FillonGate : Quel choix après le lynchage?

Une semaine après mon précédent article qui dénonçait la traque médiatique envers Fillon, le lynchage à redoublé d’intensité! Nous avons même eu droit hier, sur une chaîne du service public, à un montage à charge, sous couvert d’investigation, qui n’apporte rien de nouveau à part, à grand renfort de populisme crasse, de renforcer l’opportun soupçon et le dégoût de la politique en général!

Fort logiquement, sous cette pression savamment orchestrée, la position du candidat désigné par la primaire de la droite et du centre se dégrade de jour en jour… Tant et si bien qu’il est de plus en plus question de le remplacer! Même si j’espère me tromper, ce n’est vraisemblablement plus qu’une question de jours ou de semaines avant que les lyncheurs n’aient finalement la peau de Fillon et le la droite républicaine en prime, puisque n’importe quel remplaçant n’aura aucune légitimité!

Les mêmes médias, acteurs de la mise à mort de Fillon, qui se sont trompés sur tout, le brexit, Fillon, Trump, Hamon… s’empressent déjà de nous vendre le prétentieux enfant prodigue Macron comme la seule alternative logique! Un peu comme si ils faisaient tout pour avoir raison au moins une fois et casser cette image de pathétique « madame Irma » qui leur colle à la peau à juste titre!

Normalement, toute personne dotée de suffisamment de neurones fait un choix en fonction d’éléments factuels! En l’occurrence, le choix du futur président, devrait se faire sur le programme avancé et avec pour seule motivation l’intérêt du pays hors de toute autre considération, d’autant plus quand le pays est au bord du précipice!

Mais nous sommes en France, et rien n’est normal, même si l’actuel locataire de l’Elysée a voulu un temps nous faire croire le contraire! L’histoire a montré que les français choisissent leurs élus comme ils choisissent leur lessive! Ils se moque du programme ou de l’avenir du pays. Ils vont, comme des veaux, apporter leurs voix à celui qui aura eu la promesse la plus généreuse, qui aura la plus belle gueule, qui serait le gendre, ou l’amant idéal!

À ce jeu, Macron mérite un Oscar! Voilà un type qui est ultra favori, qui est soutenu par de plus en plus de sommités de tous horizons et… qui n’a aucun programme?! Sans cesse repoussé, le fameux programme est maintenant promis pour le mois de mars prochain et n’est déjà plus un programme mais la vague notion abstraite d’un « contrat présidentiel »! Et pour cause… Comment bâtir un programme sur du vide? Les « marcheurs » du mouvement administrent des questionnaires sur le terrain pour prendre la température de l’opinion. Ensuite, ces données sont traitées et analysées pour alimenter le candidat en grandes idées maîtresses… Sauf qu’il n’y a aucune idée, aucune vision, aucune solution, mais juste la cynique réalité qui consiste à reprendre ce que la majorité souhaite entendre sans blesser personne! On notera avec amusement que les industriels utilisent la même méthode pour trouver les éléments de langage des publicités qui vanteront leurs produits. Macron, de fait, ne considère pas les français comme des électeurs potentiels, mais comme de vulgaires consommateurs de boîtes de raviolis! Pour finir d’éclairer sur le bonhomme, est-il nécessaire de rappeler qu’il a été l’artisan du programme économique de Hollande et qu’à ce titre il est comptable de l’explosion du chômage, de la misère, des impôts… Celui qui n’a jamais été élu nulle part (même s’il a déclaré récemment ne pas avoir de collaborateur dans « sa » circonscription, oups!) et qui se présente comme un candidat hors système, en est en fait le pur produit! Voter pour Macron équivaut à donner un deuxième mandat à Hollande… Tel père tel fils! Personne n’a d’ailleurs de mal à imaginer Hollande se réjouir de la percée de sa création, et de se délecter de l’éclatement d’un Parti Socialiste qui l’a lâché, dont une grande partie va rejoindre les rangs de son poulain! Au royaume de la combine politicienne, des coups bas et de la vengeance froide, les chiens ne font pas des chats! Ne comptez donc pas sur moi pour rejoindre les rangs des ménagères usées, des femmes délaissées ou paumées qui fantasment, dans une pulsion de cougar, de se taper le « beau gosse » de cinq à sept! Mes motivations sont autres…

