Le grand bal des faux culs…

Le conflit israélo-palestinien est la star de l’été 2014. Des manifestations sont organisées, tantôt interdites, tantôt autorisées, pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de pleurer les malheurs de la guerre ou de prendre ouvertement parti pour la cause palestinienne. Les médias égrènent chaque jour le décompte macabre avec des images chocs et un émoi disproportionné qui fait leur fonds de commerce depuis l’ultra médiatisation de notre société. Les politiques ou militants d’extrême gauche ont clairement affiché leur soutien aux palestiniens, relayant de façon aussi zélée qu’aveugle, la seule communication du Hamas qui a décidé de jouer la carte de la victimisation à outrance. Ce choix n’a rien d’étonnant, il est conforme à l’idéologie et aux intentions de tout cet aréopage opportuniste. Bien que l’objectivité de leur engagement soit plus que douteuse et détestable, au moins ils ont fait un choix, eux ! Pour ce qui est du reste de la classe politique, du PS au FN, tout ce que la république connait d’élus d’habitude si prompts à courir les plateaux de télévision, s’est réfugié dans un concert de déclarations plates et vides de sens, enfonçant toutes les portes ouvertes qui se présentent. Ainsi, l’appel à la Paix est devenu le refrain de l’été ! Pas question de prendre parti ou d’essayer d’expliquer quoi que ce soit… Politiquement trop dangereux ! Dénoncer le carnage à Gaza équivaut à se placer sur le même rang que le NPA et à justifier le terrorisme ! Pointer les exactions des extrémistes islamistes du Hamas serait perçu comme un soutien à Israël, ce qui n’est pas « tendance » et risquerait de mettre le feu aux banlieues… Électoralisme et nombrilisme oblige! Alors prenons nous tous la main, dansons et chantons la Paix au grand bal des faux culs !

Il y a quand même quelques fausses notes dans ce gigantesque concert qui restera dans les annales comme le plus grand succès des festivals de cet été.

Les nigérianes enlevées par le groupe terroriste islamiste Boko Haram permettent à la gauche gouvernementale de faire ses petites sorties médiatiques loin du vacarme de Gaza. Emmenée par l’ex première compagne, la révolte contre cet acte ignoble tente de séduire son public… Mais la mayonnaise ne prend pas ! Et pour cause… Le dogme du « vivre ensemble » a trouvé bon de qualifier le groupe extrémiste de « secte » ?! La peur schizophrénique de stigmatiser les ronge autant que l’idéologie l’interdit ! Ce sont pourtant exactement les mêmes fanatiques islamistes qu’au Moyen-Orient… Cette dissonance ne blesse aucune oreille, surtout pas celles des militants socialistes qui portent fièrement leur pancarte #BringBackOurGirls, et qui peuvent ainsi donner le spectacle de leur émoi sans heurter personne. Au bal des faux culs de gauche, on chante la Paix bien sûr, mais aussi « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » !

Les Chrétiens d’Orient sont quant à eux devenus les chouchous de la droite qualifiée de républicaine. Un peu comme l’aubaine de l’été, qui permet enfin aux élus de l’opposition de chanter aussi leur ritournelle. Là aussi, dans une communication et une communion bien huilées, on défend le Chrétien de Mossoul en Irak, sans jamais nommer clairement son bourreau, ou alors pas trop fort. En tout cas, on ne parle surtout pas de l’obscurantisme islamique qui dépouille les Chrétiens et détruit le patrimoine historique mondial, mais uniquement d’une ridicule et utopique réponse fraternelle ! Les tenants du Califat Islamique sont pourtant les mêmes radicaux islamiques qu’à Gaza… La faute d’accord qui plombe la partition ne choque pas les mélomanes de l’opposition qui affiche fièrement son catholicisme béat et décomplexé dans une explosion d’émoi qui n’engage rien ni personne, au-delà d’avoir fait connaitre aux français le symbole « ن » à arborer en toutes circonstances. Au bal des faux culs de droite, on chante la fraternité bien sûr, mais aussi « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » !

