, la réussite en profession libérale, l’opportunisme politique et la cupidité qu’incarnait Cahuzac pour le trotskiste de toujours qu’est Plenel. D’ailleurs, Mediapart, quasi certain de voir prochainement adopter une modification de la Loi dans le sens de ses revendications, ne va pas pousser plus avant son investigation dans l’affaire Cahuzac, alors qu’il y avait matière, notamment sur le montant ridicule de la fraude avouée. De même que quand Mediapart se fait le relais de l’actualité gênante qui concerne le Gouvernement actuel ou des élus de gauche, c’est sans grande conviction. Juste ce qu’il faut, comme les autres, pour ne pas passer trop ouvertement pour le média en croisade qu’il est! Notons aussi que Mediapart évite soigneusement d’enquêter sur la gauche extrême, les mouvances trotskistes et leurs financements obscurs. Pas plus que l’investigation n’est approfondie sur les fortunes accumulées par les organisations syndicales et les emplois fictifs dont elles bénéficient dans les organismes paritaires déficitaires ou certaines collectivités. Non, la ligne éditoriale, qui n’a, comme tout le monde l’a bien compris, rien de libre, est uniquement axée sur l’aide sans faille aux intérêts politiques de la gauche, y compris la plus extrême, et de ses tous puissants ténors dès lors qu’ils ne représentent pas de risque pour Plenel et ses actionnaires! L’avertissement Cahuzac a définitivement refroidi ce qui n’était déjà plus que des velléités!

S’il était besoin d’enfoncer le clou pour démontrer l’orientation éditoriale de Mediapart, il suffit de se renseigner sur les journalistes «d’investigation» qui œuvrent au contenu du site par des articles ou par l’animation de blogs! Tous sont passés un jour ou un autre par Le Monde, Libération, Marianne… Que des titres à la neutralité exemplaire! Je profite de parler des salariés de Mediapart, qui semblent invariablement rester juste en deçà du quota qui impose la représentation salariale et le comité d’entreprise, pour lancer un petit défi au patron trotskiste…

« A l’heure ou une Loi visant à encadrer le recours aux stagiaires pour lutter contre l’emploi déguisé voit le jour, aurez-vous le courage, M. Plenel, de révéler enfin les chiffres du nombre de stagiaires qui contribuent largement à faire tourner votre site? Quel impact la Loi va-t-elle avoir sur votre fonctionnement et sur vos résultats financiers? Répondez moi M. Plenel! » 

Après l’imposture éditoriale, attaquons nous maintenant à la posture marketing, qui est, elle aussi une imposture, dont la finesse n’a d’égal que l’ingéniosité. Le modèle économique du numérique payant sans revenu publicitaire est et reste un pari risqué. Nombreux sont ceux qui s’y sont brulés les ailes et peu survivent. Mediapart semble y parvenir… Et comment? L’équilibre repose sur un nombre d’abonnés payants qu’il faut d’abord atteindre, puis conserver. C’est donc la technique du soap opera, inventée aux EU qui est utilisée par Mediapart. Les soap opera, sont ces séries télévisées, pour public populaire, qui n’ont pas de fin… Les feux de l’amour, Plus belle la vie… Donc, pour capter son lectorat, Mediapart saucissonne avec soin l’ensemble des informations délivrées en une suite sans fin de promesses de révélations pour le lendemain, toutes plus fracassantes les unes que les autres, pour créer une addiction. En gros, tu as payé aujourd’hui, et si tu veux la suite de l’histoire, tu payeras demain ou mieux, tu t’abonneras à l’année. Je note avec amusement qu’on est loin des valeurs trotskistes, mais plus proche du cynisme capitaliste des grandes chaines privées américaines qui engrangent des fortunes avec leurs soap opera. Cela pose la question de l’abonné qui accepte de payer pour suivre le grand feuilleton Mediapart. Qui est-il? Il y a forcément une majorité de sympathisants à la cause trotskiste, embrigadement oblige. Mais aussi bon nombre de militants socialistes… De grands noms du socialisme, dont Ségolène Royal, n’ayant pas hésité à exhorter publiquement les partisans de son association Désir d »avenir à soutenir l’initiative et à s’abonner.