Vient ensuite le cas Hamon! Sa désignation lors des primaires dites citoyennes à eu le mérite de confirmer que le PS est profondément divisé et qu’il ne peut plus en l’état prétendre à jouer seul un rôle de premier plan sur la scène politique française! Même si une part de l’engouement pour Hamon est en bonne partie le fait d’un rejet de Valls, son programme et notamment son idée de revenu universel ne sont pas inintéressants, tout du moins sur le plan philosophique. Car s’il est vrai que le travail est en raréfaction, que le phénomène va s’amplifier, et qu’il faudra de ce fait revoir l’assiette de financement de notre protection sociale, ses solutions ne sont pas abouties et dénotent globalement d’une forme d’amateurisme béat propre à l’ADN de la gauche! Hé oui! La dure réalité s’impose toujours et Hamon devra bien admettre que l’argent ne pousse pas sur les arbres, que la dette a ses limites et que l’économie mondialisée a des règles qu’on ne peut pas ignorer, sauf à vouloir tuer le peu de compétitivité qui reste à la France! S’il ne veut pas être le cinquième homme du premier tour de l’élection présidentielle, Hamon va devoir faire des compromis sur son programme et s’y emploie d’ailleurs d’arrache-pied! Le ralliement de Jadot, désigné par la primaire EELV, lui semble presque acquis puisque celui-ci semble en grande difficulté pour réunir les parrainages nécessaires. Mais le morceau de choix que Hamon aimerait bien voir se rallier à lui, c’est Mélenchon et les communistes qui sont derrière lui! On assiste en ce moment à un savoureux jeu de séduction dans le registre du « je t’aime, moi non plus » entre Hamon et Mélenchon et à des déclarations d’amour enflammées au nom de l’unité de la gauche aux électeurs de l’un ou de l’autre. Si il est impossible de savoir lequel des deux va gagner le combat de coqs, une certitude s’impose: Le maigre espoir pour la gauche dite radicale de jouer un meilleur rôle que celui du troisième couteau au premier tour de l’élection présidentielle les oblige à une union qui ne doit pas tarder! À suivre…

Continuons avec Le Pen… Tous s’accordent à lui voir remporter la première place lors du premier tour de l’élection présidentielle! Selon les différents scénarios possibles du second tour, elle est même régulièrement désignée vainqueur… Comme Macron, c’est une championne d’une forme de populisme, douée pour dire aux gens ce qu’ils veulent entendre, plutôt que ce qui serait réellement utile au pays. On ne peut néanmoins pas lui retirer le succès de l’entreprise de dédiabolisation du FN, dont les scores grandissants de sa formation politique lors de tous les derniers scrutins sont la criante illustration, même si il ne faut pas écarter dans l’explication de cette réussite l’échec patent des partis traditionnels raillés sous le sobriquet d’UMPS! A tord, le FN est classé à l’extrême droite. Car à y regarder d’un peu plus près, le programme de Le Pen, notamment économique, est une copie des revendications d’extrême gauche dont elle partage aussi une europhobie assumée! Seul le sujet de l’immigration démarque Le Pen de Mélenchon! Les deux partagent d’ailleurs les mêmes méthodes, et souvent le même électorat ouvrier / populaire qui paie le plus cher les conséquences désastreuses des politiques menées durant les deux derniers quinquennats. Le programme de Le Pen (comme celui de Mélenchon) ne leur offrira aucune solution mais uniquement des régressions et au final la dégradation de leur condition! Mais bon… Il semblerait que certains enfants aient besoin de mettre les doigts dans la prise pour comprendre tout le mal que cela fait!

Il y a aussi la vingtaine de candidats déclarés, dont on ne sait pas encore si ils obtiendront tous leurs parrainages. Les énumérer m’apparaît aussi fastidieux qu’inutile! Tous étant crédités d’un score ridicule au premier tour, on peut juste s’interroger sur leur motivation profonde! Certains aiment s’écouter parler, malgré des logorrhées assommantes et vides de sens, certains ne sont là que pour faire reluire leur ego et accéder (encore) au fameux quart d’heure de célébrité, certains sont des nostalgiques inconsolables d’un passé révolu et n’ont que de Gaulle à la bouche, certains sont purement intéressés et utilisent l’élection pour remplir les caisses de leur micro parti dont ils vivent, certains assouvissent une vengeance personnelle par une présence nuisible à un autre, certains font du chantage à un candidat mieux placé pour négocier une investiture ou un poste, et certains tout cela à la fois! Ils couvrent le champs de l’extrême-gauche à l’extrême-droite et ont tous en commun de n’avoir aucun programme, aucune ambition pour la France et de n’être ce qu’il faut bien appeler que des parasites!

Reste Fillon, qui pour l’heure est toujours dans la course… Parti de loin lors de la primaire de la droite et du centre, il s’est finalement imposé sans équivoque possible face à Juppé, le candidat désigné des médias depuis plus d’un an et face à Sarkozy dont les aficionados n’ont pas ménagé leurs efforts pour flinguer tout le monde! Mais le résultat est là! Lors d’un processus démocratique de désignation ouvert qui a rencontré un succès historique inégalé, par sa pugnacité, et avec un programme ambitieux en en adéquation avec la situation du pays, Fillon a gagné sa place et montré sa détermination! Même si certains points de son programme me semblent un brin excessifs, trop rapides, et n’avoir que peu de chances de voir le jour, globalement, le projet est réaliste, ficelé et totalement en phase avec le besoin de réformes structurelles nécessaires à la France! Après, je peux concevoir que tout le monde n’adhère pas, le débat d’idées ne me fait pas peur et est même aussi sain que nécessaire pour faire avancer la politique. En revanche je refuse de réduire la politique à une joute de « père la morale » qui éluderait en bafouant la présomption d’innocence l’essence même du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle!

