ISLAM : Religion de Paix au cœur du conflit israélo-palestinien ?

Ce billet fait suite au précédent (Dernière tendance de la boboïtude : La cause palestinienne) qui a suscité beaucoup de réactions sur ce blog, Facebook et Twitter. Merci à vos témoignages de sympathie et d’encouragement. Merci aussi aux innombrables décérébrés qui m’ont insultée et m’insultent encore quotidiennement, prouvant que le fond de ce blog est profondément juste… En appuyant là où ça fait mal. J’ai donc souhaité aller plus loin en pointant la mystification de ceux qui manifestent pour Gaza, la manipulation islamiste dont ils sont victimes et le cynisme de ceux à qui profite ce crime antisémite.

Hamas ShieldTout d’abord, en avant-propos, précisons le titre de ce billet. Certains pourraient s’émouvoir du lien qui est fait ici entre le conflit israélo-palestinien et l’Islam, arguant du fait que le conflit est purement politique et sans lien avec la religion islamique… Il n’en est rien ! L’Islam est la politique ! De nombreux sites d’information et de formation islamistes confirment d’ailleurs la chose tout à fait clairement et sans aucune ambiguïté. La charte du Hamas et des Frères Musulmans aussi ! C’est au nom de l’Islam que les arabo-musulmans justifient le conflit et leur pseudo légitimité affirmée. L’Islam est donc l’ingrédient principal, pour ne pas dire unique, du conflit au Moyen-Orient.

Maintenant que le lien entre politique et Islam est clairement et indiscutablement établi, posons-nous quelques questions de bon sens… Et trouvons la matière pour amorcer la réflexion et se faire une opinion… par soi-même…

Les Juifs ont-ils volé la terre qu’ils occupent ?

La question de la terre ! Nombreux sont les soutiens de la cause palestinienne à affirmer qu’Israël a volé une terre islamique, que l’origine du conflit est la spoliation. Qu’en est-il ? Cette question nécessite de remonter très très loin en arrière, et non pas de faire débuter l’histoire au moment qui serait le plus opportun pour justifier son idée. Le principe est simple. L’histoire est un tout. L’histoire est un fait. Et ne peut pas être saucissonnée pour tenter de légitimer. Car ce serait de la manipulation, du mensonge… Et bien force est de constater que nous baignons dans une immense mystification ! L’histoire la plus ancienne connue de ce territoire remonte aux Philistins. Il en ressort qu’aussi loin que l’on remonte, les Juifs ont vécu sur cette terre et ont dû s’y battre pour la défendre. Ca n’est que bien plus tard (plusieurs siècles), bien après les romains, que les arabo-musulmans s’y sont installés et ont décrété qu’il s’agissait d’une terre d’Islam. Donc, s’il devait y avoir spoliation, c’est en réalité celle des arabo-musulmans au détriment du peuple Juif. Il n’empêche que les palestiniens entretiennent sciemment un flou linguistique grossier. Car si le mot Palestine est bien hérité du mot Philistin, il n’y a aucun rapport culturel, religieux ou linguistique entre ces populations. Les Philistins sont un peuple disparu qui n’a aucun lien avec les palestiniens d’aujourd’hui ! Les revendications du Hamas et du Fatah n’ont donc aucun fondement historique contrairement à ce qui est régulièrement distillé par la propagande pro palestinienne. Cette question de la terre est à la fois l’argument de base du Hamas, et aussi l’explication de l’échec de toutes les tentatives de paix et de négociation. Il suffit pour s’en convaincre de se reporter à la charte du Hamas. Sous cet éclairage, il apparait clair qu’en réalité la question de la terre n’est qu’un prétexte pour justifier l’anéantissement de l’état d’Israël et du peuple Juif au nom de Dieu.

Le conflit palestinien n’est-il pas au fond qu’une question d’argent ?

