Immigration… Le grand tabou de gauche!

Souvent par idéologie passéiste, mais aussi par calcul électoraliste, la gauche s’impose et impose à tous son grand tabou : L’Immigration.

L’éviction d’Éric Zemmour par iTélé en est la dernière illustration. Pourtant, l’homme dont on sait maintenant qu’il a été jugé à la va vite sur des propos honteusement trafiqués par un journaliste espagnol mal intentionné, ne fait que constater ce qui s’impose à tous, et a le mérite de porter sur la place publique des questions essentielles partagées par tous. Mais peu importe! L’oligarchie de la bien-pensance, pétrie de sa boboïtude nauséabonde, a fait taire celui qui avec des mots simples et compréhensibles par tous, vend plus de livres que tous les intellectuels de gauche réunis qui ont la prétention de décider ce que le peuple doit faire et penser…

Alors, tout ce que la classe politique connait de couteux et bruyants inutiles nous explique que l’immigration est un « bienfait pour la France », que la France s’est construite avec l’immigration… Le tout, sans statistique, dans une énumération plate et vide de sens qui évite soigneusement les différences culturelles et identitaires de la dernière vague migratoire. Certains vont même, face à l’échec patenté de leur politique, dans un effort tragi-comique d’auto-flagellation, jusqu’à se reprocher de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour assurer l’intégration?! Autant dire que toute cette smala marche joyeusement sur la tête!

L’évidence, la réalité même, c’est que les fameux immigrés qui ont par le passé participé à la construction de la France avaient tous en commun avec le « français de souche » tant décrié, une identité européenne et un héritage socio-religio-cultrurel qui a grandement facilité leur intégration. L’échec de l’intégration n’est apparu qu’avec l’arrivée des populations d’Afrique du Nord et autres zones qui ont toutes en commun d’être musulmanes.

Les Italiens, les Espagnols, les Portugais, ou les immigrés d’autres pays d’Europe ont su s’intégrer seuls à la France. Ils ont embrassé sans réserve nos Lois, notre culture et sont aujourd’hui totalement fondus dans la masse. En revanche, la dernière vague migratoire, semble refuser l’intégration. Et pour cause, l’Islam que l’ont présente à tord comme une religion, s’impose aux musulmans comme une Loi supérieure en tous points à celles du pays d’accueil! Comment dans ces conditions voulez-vous que l’intégration puisse se faire? C’est à celui qui choisit la France de s’intégrer, seul… C’est l’effort minimum! Cela suppose, comme toutes les autres vagues migratoires l’ont fait avant, d’accepter sans réserve l’histoire, la culture et les traditions françaises. Dans le cas contraire, il existe une cinquantaine de « Terres d’Islam » dans le monde qui répondront sans aucun doute beaucoup mieux aux aspirations et attentes des malheureux prétendants au séjour sur le sol de France. Etonnant que malgré tous nos travers de mécréants infidèles, tous ces musulmans souhaitent par-dessus tout s’installer chez nous?! Se pose naturellement la question de leur motivation profonde… Et là, on se rend compte que nous sommes en face d’une population qui vient uniquement chercher la générosité de notre système social, et qui en contrepartie refuse l’intégration, à commencer par la laïcité. Comble de l’ironie, l’école de la République se soumet au chantage des contraintes alimentaires dans ses cantines, les piscines municipales cèdent au refus de mixité et aménagent leurs horaires, nos « élites » s’évertuent à gommer toute trace de notre héritage identitaire de l’espace public alors que dans le même temps s’imposent les prières de rue et le voile intégral…

Il n’y a de toute évidence aucune volonté d’intégration de la part des musulmans qui ont choisit la France! En revanche, il y a de leur part une volonté forte et avérée d’importer et d’imposer la culture islamique partout et à tous! Il est illusoire de vouloir aider quelqu’un qui ne veut que les aides… Un peu comme le vieil adage qui nous parle du beurre et de l’argent du beurre.

Tous les grands discours sur la question des moyens accordés à l’intégration relèvent donc de la crétinerie pure! Pourquoi, soudainement, alors que cela n’a jamais été nécessaire avant, faudrait-il consacrer des moyens pour assimiler des immigrés? Cela ne ferait que renforcer le communautarisme qui justement gangrène notre pays.

N’en déplaise aux idéologues islamophiles de notre belle gauche plurielle et d’une partie du centre, le traitement de l’immigration doit être universaliste et non communautariste!