Fidèle à elle-même, la prêtresse en bleu marine, après trois semaines de conflit, daigne enfin se fendre d’une tasse d’eau tiède en expliquant à ses brebis perdues que la position du Front est la neutralité, et de reprendre ses poncifs populistes éculés sur l’immigration et le communautarisme au service de sa fringale immodérée pour le juteux business politique. Plus Suisse qu’un Suisse, elle met clairement en exergue son incapacité à choisir. Cette même incapacité au choix qui a conduit Hollande sur le trône ! L’histoire se répète… Au bal des faux culs d’extrême droite, on reste assis !

Du côté de l’exécutif, la danse vire au tragicomique. Au Mali la France s’engage dans une lutte légitime contre le terrorisme islamique, mais fait des mêmes fondamentalistes de Gaza des interlocuteurs reconnus pour trouver le chemin de la Paix. Grands écarts et déhanchements dont personne ne semble s’offusquer ?! Un coup j’interdis, un coup j’autorise. Un coup je dis qu’Israël est fondé à se défendre, un coup je souligne la disproportion des forces. Deux pas en avant et deux pas en arrière ! Cette sinistre chorégraphie qui symbolise l’immobilisme et qui tant sur le plan diplomatique qu’économique fait couler lentement la France. Au bal des faux culs du pouvoir, on danse sur tout et surtout avec tout le monde !

Mais ne blâmons pas que ces pauvres français ! La communauté internationale est aussi de la fête. États-Unis en tête, l’ONU et l’UE brandissent la Paix sans se soucier des causes. Tous font des chèques pour se donner bonne conscience. Ainsi, Israël a le droit de se défendre mais est prié de le faire gentiment. L’autorité palestinienne est inondée d’aides qui pleuvent de toutes parts, sans aucun contrôle, et qui contribuent à armer les terroristes islamiques. Peu importe l’incohérence ou le prix ! La tranquillité « chez nous » est achetée ! Tout l’art de la chose consistant à prendre le sujet à bras le corps, tout en s’évertuant à ne surtout pas peser pour l’un ou pour l’autre. Et tant pis si la conséquence de cette politique insensée conduit à faire d’un islamo-mafio-terroriste patenté un Prix Nobel de la Paix ! C’est devenu une cynique course effrénée, ou le grand gagnant sera l’instigateur d’une improbable et illusoire poignée de mains ultra médiatisée. Et ainsi de suite… Au bal des faux culs du monde, on ne chante pas Monsieur ! On ne danse pas Monsieur ! On paye !

Combien de temps les œillères resteront-elles à la modes ? Combien de temps faudra-t-il à l’Occident pour ouvrir les yeux sur la menace terroriste islamique grandissante et les désordres mondiaux qui en découlent ? Les faits sont pourtant là ! Les attentats qui frappent de façon récurrentes l’occident sont autant d’avertissements… L’obscurantisme, la haine, la violence sont les mamelles d’un Islam conquérant qui ne cesse de s’étendre, plongeant des pays entiers dans le moyen âge, les transformant aussitôt en base arrière de la prochaine conquête. La Palestine est la vitrine de cette menace, autant qu’elle détourne l’attention. Les Juifs ne sont qu’un bouc émissaire opportun, comme le rappelait il y a peu un intellectuel algérien dans les colonnes du journal Le Monde « Il faut être franc. Israël a parfois bon dos ! Depuis 1948, s’il n’existait pas, les régimes arabes l’auraient inventé pour justifier la faillite de ce monde qui, de Rabat à Bagdad, n’est qu’un vaste goulag avec les mosquées pour miradors et les barbus à la place des kapos ».  Aucun continent n’est épargné, mais la cécité de circonstance nous semble confortable. Un peu comme une gangrène, le mal s’étend un peu plus chaque jour… Mais le médecin ignore les symptômes et distribue de l’aspirine, sans compter, se targuant de sa générosité désintéressée avant de courir ailleurs panser des jambes de bois ! Devant nos télévisions, nous regardons ces guerres de loin. Mais sont-elles si loin que cela ? Je crains que notre attentisme empreint d’angélisme ne nous coûte très cher, très vite… N’ayons pas peur d’admettre que nous sommes en guerre ! Appelez la comme vous le souhaitez ! Que ce soit guerre de civilisation, de religion, ou de ce que vous voulez… Tant que le temps perdu à philosopher sur la terminologie et la désignation de l’ennemi ne nous empêche pas de voir la réalité en face ! Nous sommes en guerre ! L’ennemi est même déjà en nos murs. Insidieusement, ses revendications vont crescendo. Jusqu’au jour où il ne demandera plus mais imposera ! Comme partout où l’Islam est devenu l’état, presque en douceur ! Peut-être est-il temps de couper le sifflet à l’orchestre du grand bal des faux culs ! Non !? Avant que le terrorisme islamiste ne le fasse lui-même pour nous jouer une toute autre musique… La musique de l’enterrement de nos cultures, de nos valeurs, de nos croyances, de nos libertés… Inch Allah !?