La principale source de financement de l’autorité palestinienne est constituée d’aides internationales, dont l’Europe est un des plus gros contributeur. De nombreuses sources ont pointé du doigt, par le passé comme aujourd’hui, une corruption très organisée dans le but de détourner les aides. Ainsi, ont pu être démontrés l’enrichissement personnel de Yasser Arafat et de son clan dans des proportions inimaginables. Aujourd’hui encore, Mahmoud Abbas est au cœur de ce système mafieux qui semble non seulement perdurer mais s’amplifier. Les milliards qui sont sensés aider la population palestinienne au quotidien par le biais du développement, des infrastructures, de l’éducation… sont massivement détournées. Il a même été établi clairement qu’une partie de ces fonds servent à armer le Hamas et à financer des actions terroristes un peu partout dans le monde. L’UE, contrainte par les nombreuses révélations étayées, s’est émue de la situation et a diligenté une enquête qui s’est soldée par une « absence de preuve » (en l’absence de comptabilité !) et la recommandation de plus de transparence dans la gestion des fonds pour l’avenir. Quand on sait que les personnes en charge de cette enquête sont toutes islamophiles et acquises à la cause palestinienne, on peut légitimement se demander s’il ne s’agissait pas simplement de mettre une chape de plomb sur ce que tout le monde sait mais tait ! Le principal étant que le robinet reste ouvert ! Il semble évident que par le biais des aides, la communauté internationale tente d’acheter sa tranquillité, imaginant éloigner le danger terroriste de son sol… Le pari est extrêmement couteux et bien risqué ! Surtout quand on sait que 80% des actes terroristes commis à travers le monde sont de près ou de loin liés au conflit israélo-palestinien ! Il sonne donc comme une évidence que la question de l’argent est un frein majeur pour le chemin de la paix et pour la tranquillité mondiale. Non seulement les occidentaux arment les terroristes de Gaza, mais ils financent le terrorisme mondial ! Un comble ! Les dirigeants de l’autorité palestinienne n’ont aucun intérêt à la paix, car l’argent coule à flot à leur seul profit. Leur intérêt est même à une exportation massive du conflit pour augmenter les bénéfices !

Comment le Hamas recrute ?

On peut se demander comment un mouvement terroriste aux origines si anciennes peut maintenir en permanence un vivier sans cesse renouvelé de candidats au Jihad… La réponse est simple : Lavage de cerveau ! Dès leur naissance, les enfants palestiniens de Gaza sont littéralement soumis à un bourrage de crâne incessant destiné à les programmer pour le sacrifice au nom de l’Islam. Aucun accès à l’information, à la culture, à l’éducation… Juste un formatage méthodique pour dresser des individus. Le plus ironique, c’est que l’Union Européenne finance en partie le dressage par ses financements. Et puis l’actualité récente nous a montré qu’à Gaza, une école ne sert pas à dispenser le savoir, mais à stocker des roquettes ! C’est ainsi que le Hamas dispose à l’infini d’une ressource ultra conditionnée et acquise ! Un nombre important de bambins palestiniens vantant le Jihad est facilement accessible sur YouTube. En France c’est « l’école des fans », à Gaza c’est « l’école des armes », de la haine et la promesse de n’être qu’un corps sans vie agité au journal télévisé, à la grande fierté des parents du martyr !

Quelles sont les méthodes de communication de la cause palestinienne ?

C’est bien connu, une cause sans communication n’a aucune chance de se faire entendre, ni d’attirer la sympathie. Dans le cas du Hamas et du Fatah, la communication a laissé place dès le début à la propagande la plus sordide, en plus des attentats, dans le but d’exporter le conflit hors de Palestine. Le but premier est de montrer aux musulmans du monde une supposée injustice et de recruter des candidats potentiels au terrorisme. Le deuxième but, est de créer un émoi disproportionné destiné à générer des actions de soutien marquantes et violentes qui feront la une de la presse mondiale. Dans les deux cas, les méthodes de communication sont empruntées aux communicants du 3ème Reich ! Tout est bon… La stigmatisation permanente du Juif par des caricatures pour nourrir la haine. Le détournement d’information ou d’image est systématiquement la norme. Les discours des leaders postés sur YouTube avec la même verve qu’un certain Adolph Hitler. En ce moment, c’est l’ultra présence sur les réseaux sociaux qui est à son comble, notamment sur Twitter. Sauf que quand vous allez voir de plus près les comptes concernés, vous vous apercevez qu’il ont été créés récemment pour la circonstance, qu’il n’ont qu’une poignée d’abonnés et que l’activité est uniquement axée sur la propagation du message antisémite du Hamas… Ainsi, certains pourraient croire qu’il y a un réel engouement pour la cause palestinienne, alors qu’il ne s’agit que d’une illusion montée de toutes pièces par les Goebbels islamistes !