Contrairement aux médias, je n’enfile pas l’habit du délateur, ni celui du procureur, ni celui du juge, ni celui du lyncheur que l’ont voudrait faire porter à tous les français! Je ne préjuge pas de la culpabilité ou de l’innocence de Fillon! C’est à la justice de faire sont travail, et uniquement à elle! Il serait quand même suicidaire de nous passer du seul candidat ayant un programme sensé capable de redresser et de rassembler le pays! Et puis il y a eu un précédent avec Chirac. Si la justice, après une enquête sérieuse, devait finalement condamner Fillon après un ou deux mandats, rien ne l’empêchera de le faire! Car la question essentielle que l’on doit aujourd’hui se poser n’est pas de croire ou non dans la culpabilité de Fillon, mais de désigner celui qui a la stature et le programme pour sortir la France de l’ornière!

Alors viendra l’heure du choix… Et ce jour là, si Fillon n’est pas là, si il a été contraint de renoncer par tous ceux qui veulent sa peau à droite comme à gauche, mon vote n’ira pas au remplaçant qui sera désigné pour le remplacer car il n’aura aucune légitimité et que ce serait une trahison envers les millions de français qui ont participé à la primaire de droite! Je ne m’abstiendrai pas non plus, car ce serait laisser le champ libre à ceux qui ont orchestré l’odieuse campagne de calomnie qui occupe à plein temps les médias complices!

En pleine conscience, si l’option Fillon m’est volée, et bien qu’elle me répugne au plus haut point, je voterai Le Pen!

Ce choix assumé aura plusieurs avantages et finalement que peu de conséquences!

Premièrement, ce choix punira les opposants politiques qui faute de candidat crédible ou de programme auront voulu manipuler l’élection présidentielle!

Deuxièmement, ce choix punira les « amis » de façade qui auront vilement profité et participé au lynchage pour assouvir de vieilles rancœurs!

Troisièmement, ce choix punira les médias, qui se veulent des faiseurs de rois alors qu’ils ne sont que des blablateurs qui se seront encore trompés!

Et quatrièmement, rien de bien grave, ce choix remplacera un clown à l’Elysée par un autre clown, par le pire d’entre eux! Aucun risque, pas plus que pour Trump aux EU, les institutions sont bien faites… Fraîchement élue, Le Pen n’aura pas de majorité à l’assemblée et sera d’entrée contrainte à une forme de cohabitation inédite en plus de la difficulté à constituer un gouvernement tant les cadres compétents manquent au FN, les mesures emblématiques prônées seront logiquement frappées d’anticonstitutionnalité ou réduites à peau de chagrin, son ambition de sortir de l’Euro n’aura pas le temps de voir le jour… En résumé, Le Pen présidente ne sera qu’un pantin incapable d’agir et nous laissera, si elle va au bout de son mandat, après un immobilisme forcé, une France dans le même état que l’aura laissé Hollande!

Ne laissez pas le Gepetto de l’Elysée vous imposer sa marionette! Ne laissez plus les médias complices choisir votre bulletin de vote! C’est votre seul moyen d’expression à l’endroit de nos « élites »! Et si comme moi vous envisagez d’exprimer votre colère si Fillon est exclu… Dites le haut et fort dès maintenant, cela est respectable et sera d’autant plus respecté!

FillonGate : Le suicide des médias!

Voilà plusieurs jours que les médias s’acharnent de façon frénétique sur le candidat désigné par la primaire de la droite et du centre…
Mais qu’y a-t-il de réellement sérieux dans cette pseudo affaire qui agite tout le monde? Pas grand chose en fait… Fillon a bel et bien employé son épouse, et il ne s’en est jamais caché. La chose est légale et bon nombre de parlementaires, gauche et droite confondues, emploient aujourd’hui leur moitié, leur fille ou leur fils! En fait, on est loin du scoop!

En cœur, dans leur soif de sensationnalisme, tous les médias ont jeté aux français la somme de 500 000€ de rémunération! Sous entendant que l’état aurait fait un chèque de ce montant à l’épouse de Fillon! Mais pour ceux qui ne se contentent pas du morceau de viande avariée qui leur est lancé, il s’avère que c’est le total de sa rémunération sur plus de 10 ans et qu’en fait elle correspond à plus ou moins 5 000€ bruts par mois, ce qui est compatible avec son niveau de diplômes et en tous points égal à la rémunération moyenne des attachés parlementaires, membres de la famille ou non! Là encore, on est loin, très loin, du scoop!

Comme cela ne suffit pas à assouvir l’appétit des médias passés maîtres dans l’art du lynchage, c’est maintenant le fantasme du soupçon d’emploi fictif qui fait les gros titres… Les preuves avancées reposent sur les confidences d’opposants politiques d’extrême gauche, ou sur le témoignage d’employés (genre le balayeur ou l’hôtesse d’accueil) qui sont forcément neutres et au fait de l’agenda et de l’activité de l’attachée parlementaire de Fillon. C’est vrai quoi! On est toujours loin, très loin, du scoop! Il est même en train de prendre l’eau…

À ce stade, la justice, dont l’indépendance est un mythe (désolée si c’est un scoop pour certains), s’est opportunément saisie de « l’affaire » et a ouvert une enquête préliminaire. Immédiatement, l’avocat de Fillon a spontanément communiqué des documents aux juges pour démontrer la réalité du travail accompli, et assuré de la pleine coopération de son client pour toute demande! On pourrait maintenant s’attendre à ce que la justice, comme pour la taloche assénée à Valls, ayant tous les éléments, juge plus vite que son ombre… Hé bien non?! Le parquet a fait savoir qu’il entendait rester maître de son agenda! Que veux-tu ma pauvre Lucette, en fonction de l’orientation politique des juges, certaines affaires ont vocation à durer! Laisser se répandre un peu plus le soupçon dans les médias devient même de fait un acte militant visiblement totalement assumé! On est toujours loin, très loin, du scoop! Il a fini de prendre l’eau… Il coule!