En résumé, on peut tout à fait faire le parallèle avec le spectateur type du soap opera. L’abonné est certainement pour Mediapart, un individu issu de la classe/culture populaire/ouvrière, vraisemblablement «victime» à des degrés divers de ce que l’on nomme «la mondialisation», aimant le confort de la pensée prémâchée personnifiée par une icône à laquelle il s’identifie, attaché à avoir un bouc émissaire qu’on lui désigne, convaincu d’accomplir un acte militant, un peu crédule, très réceptif à une forme de contenu répétitif, peu dense et un brin populiste auquel il va rapidement développer une addiction forte.

Ne rigolez pas! En relisant ce «profil» type de l’abonné Mediapart, je me rends compte qu’il colle parfaitement au cœur de cible du Front de Gauche et aussi du Front National! Là, je sens que Plenel va s’étrangler… Ou pas! L’homme et ses actionnaires ont déjà démontré combien il peuvent détourner le regard de leurs convictions affichées quand il s’agit de leur business!

En synthèse, l’imposture Mediapart, c’est,  un média comme tous les autres, appartenant à des actionnaires très loin d’être des philanthropes, surfant sur l’explosion du contenu numérique et sa monétisation par un modèle économique certes innovant mais risqué, et exploitant sans scrupule, par des méthodes marketing à la rentabilité éprouvée ailleurs, la crédulité d’un lectorat au cœur de cible soigneusement identifié, quantifié et ciblé.

Tout ça n’est pas un sketch des Guignols. Ça n’est pas Monsieur Sylvestre de la World Company. C’est Edwy Plenel de Mediapart!

Maintenant que nous sommes pleinement éclairés. Quelle valeur réelle donner aux scoops permanents des nombreuses affaires, initiées ou relayées par Mediapart, qui visent invariablement Sarkozy? Les «révélations» pleuvent quotidiennement depuis la création du site en 2008. Certaines font même, par le caractère discutable de la provenance des sources et des méthodes utilisées, l’objet de plaintes en cours d’instruction à l’encontre de Mediapart. Une chose est sure. Depuis tout ce temps, toutes ces années, la justice n’a rien trouvé de concret à reprocher à Sarkozy, qui a même été blanchit dans certaines affaires. Alors soit les enquêteurs et les juges sont de sombres crétins incompétents, soit il n’y a rien à gratter. Cahuzac est tombé en quelques mois. Sarkozy, après toutes ces années de sous entendus, de soupçons, d’accusations, de calomnies, d’amalgames alambiqués, de vindicte politico-médiatique est toujours debout. Près d’une année d’écoutes de Sarkozy, de son avocat et de ses collaborateurs à l’Intérieur, n’ont pas plus fait avancer le schmilblick! A se demander si tout ce cirque bien huilé ne serait pas de la manipulation… Un fantasme né dans des esprits malades!

Alors oui, plus que jamais, la question de l’acharnement est posée! Et les développements récents posent aussi la question de la réelle indépendance de la justice! Autant que la question de la connivence entre les médias et le pouvoir! Mediapart en tête!

Je peux comprendre que Plenel ne soit ni choqué ni interpelé par cette traque à laquelle il contribue avec tant de zèle et une telle constance. C’est tellement dans la culture trotskiste que de pratiquer la purge par tous les moyens! L’histoire de cette idéologie a quelques croustillants exemples qui offrent des parallèles surprenants!

Mais dans la vraie vie, pour les français qui sont las de ce climat délétère loin de leurs préoccupations réelles, pour les politiques qui ont la prétention de nous gouverner, et qui un jour ou l’autre devront assumer les dérives, empruntes d’un sectarisme débridé évident, auxquelles nous assistons; Où cette hargne aveugle apparemment hors de contrôle va-t-elle nous mener?

Une chose est sure, le vase déborde, et des têtes doivent et vont tomber! il ne peut en être autrement… Et n’en déplaise à tous ceux que l’on a méticuleusement dressé à le haïr, je doute que celle de Sarkozy soit du lot!