Qui sont les manifestants ?

Ils sont à classer en quatre catégories. Tout d’abord, il y a les réels soutiens à la cause palestinienne qui ont subi l’embrigadement de rigueur. Ils sont extrêmement minoritaires, et souhaitons qu’ils soient sous surveillance de la DCRI, car ce sont des Merah ou Memmouche en puissance qui n’hésiteront pas à tuer vos enfants demain. Ensuite, il y a ceux que l’on nomme les jeunes de banlieue. Ils ne connaissent rien au conflit, ont le QI d’une poule et ne sont là que pour casser et piller. Ils sont tous de confession musulmane, et leur haine culturelle et instinctive du Juif et de la République rend leurs exactions légitimes à leurs yeux comme contribution au combat islamique imposé. Vient l’ultra gauche. Pour eux, la cause palestinienne est un vulgaire prétexte. Ils ne sont là que pour instaurer un climat d’anarchie. Ce sont les casseurs organisés que l’on retrouve dans toutes les manifestations qu’ils transforment en terrain d’entrainement à la guérilla urbaine. On retrouve parmi eux les plus fanatisés du NPA, du FdG, du PC, de la CGT, d’EELV, des Black Block… et de toutes les mouvances trotskistes dont l’idéologie n’a qu’à peine dissimulé son antisémitisme primaire. Enfin, viennent les moutons. Tout ce flot un peu benêt qui s’engouffre dans le premier émoi qui passe pour donner un sens à sa vie ou s’acheter une conscience pour pas cher. Ces bonnes poires qui s’émeuvent à l’excès des baleines, des bébés phoques, des ours, des loups, des roms, de la pollution, du consumérisme… Ce sont des clients en or pour les théories du complot en tous genres et en particulier pour celle du complot Juif mondial qui veut dominer la planète et qui assassine des enfants palestiniens (si, si… Ils l’ont lu sur internet !)…

Est-ce que tous les musulmans sont derrière la cause palestinienne ?

En grande majorité, oui ! L’Islam le leur impose comme un devoir. Donc beaucoup embrassent la cause, même si ils y sont totalement étrangers. Juste pour ne pas faire tâche dans la communauté. Signe d’espoir, un nombre grandissant de musulmans ouvrent les yeux sur la barbarie et l’obscurantisme qui fondent l’Islam. Les témoignages d’apostats sont de plus en plus nombreux, révélateurs et émouvants de sincérité. De même, un nombre grandissant, qui a fui l’oppression de la religion dans les pays du moyen orient, qui a pu étudier et découvrir le monde, mène une croisade assumée contre l’Islam. Cette croisade, qui résulte de siècles d’une vision moyenâgeuse de la société, a d’ailleurs pris tout son sens lors de le publication des caricatures de Mahomet et des réactions disproportionnées de fanatiques lobotomisés un peu partout dans le monde.

La communauté internationale fait-elle tout ce qu’elle peut ?