Vient ensuite l’argument ultime, relayé par la meute médiatique affamée : La moralité! Là, on touche le fond! Ceux-là même qui dénoncent, soupçonnent, jugent, salissent,manipulent et militent ouvertement se posent sans scrupule en gardiens de la moralité?! Sauf que le degré de moralité c’est un peu comme le trou du cul, chacun a le sien! Qu’importe! La horde cachée derrière sa carte de presse use de tous les coups bas pour manipuler l’opinion et faire croire qu’une chose devrait être considérée illégale puisque réputée immorale selon eux et leur échelle de valeurs plus que discutable. On est toujours loin, très loin, du scoop! Il a fini de couler, il gît maintenant au fond de l’océan de l’immoralité médiatique!

De toute évidence, cette « affaire » montée de toutes pièces et qui repose sur du vide intersidéral porte ses fruits, puisque dans l’opinion le niveau de popularité de celui qui il y a peu était présenté comme le prochain Président s’effrite un peu… Toute personne sensée se poserait naturellement la question : « À qui profite le crime? ». Non? À croire que nos Saints Médias ne sont pas si sensés que cela?! Leur goût immodéré pour le soupçon ne les amènent même pas à soupçonner qu’il s’agirait d’une manipulation politicienne orchestrée par des opposants au plus bas et en panique?! Que suis-je bête! Ils en sont de toute évidence les complices et le bras armé qui ne se cache même plus!

Adieu le glorieux journalisme d’antan! Adieu les grandes plumes! Adieu l’éthique qui source et vérifie! Adieu la profession de journaliste! Adieu l’information! Adieu la morale aussi… La vraie! Pas celle qui est agitée avec frénésie au nom du dogme et de l’idéologie!

Face aux attaques et à sa réputation en décrépitude, la profession, dans un haut-le-cœur collectif, ose même se poser en victime dès lors que quiconque se permet l’outrecuidance de la moindre critique à son égard! De qui se moque-t-on? Les journalistes n’existent plus depuis longtemps… Ils ont été remplacés par des attachés de presse qui se contentent de distiller la propagande de leur chapelle en plâtrant des dépêches d’arguments fallacieux, comme un promoteur retaperait à la va vite un immeuble pour le vendre avant qu’il ne s’écroule! Les médias ont aussi disparu et ne sont plus aujourd’hui que des diffuseurs de contenu! Et quel contenu! La pression de l’audience les pousse à un racolage tel qu’il pourrait faire pâlir n’importe quel professionnel de la prostitution! Pour masquer cette déliquescence, le star système a pris toute sa place et s’auto alimente sans fin… Ainsi, une poignée d’individus ultra médiatisés et surpayés (parfois avec de l’argent public) s’imposent comme les guides suprêmes d’une populace méprisée tant ils en sont éloignés! À eux de décider ce qu’il est bon de faire, de penser, de dire, d’aimer, de haïr…

Ne leur pardonnons pas! Car ils savent très bien ce qu’ils font! Mais ne les blâmons pas trop non plus, car ils n’existent que parce qu’il y a encore suffisamment d’incrédules pour les lire, les écouter, les regarder… et pire, les croire comme en la parole divine!

Peut être faudrait-il assainir le monde médiatique… En commençant par ne plus subventionner la presse, car finalement moins de presse donnerait forcément une meilleure presse en l’obligeant à l’attractivité sanctionnée par la rentabilité! En supprimant les avantages fiscaux aux journalistes car il est profondément injuste de voir un éditorialiste payé plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque mois bénéficier d’abattements! À tel point qu’il ne faut plus dire « journaliste », mais « anomalie fiscale »! En définissant un code d’éthique détaillé et précis qui pourrait être opposable devant les tribunaux en cas de manquement!

En attendant ce sursaut utopique, le quatrième pouvoir attribué aux médias de masse est en train de mourir! Déjà parce que les réseaux sociaux et les blogs font au moins aussi bien qu’eux, mais aussi parce qu’ils sont en train de se suicider en prenant part à une course effrénée devenue incontrôlable qui privilégie invariablement le buzz au fond!

C’est donc sans aucune compassion, sans aucun émoi, mais au contraire avec une certaine satisfaction que je regarde les médias se porter un énième coup de couteau à l’avant-bras avec le fameux et déjà ridicule FillonGate… J’espère que la fin sera longue et douloureuse, au moins autant que l’aura été le calvaire de leurs innombrables victimes!

Applaudissons cette mort inéluctable et salutaire!

« J’accuse Hollande… »

Traduction intégrale de la tribune de Michel Houllebecq, auteur de Soumission, publiée dans le journal italien Il Corriere della Sera.

«Attentats de Paris : j’accuse Hollande et défends les Français.

