Taxi ou VTC ? Comme entre torchon et serviette… Rien à voir !

Les taxis traditionnels sont vent debout contre les fameux VTC!

L’argument principal de la fronde des taxis est le prix de la licence.

Mais ne leur en déplaise, cet argument ne tient pas! En effet, ils sont les seuls responsables de l’envolée des coûts. Car en fait, la licence ne coûte rien! Elle est délivrée gratuitement. C’est juste parce que leur nombre est limité, qu’un cours de gré à gré tout a fait artificiel a vu le jour.

Et pourquoi?

Et bien tout simplement car être taxi est très juteux grâce au liquide qui échappe à toute taxation. Les usagers du service le savent bien. La majorité des taxis ne prend pas la carte bancaire, et étonnamment, pour ceux qui l’ont, la machine est opportunément en panne! Alors oui, en façade, la profession affiche des revenus miséreux. Cachant soigneusement la manne de l’argent liquide non déclaré qui représente le plus gros des rentrées. Et c’est pour cela que les licences qui n’ont au départ aucune valeur faciale s’échangent à prix d’or!

D’ailleurs, si le métier était si dur et si peu rémunérateur, comment expliquer le prix de revente des licences?

En plus des indépendants, il y a aussi les grandes sociétés, qui se sont ruées sur ces licences en pratiquant la surenchère, pour se fabriquer de très lucratifs quasi monopoles justement basés sur le nombre limité de licences, contribuant ainsi à faire grossir la bulle. Admettre les conditions de travail déplorables des chauffeurs affiliés sonne comme une évidence, tant la rapacité des opérateurs face au profit est grande! D’ailleurs, ces victimes littéralement asservies n’ont cure de la concurrence des VTC. Même si le système de la « perruque » est un non dit qui existe aussi dans une moindre mesure et qui satisfait les deux parties . Les taxis affiliés sont tout simplement silencieux face à la menace permanente qui pèse sur eux avec des contrats aux conditions très contraignantes. Et le paradoxe qu’ils constituent une « réserve » prioritaire aux abonnés payants des centrales de réservation, accentuant gravement la pénurie, notamment aux heures de pointe, pour le plus grand bénéfice des centrales.

Dans ces conditions, il apparaît totalement déplacé de la part des acteurs, indépendants ou groupements, de crier au loup face aux VTC!

Ils se sont eux même passé la corde au coup en donnant une valeur exorbitante à quelque chose qui n’en a pas ou en s’imposant un lien de subornation.

C’est le jeu ma pauvre Lucette! Un peu comme des néophytes qui joueraient inconsidérément en bourse, comme ce fut le cas lors de la « bulle internet », la dure réalité se rappelle tôt ou tard aux doux rêveurs ou aux vils rapaces! Ce qui ne vaut rien ne vaut rien!

Et tout ce bruyant petit monde voudrait maintenir le système en place… Impossible d’augmenter le nombre de licences car ça ferait baisser le cours virtuel. Impossible d’ouvrir la concurrence à d’autres services car en plus de faire baisser le cours virtuel de la licence, les gros opérateurs du secteur verraient leurs chauffeurs passer dans « l’autre camp », transformant les groupements en coquilles vides détentrices de licences à leur juste prix, c’est à dire zéro!

La vrai question dans cette affaire est de savoir ce qui est bien pour l’usager. Et une chose est certaine, l’esprit monopolistique créé par les opérateurs et les indépendants n’est pas de nature à satisfaire l’usager, ni à répondre à la demande.

Il suffit de regarder ce qui ce passe chez nos voisins européens ou même outre atlantique pour se rendre compte que notre système est totalement dépassé, perverti et très insuffisant.

Si a tout cela on ajoute la notion de service qui est totalement exsangue de l’offre traditionnelle, les revendications n’en apparaissent que plus comme totalement dénuées de sens!

Pour la grande majorité, les voitures des taxis sont sales et puantes, les chauffeurs désagréables, les trajets alambiqués pour faire « tourner le compteur » sont monnaie courante… Et aux heures de pointe il faut attendre une éternité en station un hypothétique taxi qui en plus vous refusera car la destination ne lui convient pas! Quitte à être considéré comme du bétail, autant se rabattre sur le métro… Non?!

Alors tant pis! Il faudra bien que cette caste se fasse à la réalité!

Un VTC est là à l’heure, le prix est convenu et déjà réglé, la voiture est propre, le chauffeur aussi est propre, et courtois. Et puis il y a les petits plus. Avec un VTC, vous ne mettez pas vous même la valise dans le coffre, si il pleut, le chauffeur à un parapluie, tard le soir il vous accompagne jusqu’à la porte…

Deux mondes totalement différents! A tel point qu’il apparaît même totalement aberrant de parler de concurrence!

Alors oui! Les VTC ont plus que leur place! Ils répondent à un besoin réel qui n’est pas du tout satisfait par l’offre traditionnelle! C’est la règle de l’évolution dans tous les domaines. S’adapter ou disparaître. Tel est en réalité l’unique challenge de l’offre traditionnelle.

Ne nous y trompons pas. Les indépendants et les groupements brandissent la concurrence en la circonstance honteusement qualifiée de déloyale, non pas parce que le travail manque… Mais car ils voient un peu tard que leur investissement plus que hasardeux n’est en fait qu’une bulle! Leurs gesticulations sont à la hauteur de leur manque de vision!

La vérité crue c’est qu’ils veulent en fait êtres « indemnisés »! Là est leur combat caché qui ne trompe personne!

Mais est-ce qu’un placement malheureux en bourse est indemnisé? Non!

Est-ce que les perdants du Loto sont indemnisés? Non!

Est-ce qu’un entrepreneur qui par inconséquence consciente se met en situation de péril doit être indemnisé! Évidemment non!

Ils ont joué, et ils ont perdu! La collectivité n’est pas là pour céder au chantage et indemniser sans raison ceux qui ont bien souvent déjà les poches bien pleines et qui voudraient encore plus! En revanche, il serait sans doute opportun de clarifier les obligations faites aux VTC, notamment en termes d’assurance, de temps de travail… Tout ce qui concerne directement la sécurité de l’usager.

Maintenant, je suis impatiente de voir comment l’action politique résoudra le problème.

Déjà, l’état socialiste, cédant au chantage des gros opérateurs, à stoppé net le développement des acteurs du marché des VTC, imposant un statuquo au goût d’immobilisme qui ne satisfait personne. Et surtout pas l’usager.

Un peu de courage! Un peu de vision! Un peu de réalisme! Est-ce trop demander aux politiques? Pour qu’enfin ils soient en phase avec les évolutions de consommation et les besoins!

Visiblement, oui!

Gageons que comme le régime de l’auto-entreprise qui vient d’être mis à mort dans un silence assourdissant, l’offre VTC suivra le même chemin. Laissant ainsi la porte grande ouverte à l’explosion du travail illégal, au chômage et au coûteux mais dogmatique principe d’assistanat cher au socialisme à la française!

Décidément, il ne fait pas bon vouloir entreprendre en France! Tout est fait pour vous en dissuader!

En attendant, que nos gouvernants fassent éventuellement un jour preuve de responsabilité, l’offre de transport taxi en France et surtout à Paris, reste digne des pires capitales du tiers-monde!

Et entre nous, ça n’est pas prêt de changer!

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