Évidemment, non ! On peut même dire que nous nageons dans une hypocrisie crasse ! La communauté internationale a voulu et contribué à la création de l’État d’Israël. Avec le recul, on peut douter aujourd’hui de la sincérité du choix si l’on se replace dans le contexte historique de l’après-guerre. Cela ressemble à une manière de se débarrasser de la question Juive qui heurtait encore pas mal de consciences « innocentes » face à l’horreur de l’holocauste qu’il n’était plus possible de nier. C’est ainsi que nos bonnes consciences ont avalisé la création d’un état au cœur d’une terre revendiquée comme Islamique et entourée d’états ouvertement hostiles qui ont désapprouvé le choix de la communauté internationale dès le début. Certains ont même certainement pensé que le problème Juif allait ainsi se régler naturellement, loin de nos yeux et de notre responsabilité… On notera avec ironie que le même interventionnisme réputé pacifiste a contribué à faire des Balkans une poudrière ! Que reste-t-il d’ailleurs aujourd’hui de ces territoires découpés et redécoupés contre tout bon sens par l’ONU ? Il n’empêche que, contre toute attente, l’État d’Israël a su se construire rapidement, qu’il a su se protéger… Et ça, il ne le doit qu’à lui-même et au poids politique de la communauté à travers le monde ! Alors aujourd’hui, l’implication de la communauté internationale est pour le moins timide ! D’un côté elle classe comme terroriste des organisations telles que le Hamas ou le Fatah, et de l’autre elle leur offre une reconnaissance en en faisant des interlocuteurs à la table des négociations ?! N’y a-t-il pas une incohérence majeure ? D’autant que les terroristes en question déclament chaque jour que leur but ultime est l’anéantissement de tous les Juifs et l’instauration de la Loi islamique partout dans le monde ! Combien de « 11 septembre » faudra-t-il pour qu’enfin la communauté internationale cesse de baigner dans l’angélisme ? Le défi aujourd’hui du monde civilisé ne se résume pas au conflit israélo-palestinien qui n’est que la partie émergée d’un iceberg. Il convient, pour la sécurité du monde, de reconnaitre sans détour que l’Islam est porteur d’un message de haine et d’une déclaration de guerre contre tous les « infidèles », hommes ou états, qui s’impose à tous les musulmans. Comme l’affirment de nombreux apostats, les musulmans vont devoir changer ou disparaitre. Il ne peut en être autrement… Nous sommes au cœur d’une guerre bien réelle que nous n’avons pas déclarée et qui est niée par un monde politique apeuré et désemparé. Que la communauté internationale enlève donc ses œillères et commence par faire face à ses incohérences !

A vous maintenant de trouver la réponse aux questions qui s’imposent face à ces incohérences et à l’hypocrisie… face à l’angélisme des bonnes consciences…

Est-il normal que le Fatah, reconnu comme organisation terroriste, soit membre de l’Internationale Socialiste aux côtés du PS Français qui gouverne la France ?

Est-il normal que l’Union Européenne dont le conseil a classé Hamas et Fatah comme organisations terroristes verse des aides sans aucun contrôle ?

Est-il normal que Yasser Arafat, escroc reconnu et terroriste patenté aux mains pleines de sang soit fait Prix Nobel de la Paix au nom d’un symbolisme ridicule ?

Est-il normal de laisser prospérer partout le radicalisme le plus fou au prétexte fallacieux d’un utopique « vivre ensemble » ?

Est-il normal que les médias revendiquant tous l’éthique du journalisme d’investigation deviennent des instruments de propagande ?

Est-il normal en 2014 que les rues de Paris soient mises à sac par des bandes fanatisées qui hurlent « mort aux Juifs » ?

Est-il normal qu’au prétexte débile et sans fondement de ne stigmatiser personne, le monde soit muet sur le génocide des Chrétiens perpétré en Irak par l’islamisme conquérant ?

Serez-vous les complices de l’Islam, du Hamas, de la haine, de l’antisémitisme ?

Quelle majorité pour Hollande ?

Le soutien affirmé et indéfectible de Duflot aux manifestants de Nantes contre le projet de nouvel aéroport est le nouveau couac au sein de la majorité, qui n’en devient qu’un peu plus virtuelle.

Revenons un peu sur l’histoire de cette majorité.