Au lendemain des attentats du 7 janvier, j’ai passé deux jours cloué devant les chaînes d’info, sans réussir à détourner le regard. Au lendemain des attentats du 13 novembre, je crois ne même pas avoir allumé la télévision. Je me suis limité à appeler des amis et des connaissances qui habitent dans les quartiers touchés (et il s’agit de plusieurs personnes). On s’habitue, même aux attentats. En 1986, Paris a été visé par une série d’attaques à la bombe, dans différents lieux publics (il s’agissait du Hezbollah libanais, je crois, qui à l’époque en revendiquât la responsabilité).

Il y eut quatre ou cinq attentats, à quelques jours d’intervalle, parfois d’une semaine, je ne me rappelle pas bien. Mais ce dont je me souviens très bien c’était l’atmosphère que l’on respirait, dans le métro, les jours suivants. Le silence, dans les couloirs souterrains, était total, et les passagers croisaient des regards plein de méfiance. Cela, la première semaine. Puis, assez rapidement, les conversations ont repris et l’atmosphère est redevenue normale. L’idée d’une explosion imminente était restée dans l’air, pesait dans les esprits de tous, mais déjà elle était passée au second plan. On s’habitue, même aux attentats. La France va résister. Les Français sauront résister, même sans étaler un héroïsme exceptionnel, sans même avoir besoin d’un «déclic» collectif de fierté nationale.

Ils résisteront parce qu’on ne peut pas faire autrement, et parce qu’on s’habitue à tout. Et aucune émotion humaine, même la peur, est forte comme l’habitude. Keep calm and carry out. Gardez le calme et tenez bon. D’accord, on ferra vraiment ainsi (même si, hélas, nous n’avons pas Churchill pour gouverner le pays). Contrairement à ce qu’on pense, les Français sont plutôt dociles et se laissent gouverner facilement, mais cela ne veut pas dire que ce sont des complets imbéciles. Leur défaut principal pourrait se définir une sorte de superficialité incline à oublier, et cela signifie qu’il faut périodiquement leur rafraîchir la mémoire. La situation déplorable dans laquelle nous nous trouvons est à attribuer à des responsabilités politiques précises ; et ces responsabilités politiques devront, tôt ou tard, être passées au crible. Il est très improbable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le fauteuil de chef de l’État, tout comme l’attardé congénital qui occupe la fonction de Premier ministre, pour ne pas mentionner ensuite les «ténors de l’opposition» (LOL), sortent avec les honneurs de cet examen.

Qui a décidé des coupes budgétaires dans les forces de police, jusqu’à les réduire à l’exaspération, les rendant presque incapables de mener à bien leurs missions? Qui a enseigné pendant de nombreuses années, que les frontières sont une vieille absurdité, symbole d’un nationalisme dépassé et nauséabond? Il est évident que ces responsabilités ont été largement partagées. Quels leaders politiques ont empêtré la France dans des opérations absurdes et coûteuses, dont le principal résultat a été de faire basculer dans le chaos d’abord l’Irak, puis la Libye ? Et quels gouvernements étaient prêts, jusqu’à peu, à faire la même chose en Syrie ? (J’oubliais, il est vrai que nous n’avons pas été en Irak, pas la deuxième fois. Mais il en a fallu de peu, et il apparaît presque certain que Dominique de Villepin passera à la postérité uniquement pour cela, ce qui n’est pas peu : avoir empêché que la France, pour une fois, la seule et unique fois de son histoire récente, participe à une intervention militaire criminelle – et en plus idiote).

La conclusion inévitable est malheureusement très grave: les gouvernements qui se sont succédé au cours des dix (vingt? trente?) dernières années ont lamentablement échoué, systématiquement, lourdement dans leur mission fondamentale, c’est-à-dire protéger le peuple français confié à leur responsabilité.

La population, de son côté, n’a failli en rien. Au fond, on ne sait pas exactement ce que pense la population, étant donné que les gouvernements successifs se sont bien gardés de faire un référendum (sauf un, en 2005, mais ils ont préféré ne pas tenir compte du résultat). Les sondages d’opinion, au contraire, sont toujours autorisés et – pour ce qu’ils valent – révèlent grosso modo les choses suivantes : la population française a toujours gardé confiance et solidarité vis-à-vis de l’armée et des forces de police ; elle a accueilli avec mépris les discours de la « gauche morale » (morale?) sur l’accueil des réfugiés et des migrants et elle n’a jamais accepté sans méfiance les aventures militaires extérieures dans laquelle ses gouvernants l’ont entraînée.

On pourrait multiplier à l’infini les exemples de la fracture, aujourd’hui abyssale, qui s’est créée entre les citoyens et ceux qui devraient les représenter. Le discrédit qui frappe aujourd’hui en France l’ensemble de la classe politique est non seulement répandu, mais aussi légitime. Et il me semble que la seule solution qu’il nous reste serait celle de se diriger lentement vers l’unique forme de démocratie réelle, j’entends par là la démocratie directe. »

  

Mort à la fête du travail!