Cette courte vidéo de Wafa Sultan illustrera mon propos.

Hollande «bashing» ?

En perpétuel manque d’inspiration, les socialistes, ministres en tête, s’inquiètent des conséquences du Hollande «bashing» sur la dimension de la fonction présidentielle ?! (Le Figaro)

Suis-je la seule à trouver ce nouvel émoi de la gauche aussi ridicule que déplacé ?

Décidément, les socialistes ont la mémoire courte !

Ils ont déjà oublié qu’ils sont les créateurs du genre. Ce sont bien eux qui, faute de pouvoir mener une opposition crédible, ont instrumentalisé ce que l’on a appelé à l’époque le Sarko «Bashing». Le phénomène a même été porté à son paroxysme lors de la dernière campagne présidentielle, toujours pour masquer leur inconsistance politique et l’absence de programme du candidat Hollande. Les socialistes qui ont littéralement dressé la population à la haine d’un homme, ont même essayé de faire perdurer le phénomène pour tenter de faire porter par Sarkozy le chapeau des errements du début de quinquennat de Hollande.

N’en déplaise aux chantres de l’émoi de circonstance du jour, la droite ne mène aucune campagne de Hollande «Bashing» ! C’est inutile, tant Hollande est doué pour se mettre seul dans la situation où il se trouve…

L’opposition ne peut que constater l’échec total de Hollande et de sa politique. Et les français ne sont pas dupes. Ils voient de leur propres yeux, sans être instrumentalisés ou téléguidés, que le chômage bat chaque mois le record historique du mois précédent, que leurs impôts explosent, que le déficit ne cesse de croitre, que les entreprises ferment les unes après les autres, que leur pouvoir d’achat est réduit à peau de chagrin, que les réformes dites sociétales clivent la société et font monter les extrémismes, que la politique menée est passéiste, que l’orgueil idéologique des socialistes et de Hollande rapproche chaque jour la France de la Grèce…

Quand le Sarko «bashing» n’était qu’un outil électoraliste créé par le PS, le Hollande «bashing» n’est que le cri spontané et bien naturel du peuple de France face aux souffrances quotidiennes et grandissantes qu’il endure !

Si la fonction présidentielle en souffre, l’actuel locataire de l’Elysée en est le seul et l’unique responsable ! Son niveau de popularité, inversement proportionnel à la courbe du chômage, en est l’illustration flagrante.

L’image de la fonction présidentielle est au niveau ou Hollande et les socialistes l’ont abaissé. C’est un fait !

Les postures de M. Valls et le simulacre de haut-le-cœur des ministres n’y changeront rien ! Reléguer Sarkozy sur un strapontin loin des caméras lors des cérémonies du D-Day non plus… Tout simplement parce que la France coule ! Les français attendent autre chose que de la mesquinerie ou qu’une campagne de communication !

Les français veulent un autre Président, et la dimension présidentielle qui va avec !

N’hésitez plus… Rendez service à la France et aux français… Partez M. Hollande !

Le PS persiste et signe !

Ridiculisé par l’affaire des écoutes de Sarkozy, on aurait pu penser que le PS lève le pied dans sa sinistre campagne de manipulation électoraliste… Mais non! Il s’entête dans sa traque acharnée. Il s’enfonce même un peu plus chaque jour, à coup de petites phrases assassines, qui ne font que démontrer la curée politico-médiatique organisée depuis Solferino, ses officines et l’Élysée. Jamais, dans l’histoire de la cinquième république, l’exécutif n’aura à ce point décrédibilisé, l’action politique et l’appareil d’État!

Et pourquoi?

Parce que Hollande a été élu sur un concours de circonstances! La défection de DSK, qui nous a tout de même évité que l’Elysée devienne un lupanar, a propulsé ce pitre à une fonction pour laquelle il n’était pas préparé, et pour laquelle il n’a pas les épaules.