Sa construction a débuté lors de la campagne présidentielle de 2012, ou la stratégie du PS était avant tout basée sur l’anti-sarkozysme à défaut de réel programme, ainsi que sur la négation de la situation de crise. D’où l’union improbable de formations si éloignées politiquement les unes des autres. Jamais un parti n’aura usé d’un racolage électoraliste aussi large! De la gauche la plus extrême, en passant par les communistes, les verts jusqu’à une partie du centre. On peut même y ajouter une partie du FN, puisque l’incapacité de LePen à faire un choix pour le second tour, à bien fait les affaires du PS, et a conduit par le jeu de l’abstention à l’élection de Hollande sur le fil du rasoir par 39% du corps électoral. S’en suivent les élections législatives, copieusement dosées de stratégie électoraliste du PS via des concessions à ses alliés leur permettant artificiellement d’atteindre les fameux quotas pour créer des groupes parlementaires. Le PS, dans sa frénétique volonté de tancer hargneusement l’UMP, surfant toujours plus sur l’anti-sarkozysme que sur la récente victoire de Hollande, s’est tellement perdu en compromissions électorales que la majorité absolue qui lui tenait tant à cœur lui échappe!

Dès lors, le gouvernement fraîchement nommé est le reflet de toutes ces alliances contre nature et des incohérences qui en découlent. Mélenchon, pourtant fidèle valet du PS lors des deux scrutins, a très tôt exclu de participer au gouvernement et se pose déjà comme un arbitre incontournable qui entend dicter une vraie politique de gauche à un Président qu’il juge trop timoré depuis toujours. EELV, dont les ténors semblent plus attachés au carriérisme que ceux du FdG, entre au gouvernement dans une proportion démesurée par rapport à sa représentativité électorale réelle. Ce qui n’empêche pas EELV de rappeler à qui veut l’entendre tous ses désaccords avec le Président fraîchement soutenu et élu. Valls et Montebourg, incontournables poids lourds de la primaire socialiste qui n’ont pas été tendres avec celui qui sera finalement leur leader, trustent des places à forte visibilité médiatique! Et puis aussi toutes les tendances qui composent un PS aux sensibilités plus que jamais diverses vont entrer dans la danse, en plus d’éléphants du parti et des contreparties internes d’usage.

Soucieux de nommer un Premier Ministre qui ne lui fasse pas d’ombre, Hollande choisit Ayrault! En timide provincial endimanché, le pauvre homme ne réussira jamais à tenir ses ministres tous plus franc-tireurs les uns que les autres dans un bal des égos sans commune mesure. Entre mises au points, recadrages, couacs à répétition, celui qui devait assurer la cohésion apparaît très vite comme un homme sans poigne de plus en plus isolé et méprisé. La confiance réaffirmée à maintes reprises du Président, et Batho qui sera virée pour l’exemple, n’y changeront rien. Même au Sénat, qui a basculé à gauche, c’est la rébellion. Les communistes se sont plusieurs fois alliés à l’UMP pour faire échec au PS et au gouvernement.

Aujourd’hui, 21 mois après son élection, Hollande bat tous les records d’impopularité. Adieu la promesse d’inversion de la courbe du chômage! Adieu la promesse de ramener le déficit à 3% du PIB!  La pression fiscale est à son comble! Les agences de notation abaissent la note de la France! Le FMI, la BCE, la CDC et l’UE ne cessent d’exhorter Hollande de s’attaquer aux vrais problèmes et de mettre en œuvre une ligne politique plus en phase avec la réalité! Entre stigmatisation, sectarisme, communautarisme exacerbé et réformes idéologiques imposées aux forceps, les français n’auront jamais été autant divisés!

Plus que jamais dans l’histoire de la cinquième République, une majorité gouvernementale n’aura eu de majorité que le nom!

Et c’est bien parce que Hollande s’appuie sur une majorité virtuelle qu’aucun sujet de fond ne peut être traité. Les vraies priorités n’ont droit qu’à des déclarations d’intention de circonstance qui ne valent guère mieux que les promesses électorales déjà bien vite enterrées. C’est donc une valse bruyante de contre feux qui occupe le gouvernement à coups de symboles en agitant les thèmes de l’égalité, de la parité, de la transparence, de la solidarité, de la République… Tout est bon pour créer un émoi larmoyant de diversion.  Alimentant un peu plus chaque jour l’incompréhension, la division et le mécontentement. Au sein du gouvernement, c’est maintenant  l’autorité du Président qui est de plus en plus souvent mise en cause, et sa politique clairement attaquée. Les faux amis d’hier prennent ouvertement leurs distances comme pour mieux regarder le bateau France partir à la dérive, oubliant bien vite leur coresponsabilité de fait!