Dans certains pays, comme la France, elle se confond avec la journée internationale des travailleurs, fête internationale instaurée à l’origine comme journée annuelle de grève pour revendiquer la journée de huit heures, qui est devenue au XXe siècle une journée de célébration des combats des travailleurs. Elle est célébrée le 1er mai dans de nombreux pays du monde et est l’occasion d’importantes manifestations du mouvement ouvrier et du syndicalisme.

On voit bien la désuétude de la chose! Résurgence symbolique et persistante des idéologies collectivistes qui ont pourtant ruiné tous les pays où elles ont eu le malheur de sévir. A ce titre, ce jour ne devrait pas être une fête, mais une journée de deuil, en mémoire des dizaines de millions de victimes des dogmes communistes, trotskistes, stalinistes, léninistes et j’en passe!

La populace qui a pourtant l’émoi facile pour tout et n’importe quoi, semble insensible à la misère et aux souffrances infligées par ces régimes criminels?! Gageons que pour tout ce troupeau, au mieux ignorant de l’histoire, au pire négationniste, ce jour n’est qu’un jour férié parmi tant d’autres qui permet une grasse matinée. En revanche, pour tous les crétins qui vont grossir les rangs des défilés syndicaux, il n’y a pas d’excuse! C’est un fait qu’ils célèbrent ce qu’il faudrait logiquement appeler un crime contre l’humanité!

Comme l’histoire n’intéresse visiblement personne, comment voulez-vous que des enseignements soient tirés!? C’est sans doute ce port collectif altier des œillères qui autorise la présence de plusieurs candidats d’extrême gauche au premier tour de l’élection présidentielle.
Mais revenons à aujourd’hui. Personne n’est gêné de regarder les nantis de la fonction publique et du syndicalisme a la française fêter ce travail qui manque cruellement à tant de nos concitoyens. D’autant que ce syndicalisme borné a été et est l’acteur de nombreuses fermetures d’entreprises ou de plans sociaux catastrophiques!

Il n’y a pas si longtemps que ça, la retraite à 60 ans et les 35 heures ont aussi largement contribué à tuer l’emploi en France. Réformes portées par un socialisme amateur par pur calcul électoraliste, et par les syndicats, en sempiternel combat de classes! Comme si notre économie avait besoin de ce cirque d’un autre âge! Les conséquences dramatiques qui en découlent sont pourtant connues de tous… Chaque mois, le niveau de chômage en France bat le sinistre record établi le mois précédent! Selon les experts, les vrais, la chose n’est pas prêté de s’arrêter… Pour l’instant l’actualité leur donne raison.

Alors dans ce contexte, n’est il pas inconvenant et déplacé de glorifier l’échec patenté d’un courant de pensée politique en fêtant un travail devenu si inaccessible pour les français?

Cette année encore, il y aura plus de cloches dans les rues que sur les brins de muguet!


  

«Padamalgam», la pilule dure à avaler!

Sans conteste, c’est le «mot» le plus prononcé en cette période d’émoi instrumentalisé que certains prolongent le plus possible dans un engagement totalement désintéressé. Le «padamalgam» est devenu le leitmotiv de toute la cohorte des simplets qui s’engouffrent dans l’idéologie de l’excuse. Déjà oublié le «Je Suis Charlie»! Ou pour le moins déjà très nuancé… Hier, la liberté d’expression était inconditionnelle. Aujourd’hui, elle est accompagnée de réserves. Et voilà que l’on nous explique qu’en France, on peut tout dire, que c’est un droit fondamental, mais qu’il convient de faire attention à ne pas blesser quiconque?! En clair, tout un chacun est sommé de s’automédiquer une autocensure bon ton!

Il faut dire que le déchainement de contestations dans tout le monde musulman a bien aidé nos chantres de la liberté d’hier à retourner leurs vestes. Apeurés qu’ils sont d’être soupçonnés d’islamophobie… Ridicule! Ridicule et dangereux! Dangereux pour les fondements mêmes de la République! Car l’autocensure engendrée par cette peur panique de sortir de la normalitude imposée est un acte de soumission. C’est un renoncement clair à nos valeurs.

Il convient de clarifier un point essentiel. Contrairement à ce que les crétins de SOS Racisme et toute la gauche plurielle, adeptes du dogme du vivre ensemble, martèlent sans fin, l’islamophobie, ça n’est ni bien et surtout ni mal! Vouloir à tout prix associer l’islamophobie au racisme et à la xénophobie est soit un acte profondément malhonnête, soit la démonstration de la méconnaissance totale de la langue française et du sens des mots… Je penche personnellement pour une malhonnêteté profondément islamophile.

Voilà ce qu’écrivait déjà le HCI dans son rapport de 2005 : « Le Haut Conseil à l’Intégration rappelle unanimement qu’en République, la critique de la religion comme de toutes les convictions est libre, qu’elle est constitutionnellement garantie et qu’elle fait partie de la liberté d’opinion et d’expression. Elle ne saurait être assimilée à du racisme ou de la xénophobie que les membres du Haut Comité à l’Intégration réprouvent et combattent activement. La pratique de la religion étant libre, l’islamophobie, c’est-à-dire la peur ou la détestation de la religion islamique ne relève pas du racisme. Le Haut Comité à L’Intégration, rapport annuel 2005. »

Depuis, la mission du HCI a été dévoyée, et il est devenu une sorte de gardien de la laïcité sous la pression des mêmes malhonnêtes. Le principe de laïcité a été fallacieusement détourné pour en faire une arme de destruction massive des valeurs, de la culture et de l’identité qui constituent l’héritage historique de la France, au service de la croisade islamophile.