Parce que Hollande personnifie l’imposture! Sans programme et sans vision, les promesses farfelues du candidat Hollande sont déjà toutes abandonnées ou reportées… après 2017!

Parce que Hollande est un négationniste! En permanence hors de la réalité, il a nié la crise gérée avec succès par Sarkozy comme le souligne le rapport de la CDC présidée par un… socialiste. Confirmant au passage, au mieux sa mauvaise foi, au pire son amateurisme.

Parce que Hollande a été le candidat de la haine! Ses équipes, conscientes de son inconsistance patentée, n’ont eu d’autre choix que l’axe unique de la détestation de Sarkozy! Et c’est toujours la seule constance de Normal 1er.

Parce que Hollande n’a pas de majorité! Les alliés improbables qui ont contribué à son élection, ont tous affiché, au lendemain du second tour, leurs différences, leurs volontés d’imposer des choix par le chantage.

Parce que Hollande est aveugle! Le monde entier lui montre la direction, le FMI, la BCE, l’UE, la CDC, la BdF, les agences de notation, l’Allemagne, Le Royaume Uni, les Etats-Unis… Mais comme on dit «Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt».

Parce que Hollande est passéiste! Ses seules références sont Mitterrand et Jospin, dont il s’emploie à reproduire soigneusement toutes les erreurs et tous les échecs, au nom d’un dogme socialiste éculé.

Parce que Hollande est sourd! Il refuse d’entendre le peuple qui par millions manifeste, désapprouve et souffre de sa politique décousue et insensée.

Parce que Hollande s’est entouré d’une équipe à son image! A commencer par le provincial endimanché qu’il a choisi comme Premier ministre, qui brille par son manque de poigne et de charisme. Suit un aréopage d’égos surdimensionnés, dont l’incompétence avérée n’a d’égal que leur opportunisme très intéressé.

Parce que Hollande est un diviseur! Sa vision communautariste de la mémoire, alors qu’il faudrait qu’elle soit universaliste, conduit à l’explosion de l’antisémitisme, du racisme et du clivage profond de la société.

Parce que Hollande est un opportuniste! Ce trait de sa personnalité caractérise l’ensemble de son parcours politique. Peu importe la France et les français, son action n’est tournée que vers sa personne.

Parce que Hollande est machiavélique! A l’instar de son mentor Mitterrand, dont il n’est qu’une pale contrefaçon, il donne de la visibilité au FN pour affaiblir la droite républicaine.

Parce que Hollande haït les valeurs historiques et culturelles qui ont façonné la France! Il s’emploie à déconstruire la famille, projette de remplacer l’éducation par le conditionnement idéologique, renie l’héritage catholique de notre civilisation et satisfait les revendications antirépublicaines de communautés religieuses minoritaires.

Parce que Hollande exècre la réussite! Il ne cesse de mettre des bâtons dans les roues à toute forme d’entrepreneuriat. Ainsi, il a mis à mort le régime de l’auto entreprise, il stoppe net le développement du marché des VTC, il taxe les entreprises comme jamais elles ne l’ont été.

Parce que Hollande ne sait pas compter! Il tente de faire baisser le chômage, en finançant de faux emplois précaires, sur un déficit qu’il explose littéralement, pensant qu’il est sans limite.

Parce que Hollande est socialiste! Il a placé tous ses fidèles laquais, ses proches, ses amis, leurs enfants, ses alliées et ses ex au terme d’une incroyable chasse aux sorcières, comme jamais le France n’en a connu. Et quand les postes n’existaient pas, il les a créé, comme pour Jospin.

Parce que Hollande est un panier percé! Il est incapable de faire les économies nécessaires et cède à tous les caprices des fonctionnaires et de leurs syndicats. La distribution électoraliste bat son plein.

Parce que Hollande est mou! Il est incapable de trancher dans le vif et cultive une position ultra consensuelle mortifère, pour ne fâcher personne, qui consacre l’immobilisme.

La liste pourrait continuer à l’infini, tant l’homme qui fait actuellement fonction de Président en France a de qualités! Et puis mon propos n’est pas de vous miner un peu plus le moral. La gauche s’en charge très bien, quotidiennement, et avec une telle constance!