Alors, à l’approche des municipales, l’état PS tente coûte que coûte de calmer le jeu avec ses amis de plus en plus indisciplinés, pour minimiser les dégâts d’un scrutin qui s’annonce très difficile. A tel point que beaucoup de socialistes en sont à espérer un FN fort pour limiter la casse… Un comble pour ceux qui se posent en rempart face à la montée de l’extrême droite! Non?!

Mais toute cette harmonie de façade, tenue à bout de bras par un PS désuni, est mise à mal par la perspective des élections Européennes, ou toutes les composantes de la majorité gouvernementale virtuelle ont déjà décidé de s’engager chacune de leur côté. Les tirs à boulet rouge s’intensifient. L’écran de fumée de l’unité est devenu une vitrine bien remplie qui expose toutes les tensions, tous les désacords, toutes les ambitions…

L’état de l’opposition n’a guère plus fier allure. L’UMP encore empêtrée dans une guerre des chefs larvée, semble uniquement préoccupée par l’intention supposée de Sarkozy de 2017. Sans tête, le mouvement est à la dérive, et ne parvient pas à s’emparer des lacunes d’un gouvernement aussi sans tête, pour proposer une voie alternative crédible. C’est naturellement LePen qui tire ses marrons du feu avec un opportunisme non dissimulé, abusant du populisme le plus abjecte. La dame qui a repeint à la va vite le parti de papa d’une rapide couche d’honorabilité qui ne trompe plus personne, roucoule un peu partout en se désignant comme l’alternative incontournable… Heureusement loin de faire l’unanimité, le FN, bien aidé par le PS, a quand même dangereusement progressé dans les intentions. Tiraillé par cette situation, l’UMP s’est scindée en deux mouvances dont l’une se rapproche bêtement de certaines idées populistes du FN. Le PS est logé à la même enseigne, avec une aile gauche qui flirte sans complexe avec les thèses révolutionnaires et sectaires de l’extrême gauche. Mais allez savoir pourquoi, cela choque moins l’opinion et les médias, bien qu’à mon sens, l’incompatibilité républicaine soit exactement la même. La presse devra d’ailleurs bien un jour faire son autocritique et assumer sa part de resposabilité dans ce traitement discutable de l’information. Les deux « Fronts » partagent les mêmes méthodes et parfois les mêmes électeurs. Le centre, pour ne pas dire « les centres », est lui aussi en déliquescence, et ne représente plus un allié crédible pour personne depuis longtemps.

Quelle que soit l’issue des deux consultations à venir, la question légitime d’une majorité réelle et efficiente est plus que jamais posée!

Et qu’importe un éventuel remaniement. Ce serait une mascarade de plus! La majorité sur laquelle s’appuie Hollande ne permet pas aujourd’hui et ne permettra qu’encore moins demain de diriger la France, d’apporter des réponses aux problèmes du pays et de traiter les préoccupations des français! Il est temps que le PS reconnaisse son réel poids électoral pur et fasse avec, sans se compromettre avec des organisations qui ne partagent strictement rien de sa vision sociale-démocrate assumée. Et surtout qu’il en finisse avec la recette inventée par Mitterrand, qui consiste à faire monter le FN pour affaiblir la droite républicaine par le jeu des triangulaires. A jouer avec le feu, on se brule tôt ou tard!

Face à cette situation nuisible pour la France, issue directement des conditions électoralistes de construction de cette majorité, c’est à se demander si l’heure ne serait pas logiquement à la cohabitation?

Que le Président n’ait pas de majorité propre ne serait pas une première, ni un drame…

Mais la France, elle, a besoin d’une majorité! Cela devient une question de survie pour les français!

Dissolution?