Donc, dix ans après ce premier rapport de la HCI, l’intégration est un échec encore plus patent que tous s’accordent à souligner à droite comme à gauche. Dans le même temps, la République n’a eu de cesse de rogner ses principes pour faire des concessions à des revendications communautaires, tout en stigmatisant et en gommant le patrimoine génétique de la France en parallèle. Fruits de décennies d’une politique insensée et d’une lente soumission de fait, la République doit malgré tout faire face aujourd’hui au terrorisme sur son sol. Et aussi hilarant que cela puisse paraitre, la seule réponse politique apportée est le «padamalgam»?!

Les musulmans de France ne sont en rien les victimes que l’on veut nous faire croire! Les seules victimes sont ceux qui ont été lâchement assassinés pour venger le Prophète d’un supposé blasphème! Les soudaines déclarations d’amour de la communauté musulmane à la France n’y changeront rien. Toutes leurs contorsions pour afficher leur désir d’appartenance à l’utopique unité nationale aboutit invariablement au besoin de reconnaissance d’un droit revendiqué et exigé à la différence… Le cœur de l’échec de l’intégration des immigrés musulmans se situe là! Nous sommes face à un refus de s’intégrer sur fond de culture religieuse. D’ailleurs, à part quelques Imams en quête de gloriole médiatique, la communauté musulmane, dans son ensemble, a brillé par son absence lors de la grande parade de la liberté d’expression!

Les services de renseignement du monde entier évaluent entre 15 et 25% la part des musulmans qui ont une lecture fondamentaliste de l’Islam selon les pays, et la tendance générale est à la croissance. C’est un fait, que l’actualité illustre avec force chaque jour. Sur une population estimée de 1,7 milliards de musulmans dans le monde, cela représente entre 255 et 425 millions de musulmans réputés intégristes, soit la population des États-Unis! Une paille! Ramené à la seule France, sur une population là aussi estimée de 4,7 millions de musulmans, c’est donc entre 705 000 et 1 175 000 d’entre eux qui abordent leur religion de façon plus que stricte et qui la placent au dessus des Lois de la République! On est loin du discours rassurant de nos élites qui affirment que le risque se cantonne à quelques milliers de personnes dont quelques centaines seulement sont sous surveillance accrue… Il me semble évident que la France est dépassée par un phénomène devenu hors de contrôle et qui s’amplifie puisque nous sommes de loin le premier pays européen fournisseur de candidats au Djihad!

Au regard de ces chiffres affolants, le «padamalgam» s’avère un bouclier bien ridicule et surtout totalement inapproprié face à une menace réelle en pleine expansion…

A l’instar du petit poisson et du petit oiseau, chantés par Juliette Gréco, l’amour, aussi tendre soit-il, avec sa caravane de rêves tous plus enchanteurs les uns que les autres, n’ont pas permis aux deux protagonistes de consommer… Et pour cause!

N’est-il donc pas temps de revenir à ce que la logique a d’implacable et de se poser enfin sérieusement la question de la compatibilité de l’Islam avec la République?

 

Charlie Hebdo : Et après?

Le tragique évènement qui a secoué la France et ému une grande partie du monde a déjà une semaine. Après l’émoi spontané et l’émoi instrumentalisé par toute la classe politique, vient le temps de la réponse.