Simplement, on comprend mieux, au regard de ce qui sonne déjà comme un bilan, la motivation de la chasse à l’homme que les «forces de progrès» pratiquent sans aucune retenue. Ils doivent à tout prix masquer l’échec total de 20 mois de présidence Hollande. Allumer des contrefeux pour que l’on cesse de parler du chômage qui chaque mois bat le record historique du mois précédent. Faire diversion pour faire oublier un temps la pression fiscale insupportable qui pèse sur les français. Entretenir le brouillard pour cacher la vertigineuse explosion de la délinquance, conséquence directe d’une réponse judiciaire angélique.

Et parce que Hollande sait quand même faire preuve d’une certaine forme de réalisme. Il sait que si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, comme un autre illustre socialiste dont on avait pu juger l’action, il ne serait pas présent au second tour!

Toute cette clique malfaisante est donc prête à tout pour éviter la sanction qui lui pend au nez lors des élections municipales et européennes à venir. Alors, tout ce que la gauche connait de serviles soldats, ressort sa recette haineuse. L’anti-sarkozysme est poussé à son paroxysme. Des vieilles affaires sont agitées, même celles qui ont déjà été jugées et qui ont blanchi Sarkozy. De nouvelles affaires sont inventées à un rythme effréné qui ne semble plus choquer personne. La cible s’élargit aux cadres de l’UMP et à tous ceux qui représentent un risque. Le pot-au-feu de la manipulation est alimenté en permanence… Accusations, sous-entendus, amalgames alambiqués, calomnies sont bruyamment relayés et attisés par une presse quasi aux ordres! Et peu importe, si pour arriver à leurs fins, ils doivent s’asseoir ouvertement sur ce qu’il reste d’indépendance à une justice déjà bien politisée. Tant pis! La République exemplaire de «Moi Président…» ne verra jamais le jour. L’heure est à sauver les meubles coûte que coûte.

Sauf que les français ne sont plus dupes. S’il devait y avoir une once de vérité dans tout cela, peut-être qu’elle aurait fini par éclater depuis longtemps. Non!?

Après des années d’enquêtes… Rien! Près d’un ans d’écoutes téléphoniques… Rien! C’est à se demander si les enquêteurs, les juges et toute la machine judiciaire n’est pas peuplée que de sombres crétins incompétents! Cahuzac est tombé en quelques mois, comme un fruit mur, dès le début des investigations. Mais là, avec tout ce temps, toute l’énergie, et tous les moyens déployés par des troupes fanatisées et plus que motivées… Rien! Sarkozy est toujours debout!

Qu’importe le ridicule qui en découle pour la classe politique toute entière. Le PS persiste et signe. Il faut sauver le soldat Hollande et l’illusion qu’il marquera l’histoire. L’histoire, elle, ne retiendra que son casque!

Les français sont las de ce cirque pitoyable, de ce spectacle délirant. Même ceux qui avaient été dressé à haïr Sarkozy en 2012 sont dépités, dégoûtés. La France est la victime de l’archaïsme du socialisme et de ses méthodes d’un autre âge. Les français en ont marre d’être la risée de la terre entière. Ils sont définitivement vaccinés du rêve enchanteur, des lendemains meilleurs et des promesses de changement. L’important pour eux, maintenant, est de tenir bon jusqu’en 2017 pour virer à jamais ces idéologues sectaires qui les ridiculisent, qui les affament et qui ruinent leur pays.

Dans l’intervalle, tous ces français abusés, trompés, manipulés… Vont, dès les prochains scrutins, montrer que ce sont eux, et eux seuls, qui détiennent le pouvoir de faire ou de défaire le «Roi» Hollande. Son Trône va vaciller. Qu’il en tombe! Que sa chute le réveille… Et qu’il entende que les français ne veulent pas d’un inutile remaniement ministériel qui ne donnera toujours pas de majorité pour agir. Les français veulent une dissolution! Il veulent un gouvernement fort qui s’occupera du chômage, du pouvoir d’achat, de la croissance, de la sécurité… Il veulent que Hollande soit un Président pot de fleur jusqu’en 2017! Les français n’attendent plus rien d’autre de lui!

Quelle majorité pour Hollande ?