Et au bout du bout, si le vivre en France est si insupportable pour le musulman, c’est peut-être qu’il faut aller vivre ailleurs… En tout cas, la France, elle, n’a pas à se renier pour quelques bobos masochistes islamophiles adeptes d’un utopique vivre ensemble!

Quelle majorité pour Hollande ?

Le soutien affirmé et indéfectible de Duflot aux manifestants de Nantes contre le projet de nouvel aéroport est le nouveau couac au sein de la majorité, qui n’en devient qu’un peu plus virtuelle.

Revenons un peu sur l’histoire de cette majorité.

Sa construction a débuté lors de la campagne présidentielle de 2012, ou la stratégie du PS était avant tout basée sur l’anti-sarkozysme à défaut de réel programme, ainsi que sur la négation de la situation de crise. D’où l’union improbable de formations si éloignées politiquement les unes des autres. Jamais un parti n’aura usé d’un racolage électoraliste aussi large! De la gauche la plus extrême, en passant par les communistes, les verts jusqu’à une partie du centre. On peut même y ajouter une partie du FN, puisque l’incapacité de LePen à faire un choix pour le second tour, à bien fait les affaires du PS, et a conduit par le jeu de l’abstention à l’élection de Hollande sur le fil du rasoir par 39% du corps électoral. S’en suivent les élections législatives, copieusement dosées de stratégie électoraliste du PS via des concessions à ses alliés leur permettant artificiellement d’atteindre les fameux quotas pour créer des groupes parlementaires. Le PS, dans sa frénétique volonté de tancer hargneusement l’UMP, surfant toujours plus sur l’anti-sarkozysme que sur la récente victoire de Hollande, s’est tellement perdu en compromissions électorales que la majorité absolue qui lui tenait tant à cœur lui échappe!

Dès lors, le gouvernement fraîchement nommé est le reflet de toutes ces alliances contre nature et des incohérences qui en découlent. Mélenchon, pourtant fidèle valet du PS lors des deux scrutins, a très tôt exclu de participer au gouvernement et se pose déjà comme un arbitre incontournable qui entend dicter une vraie politique de gauche à un Président qu’il juge trop timoré depuis toujours. EELV, dont les ténors semblent plus attachés au carriérisme que ceux du FdG, entre au gouvernement dans une proportion démesurée par rapport à sa représentativité électorale réelle. Ce qui n’empêche pas EELV de rappeler à qui veut l’entendre tous ses désaccords avec le Président fraîchement soutenu et élu. Valls et Montebourg, incontournables poids lourds de la primaire socialiste qui n’ont pas été tendres avec celui qui sera finalement leur leader, trustent des places à forte visibilité médiatique! Et puis aussi toutes les tendances qui composent un PS aux sensibilités plus que jamais diverses vont entrer dans la danse, en plus d’éléphants du parti et des contreparties internes d’usage.

Soucieux de nommer un Premier Ministre qui ne lui fasse pas d’ombre, Hollande choisit Ayrault! En timide provincial endimanché, le pauvre homme ne réussira jamais à tenir ses ministres tous plus franc-tireurs les uns que les autres dans un bal des égos sans commune mesure. Entre mises au points, recadrages, couacs à répétition, celui qui devait assurer la cohésion apparaît très vite comme un homme sans poigne de plus en plus isolé et méprisé. La confiance réaffirmée à maintes reprises du Président, et Batho qui sera virée pour l’exemple, n’y changeront rien. Même au Sénat, qui a basculé à gauche, c’est la rébellion. Les communistes se sont plusieurs fois alliés à l’UMP pour faire échec au PS et au gouvernement.

Aujourd’hui, 21 mois après son élection, Hollande bat tous les records d’impopularité. Adieu la promesse d’inversion de la courbe du chômage! Adieu la promesse de ramener le déficit à 3% du PIB!  La pression fiscale est à son comble! Les agences de notation abaissent la note de la France! Le FMI, la BCE, la CDC et l’UE ne cessent d’exhorter Hollande de s’attaquer aux vrais problèmes et de mettre en œuvre une ligne politique plus en phase avec la réalité! Entre stigmatisation, sectarisme, communautarisme exacerbé et réformes idéologiques imposées aux forceps, les français n’auront jamais été autant divisés!

Plus que jamais dans l’histoire de la cinquième République, une majorité gouvernementale n’aura eu de majorité que le nom!