Une petite note d’espoir dans cette déliquescence journalistique et politique dont la gauche est l’architecte fou et Mediapart un instrument parmi tant d’autres… Je note avec joie que de nombreux abonnés contributeurs très actifs de Mediapart claquent la porte devant la pensée unique véhiculée et la violence des réactions des autres abonnés et aussi des journalistes du site, dans une ligne arrogante et suffisante qui fait la marque de tous les promoteurs extrêmes des fameuses «forces de progrès».

Un petit tour sur le Club de Mediapart, qui est en accès libre, vous convaincra de la réalité de ces caricatures nombrilistes et fanatisées, d’une gauche nostalgique et hors du temps, qui hantent aussi tant de réseaux sociaux. Pour moi, ça a été un grand moment de franche rigolade… Je le recommande pour vos moments de blues qui, je le crains, seront nombreux jusqu’en 2017!

La presse: Esclave de l’Etat!

La presse française s’est encore un peu plus ridiculisée… Et par elle-même, comme de coutume!

Il faut bien se résoudre au constat qu’il n’y a plus de journaliste en France, ou si peu… Tous sont devenus des attachés de presse pour qui le mot journalisme ne signifie plus qu’une niche fiscale!

Presse

L’hebdomadaire Le Point vient d’illustrer le propos en publiant un bruyant dossier vide et à charge contre Jean-François Copé. Prouvant avec force et éclat, qu’aujourd’hui, en France, le travail journalistique se résume à du buzz, basé sur des allégations invérifiables par le lecteur, des amalgames alambiqués et douteux, et une bonne dose de militantisme même plus dissimulé! Sur ce dernier point, Franz-Olivier Giesbert, «FOG» pour les intimes ou les adeptes du «short name dropping», n’en est que plus ridicule quand il cherche à dissimuler maladroitement sa haine viscérale pour Copé, Sarkozy et tout ce que représente l’opposition à un pouvoir auquel il a fait totale allégeance. Ce dernier pavé dans la marre est si gros, que personne n’est dupe sur la réalité de son intention. Toute son «œuvre», qui ne passera pas à la postérité, en est l’accablant et le stricte reflet. J’en profite pour lui souhaiter une bonne retraite, ainsi qu’un droit à l’oubli bien mérité, à la hauteur de son inutilité journalistique.

Notons que les fameuses «affaires», exhumées par cette presse militante, suivent toujours un calendrier étonnamment opportun. En l’occurrence, l’attaque contre le patron de l’UMP intervient au lendemain de la publication des chiffres sur le chômage, une fois de plus catastrophiques, et à trois semaines des élections municipales, qui s’annoncent douloureuses pour la majorité gouvernementale et le PS. On pourrait penser qu’il ne s’agit que d’une pure coïncidence… Mais l’histoire et l’actualité ont tendance à nous prouver le contraire! Ainsi, tout un chacun pourra vérifier par lui-même, que sortent ou ressortent des «affaires» à charge contre l’opposition, uniquement quand la majorité fait face à des difficultés majeures! Heureux contre-feux?! A tel point qu’il est légitime de se demander si les lignes éditoriales ne sont pas dictées directement par les communicants de la rue de Solferino et les services de la présidence…

Et pour cause, comme le confirme une étude de Jean-Daniel Lévy, Harris Interactive, 74% des journalistes sont estampillés à gauche et à l’extrême gauche! Le chiffre est même certainement plus important, car l’étude ne tient compte que de ceux qui ont eu le courage d’afficher leur opinion. Un petit tour au kiosque convaincra les plus sceptiques. Le nombre des petits soldats mobilisables est donc une ressource inépuisable, qui offre un large choix de médias pour distiller de façon continue la bonne parole du parti. Quelle aubaine!!! La tentation est non seulement forte, mais les faits semblent en démontrer un usage immodéré!

Alors, en retour, nos dirigeants de gauche, qu’ils soient aux affaires ou non, soignent au mieux leur captive armée des basses œuvres. A coup d’aides, de subventions, d’allègements, de passe-droits… En 2013, les aides directes ont représenté 516 millions d’Euros! Si l’on ajoute les aides indirectes et les privilèges accordés à la presse, on atteint l’estimation vertigineuse de deux milliards d’Euros par an! En France, la presse papier est portée par l’état à hauteur de 20 % du chiffre d’affaire global du secteur, contre 2 % dans le reste de l’Europe. Exception culturelle française?!  La palme d’or à l’outrancier journal Libération, en permanence au bord du dépôt de bilan, qui est perfusé à hauteur de 28% de son prix de vente au numéro. On notera aussi les mesures d’exception, comme celle qui a purement et simplement effacé la créance de plus de quatre millions d’euros du quotidien l’Humanité via un article additionnel au projet de loi de finance! Un brin scandaleux! Non?!