Le soutien affirmé et indéfectible de Duflot aux manifestants de Nantes contre le projet de nouvel aéroport est le nouveau couac au sein de la majorité, qui n’en devient qu’un peu plus virtuelle.

Revenons un peu sur l’histoire de cette majorité.

Sa construction a débuté lors de la campagne présidentielle de 2012, ou la stratégie du PS était avant tout basée sur l’anti-sarkozysme à défaut de réel programme, ainsi que sur la négation de la situation de crise. D’où l’union improbable de formations si éloignées politiquement les unes des autres. Jamais un parti n’aura usé d’un racolage électoraliste aussi large! De la gauche la plus extrême, en passant par les communistes, les verts jusqu’à une partie du centre. On peut même y ajouter une partie du FN, puisque l’incapacité de LePen à faire un choix pour le second tour, à bien fait les affaires du PS, et a conduit par le jeu de l’abstention à l’élection de Hollande sur le fil du rasoir par 39% du corps électoral. S’en suivent les élections législatives, copieusement dosées de stratégie électoraliste du PS via des concessions à ses alliés leur permettant artificiellement d’atteindre les fameux quotas pour créer des groupes parlementaires. Le PS, dans sa frénétique volonté de tancer hargneusement l’UMP, surfant toujours plus sur l’anti-sarkozysme que sur la récente victoire de Hollande, s’est tellement perdu en compromissions électorales que la majorité absolue qui lui tenait tant à cœur lui échappe!

Dès lors, le gouvernement fraîchement nommé est le reflet de toutes ces alliances contre nature et des incohérences qui en découlent. Mélenchon, pourtant fidèle valet du PS lors des deux scrutins, a très tôt exclu de participer au gouvernement et se pose déjà comme un arbitre incontournable qui entend dicter une vraie politique de gauche à un Président qu’il juge trop timoré depuis toujours. EELV, dont les ténors semblent plus attachés au carriérisme que ceux du FdG, entre au gouvernement dans une proportion démesurée par rapport à sa représentativité électorale réelle. Ce qui n’empêche pas EELV de rappeler à qui veut l’entendre tous ses désaccords avec le Président fraîchement soutenu et élu. Valls et Montebourg, incontournables poids lourds de la primaire socialiste qui n’ont pas été tendres avec celui qui sera finalement leur leader, trustent des places à forte visibilité médiatique! Et puis aussi toutes les tendances qui composent un PS aux sensibilités plus que jamais diverses vont entrer dans la danse, en plus d’éléphants du parti et des contreparties internes d’usage.

Soucieux de nommer un Premier Ministre qui ne lui fasse pas d’ombre, Hollande choisit Ayrault! En timide provincial endimanché, le pauvre homme ne réussira jamais à tenir ses ministres tous plus franc-tireurs les uns que les autres dans un bal des égos sans commune mesure. Entre mises au points, recadrages, couacs à répétition, celui qui devait assurer la cohésion apparaît très vite comme un homme sans poigne de plus en plus isolé et méprisé. La confiance réaffirmée à maintes reprises du Président, et Batho qui sera virée pour l’exemple, n’y changeront rien. Même au Sénat, qui a basculé à gauche, c’est la rébellion. Les communistes se sont plusieurs fois alliés à l’UMP pour faire échec au PS et au gouvernement.

Aujourd’hui, 21 mois après son élection, Hollande bat tous les records d’impopularité. Adieu la promesse d’inversion de la courbe du chômage! Adieu la promesse de ramener le déficit à 3% du PIB!  La pression fiscale est à son comble! Les agences de notation abaissent la note de la France! Le FMI, la BCE, la CDC et l’UE ne cessent d’exhorter Hollande de s’attaquer aux vrais problèmes et de mettre en œuvre une ligne politique plus en phase avec la réalité! Entre stigmatisation, sectarisme, communautarisme exacerbé et réformes idéologiques imposées aux forceps, les français n’auront jamais été autant divisés!

Plus que jamais dans l’histoire de la cinquième République, une majorité gouvernementale n’aura eu de majorité que le nom!