Et c’est bien parce que Hollande s’appuie sur une majorité virtuelle qu’aucun sujet de fond ne peut être traité. Les vraies priorités n’ont droit qu’à des déclarations d’intention de circonstance qui ne valent guère mieux que les promesses électorales déjà bien vite enterrées. C’est donc une valse bruyante de contre feux qui occupe le gouvernement à coups de symboles en agitant les thèmes de l’égalité, de la parité, de la transparence, de la solidarité, de la République… Tout est bon pour créer un émoi larmoyant de diversion.  Alimentant un peu plus chaque jour l’incompréhension, la division et le mécontentement. Au sein du gouvernement, c’est maintenant  l’autorité du Président qui est de plus en plus souvent mise en cause, et sa politique clairement attaquée. Les faux amis d’hier prennent ouvertement leurs distances comme pour mieux regarder le bateau France partir à la dérive, oubliant bien vite leur coresponsabilité de fait!

Alors, à l’approche des municipales, l’état PS tente coûte que coûte de calmer le jeu avec ses amis de plus en plus indisciplinés, pour minimiser les dégâts d’un scrutin qui s’annonce très difficile. A tel point que beaucoup de socialistes en sont à espérer un FN fort pour limiter la casse… Un comble pour ceux qui se posent en rempart face à la montée de l’extrême droite! Non?!

Mais toute cette harmonie de façade, tenue à bout de bras par un PS désuni, est mise à mal par la perspective des élections Européennes, ou toutes les composantes de la majorité gouvernementale virtuelle ont déjà décidé de s’engager chacune de leur côté. Les tirs à boulet rouge s’intensifient. L’écran de fumée de l’unité est devenu une vitrine bien remplie qui expose toutes les tensions, tous les désacords, toutes les ambitions…

L’état de l’opposition n’a guère plus fier allure. L’UMP encore empêtrée dans une guerre des chefs larvée, semble uniquement préoccupée par l’intention supposée de Sarkozy de 2017. Sans tête, le mouvement est à la dérive, et ne parvient pas à s’emparer des lacunes d’un gouvernement aussi sans tête, pour proposer une voie alternative crédible. C’est naturellement LePen qui tire ses marrons du feu avec un opportunisme non dissimulé, abusant du populisme le plus abjecte. La dame qui a repeint à la va vite le parti de papa d’une rapide couche d’honorabilité qui ne trompe plus personne, roucoule un peu partout en se désignant comme l’alternative incontournable… Heureusement loin de faire l’unanimité, le FN, bien aidé par le PS, a quand même dangereusement progressé dans les intentions. Tiraillé par cette situation, l’UMP s’est scindée en deux mouvances dont l’une se rapproche bêtement de certaines idées populistes du FN. Le PS est logé à la même enseigne, avec une aile gauche qui flirte sans complexe avec les thèses révolutionnaires et sectaires de l’extrême gauche. Mais allez savoir pourquoi, cela choque moins l’opinion et les médias, bien qu’à mon sens, l’incompatibilité républicaine soit exactement la même. La presse devra d’ailleurs bien un jour faire son autocritique et assumer sa part de resposabilité dans ce traitement discutable de l’information. Les deux « Fronts » partagent les mêmes méthodes et parfois les mêmes électeurs. Le centre, pour ne pas dire « les centres », est lui aussi en déliquescence, et ne représente plus un allié crédible pour personne depuis longtemps.

Quelle que soit l’issue des deux consultations à venir, la question légitime d’une majorité réelle et efficiente est plus que jamais posée!

Et qu’importe un éventuel remaniement. Ce serait une mascarade de plus! La majorité sur laquelle s’appuie Hollande ne permet pas aujourd’hui et ne permettra qu’encore moins demain de diriger la France, d’apporter des réponses aux problèmes du pays et de traiter les préoccupations des français! Il est temps que le PS reconnaisse son réel poids électoral pur et fasse avec, sans se compromettre avec des organisations qui ne partagent strictement rien de sa vision sociale-démocrate assumée. Et surtout qu’il en finisse avec la recette inventée par Mitterrand, qui consiste à faire monter le FN pour affaiblir la droite républicaine par le jeu des triangulaires. A jouer avec le feu, on se brule tôt ou tard!

Face à cette situation nuisible pour la France, issue directement des conditions électoralistes de construction de cette majorité, c’est à se demander si l’heure ne serait pas logiquement à la cohabitation?

Que le Président n’ait pas de majorité propre ne serait pas une première, ni un drame…

Mais la France, elle, a besoin d’une majorité! Cela devient une question de survie pour les français!

Dissolution?