Pas étonnant qu’avec ce régime étonnant et unique, les vocations soient nombreuses!

Combien de temps cela va-t-il durer? Hé bien tout simplement tant qu’il y aura des abonnés pour la pensée prémâchée et prédigérée! Après tout, les français n’ont au fond que la presse qu’ils méritent. Apparemment incapable de penser par lui-même, le français avale docilement toutes les couleuvres que la presse «aux ordres» lui sert! Et le voilà, toujours aussi ignare et inculte, qui relaye en société ce qu’il a lu, vu ou entendu, en pédant «informé» qu’il se croit, pour se donner l’image du mondain qui sait! Au pire, son abonnement n’est qu’un accessoire pour sa table de salon, le coin de son bureau ou qui dépasse de sa sacoche, pour mieux afficher au monde son appartenance au modèle de normalitude de bon aloi! Sait-il au moins ce sot, qu’en moyenne 20% de son torchon préféré est financé par ses impôts?

Dans un contexte ou la recherche d’économies devrait être une réalité au lieu d’un éculé discours politicien de circonstance, ne serait-il pas judicieux de revoir ce coûteux modèle aussi pervers qu’inutile?

Après tout, les journaux et la presse magasine sont des entreprises privées comme les autres! Et une entreprise qui n’offre pas de bons produits est logiquement appelée à disparaitre au profit de celle qui aura su capter l’attente de son marché. Par son interventionnisme discutable, l’état nuit gravement à la créativité et à la liberté d’expression! Il vaudrait bien mieux avoir moins de presse, mais une presse de meilleure qualité. Mais tant que la profession sera subventionnée, aucun des acteurs ne se remettra en cause et ne cherchera à innover pour rester en phase avec l’évolution des besoins des lecteurs et des modes de consommation.

En France, visiblement, les médias semblent destinés à rester une affaire d’état! Et pour cause! Chacun y trouve son compte! Et c’est bien à cause de ce perfide lien de subornation, que j’ai mis un terme à tous mes abonnements! Gavée par une soupe immonde, copieusement servie par de choyés scribouillards au garde à vous! En France, la presse n’est pas libre! Comment peut-elle-même oser parler de liberté alors qu’elle est tenue en laisse par le porte-monnaie? Il faut se rabattre sur la presse étrangère, quelques titres en ligne et les blogs si l’on veut être informé… Et là, le traitement de l’actualité est bien différente du discours qui semble imposé par la dépendance!

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Ne serait-il pas temps aussi, que la justice apporte une réponse en réel rapport avec le préjudice subit par des allégation calomnieuses, les violations de la vie privée, la divulgation de documents relevant du secret de l’instruction, les méthodes contraires à l’étique…? Au lieu de se contenter d’amendes ridicules, par ailleurs provisionnées par la presse au titre des risques éditoriaux! Cela honorerait ceux qui tentent encore de travailler honnêtement et mettrait au pas les adeptes du seul buzz!

C’est à la presse elle-même de se sortir de cette situation aussi confortable que mortifère. C’est à elle de se réinventer et de prendre son destin en main si elle veut survivre… Le veut-elle?

Pour l’heure, appelons un chat, un chat! Renommons Le Point en PS Hebdo! Au moins, personne ne sera plus trompé sur la marchandise… Laissons aussi mourir les Libération, Marianne, l’Humanité et consorts… Car s’il ne peuvent pas exister malgré des aides aussi conséquentes que discutables, c’est qu’ils n’ont plus aucune raison d’être!

Et en attendant l’utopique lendemain, ou la presse de France vivra uniquement de ses lecteurs et d’un contenu aussi irréprochable qu’indépendant, le bon mot de Francis Bacon: «Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose» n’a jamais eu autant de sens pour définir le contenu de ces moribonds téléguidés qui hantent les kiosques!