Et c’est bien parce que Hollande s’appuie sur une majorité virtuelle qu’aucun sujet de fond ne peut être traité. Les vraies priorités n’ont droit qu’à des déclarations d’intention de circonstance qui ne valent guère mieux que les promesses électorales déjà bien vite enterrées. C’est donc une valse bruyante de contre feux qui occupe le gouvernement à coups de symboles en agitant les thèmes de l’égalité, de la parité, de la transparence, de la solidarité, de la République… Tout est bon pour créer un émoi larmoyant de diversion.  Alimentant un peu plus chaque jour l’incompréhension, la division et le mécontentement. Au sein du gouvernement, c’est maintenant  l’autorité du Président qui est de plus en plus souvent mise en cause, et sa politique clairement attaquée. Les faux amis d’hier prennent ouvertement leurs distances comme pour mieux regarder le bateau France partir à la dérive, oubliant bien vite leur coresponsabilité de fait!

Alors, à l’approche des municipales, l’état PS tente coûte que coûte de calmer le jeu avec ses amis de plus en plus indisciplinés, pour minimiser les dégâts d’un scrutin qui s’annonce très difficile. A tel point que beaucoup de socialistes en sont à espérer un FN fort pour limiter la casse… Un comble pour ceux qui se posent en rempart face à la montée de l’extrême droite! Non?!

Mais toute cette harmonie de façade, tenue à bout de bras par un PS désuni, est mise à mal par la perspective des élections Européennes, ou toutes les composantes de la majorité gouvernementale virtuelle ont déjà décidé de s’engager chacune de leur côté. Les tirs à boulet rouge s’intensifient. L’écran de fumée de l’unité est devenu une vitrine bien remplie qui expose toutes les tensions, tous les désacords, toutes les ambitions…

L’état de l’opposition n’a guère plus fier allure. L’UMP encore empêtrée dans une guerre des chefs larvée, semble uniquement préoccupée par l’intention supposée de Sarkozy de 2017. Sans tête, le mouvement est à la dérive, et ne parvient pas à s’emparer des lacunes d’un gouvernement aussi sans tête, pour proposer une voie alternative crédible. C’est naturellement LePen qui tire ses marrons du feu avec un opportunisme non dissimulé, abusant du populisme le plus abjecte. La dame qui a repeint à la va vite le parti de papa d’une rapide couche d’honorabilité qui ne trompe plus personne, roucoule un peu partout en se désignant comme l’alternative incontournable… Heureusement loin de faire l’unanimité, le FN, bien aidé par le PS, a quand même dangereusement progressé dans les intentions. Tiraillé par cette situation, l’UMP s’est scindée en deux mouvances dont l’une se rapproche bêtement de certaines idées populistes du FN. Le PS est logé à la même enseigne, avec une aile gauche qui flirte sans complexe avec les thèses révolutionnaires et sectaires de l’extrême gauche. Mais allez savoir pourquoi, cela choque moins l’opinion et les médias, bien qu’à mon sens, l’incompatibilité républicaine soit exactement la même. La presse devra d’ailleurs bien un jour faire son autocritique et assumer sa part de resposabilité dans ce traitement discutable de l’information. Les deux « Fronts » partagent les mêmes méthodes et parfois les mêmes électeurs. Le centre, pour ne pas dire « les centres », est lui aussi en déliquescence, et ne représente plus un allié crédible pour personne depuis longtemps.

Quelle que soit l’issue des deux consultations à venir, la question légitime d’une majorité réelle et efficiente est plus que jamais posée!

Et qu’importe un éventuel remaniement. Ce serait une mascarade de plus! La majorité sur laquelle s’appuie Hollande ne permet pas aujourd’hui et ne permettra qu’encore moins demain de diriger la France, d’apporter des réponses aux problèmes du pays et de traiter les préoccupations des français! Il est temps que le PS reconnaisse son réel poids électoral pur et fasse avec, sans se compromettre avec des organisations qui ne partagent strictement rien de sa vision sociale-démocrate assumée. Et surtout qu’il en finisse avec la recette inventée par Mitterrand, qui consiste à faire monter le FN pour affaiblir la droite républicaine par le jeu des triangulaires. A jouer avec le feu, on se brule tôt ou tard!

Face à cette situation nuisible pour la France, issue directement des conditions électoralistes de construction de cette majorité, c’est à se demander si l’heure ne serait pas logiquement à la cohabitation?

Que le Président n’ait pas de majorité propre ne serait pas une première, ni un drame…

Mais la France, elle, a besoin d’une majorité! Cela devient une question de survie pour les français!

Dissolution?