Valls, dans un vibrant discours à l’Assemblée nationale a listé un certain nombre de mesures en réaction au terrible attentat contre Charlie Hebdo. Selon lui, cela mettra la France au niveau dans la lutte contre la menace grandissante du terrorisme islamiste. Qu’en est-il réellement?
Avec un minimum de recul, on constate aisément que l’arsenal qualifié d’exceptionnel n’est en fait qu’un service minimum qui aurait déjà du être mis en œuvre depuis longtemps! Il ne s’agit donc en rien d’une réponse forte en adéquation avec la situation actuelle, mais le banal projet d’adoption de mesures qui tombaient déjà sous le sens sans la moindre menace. Autant dire que nous sommes très loin du compte!
Tout cela à cause de ce foutu angélisme qui a la peau dure! Il suffit de voir un certain nombre de voix au sein de la majorité dite plurielle qui s’élèvent déjà pour dénoncer le risque liberticide. L’attitude de Taubira aujourd’hui est aussi révélatrice que son silence la semaine dernière. On la sent contrainte, car le bon sens imposé par le drame va dans la direction diamétralement opposée à l’idéologie profondément communautariste qui l’anime. La « justice », d’habitude si longue, condamne donc lourdement en moins d’une semaine les errements de quelques décérébrés qui ont fait l’apologie du terrorisme ou qui se sont laissé aller à des propos haineux envers certaines communautés dans des amalgames infondés. Dans le même temps, un terroriste patenté comme Carlos aura mis près de 40 ans à être jugé!
Il y a de toute évidence un réflexe sécuritaire justifié, souhaité par la majorité de la population et quelques politiques, et en opposition farouche une monté en puissance du fameux dogme du « vivre ensemble » qui se conjugue à toutes les sauces, surtout celle de la stigmatisation supposée dans un émoi victimaire. Ce qui est profondément stupide et crétin! Car ce que l’on présente comme des visions opposées, sont en fait indissociables pour qui veut bien réfléchir un tant soit peu. Il ne peut y avoir d’espace commun sans règle commune et garantie de sécurité. Il est une évidence, dans un monde de plus en plus mondialisé et rapetissé par les technologies, que nous devons tous vivre ensemble, malgré nos différences identitaires, culturelles, sociales, religieuses… Par delà même nos symboliques frontières. Cela n’implique pas pour autant d’être contraint de vivre avec des cinglés! Le plus ironique, c’est que ce sont ceux qui se font les chantres d’un « vivre ensemble » inconditionnel, qui sont aussi les déclencheurs de la monté des communautarismes et de leurs dérives parfois terroristes. L’illustration est criante quand on voit le nombre d’associations d’inutilité publique et autres telles que SOS Racisme, la LICRA, la LDH, le MRAP, le CRAN, les ANTIFA… Toutes enfermées dans une pathétique vision communautariste de leur mission, alors qu’un seul organisme serait suffisant, avec une vision juste universaliste. Ne nous étonnons donc pas de l’absence de résultat, et même de l’aggravation de la situation par une concurrence exacerbée qui pousse toutes ces officines politiques à instrumentaliser à outrance le moindre fait divers de leur communauté, concourant ainsi à l’instauration d’un délétère climat propice au repli sur soi et à l’intolérance. Un peu comme pour mieux asseoir leur juteux fonds de commerce.
La première mesure à prendre serait donc de s’attaquer au mal à sa racine. Car si le « vivre ensemble » est l’objectif, il n’est pas acceptable de s’évertuer à trouver des excuses ou d’adapter l’environnement sociétal et législatif en fonction de la couleur de peau, de l’origine ethnique ou de la pratique religieuse. La démocratie, la République Française et la laïcité constituent un moule dont la taille n’a pas vocation à être modifiée par d’opportunistes idéologues. Ou on rentre dans le moule, ou on n’y rentre pas, ou on refuse d’y renter! Et peu importe les raisons invoquées ou les cris à la « discrimination », la règle doit rester intangible. Les musulmans qui ont une lecture dévoyée et fondamentaliste des écritures, les juifs qui choisissent de s’enfermer dans la victimologie outrancière de leurs pires radicaux et la poignée de catholiques intégristes nostalgiques des croisades et de la toute puissance passée de l’église devront bien finir par s’y résoudre. Partant de là, la menace intérieure de ces minorités extrêmes devient plus aisément identifiable, mesurable et facile à combattre.
Concernant les foyers de terrorisme qui fleurissent un peu partout et qui constituent la menace extérieure qui s’importe sur notre sol, le traitement semble là aussi inadapté, ou pour le moins bien tiède. Il ne sert à rien de décréter des interventions militaires si aucune n’est menée à son terme! Et c’est malheureusement ce que la France et ses alliés ont systématiquement fait. Imaginez qu’il y a 70 ans le débarquement se soit arrêté après la reprise du bocage Normand et que tout le monde soit rentré chez lui… C’est ce que nous avons fait et nous apprêtons sans doute à faire de nouveau. La communauté internationale a renforcé et parfois même créé les conditions de l’explosion de la menace terroriste car elle n’a pas su se donner les moyens d’aller au bout des choses et de l’action. La principale raison est là aussi l’angélisme du politiquement correct qui gangrène les sociétés occidentales et toutes les sociétés au seuil critique de leur maturité. La deuxième raison est économique. Et oui! La vie et la sécurité ont un prix clairement fixé, aussi hallucinant que cela puisse paraître. Pourtant, si il y a un domaine ou il ne faudrait pas compter, c’est bien celui-là! Pour une fois que les français ne se serreraient pas la ceinture pour rien! Et pourquoi ne pas nous attaquer directement à l’économie du terrorisme? Le terrorisme, plus que quiconque a besoin d’argent, pour recruter, pour s’armer, pour agir… Le pétrole et la drogue sont deux de ses principales sources de financement. Bien sur, les pétroliers qui ont pignon sur rue ne font pas commerce avec les terroristes, mais avec des courtiers et autres intermédiaires en cascades, ce qui revient strictement au même. Combien d’entre vous qui ont fait le plein de la voiture pour venir manifester à la marche républicaine savent qu’ils ont indirectement financé l’attentat meurtrier contre Charlie Hebdo? Alors, qu’attendons-nous pour appliquer un contrôle strict de la provenance des énergies fossiles? Qu’attendons-nous pour détruire les champs de pavot pourtant si facilement identifiables via nos satellites? Dans le même esprit, un contrôle accru des banques aiderait à identifier les flux suspects et à geler puis s’approprier les avoirs du terrorisme international. Allons plus loin encore. Alors que la Russie est mise sous embargo pour des raisons plus que discutables et éminemment politiques, qu’attendons-nous pour décréter le même type d’embargo envers toutes les nations qui ne jouent pas le jeu de la nécessaire coopération dans l’éradication du terrorisme et de ses causes? Qu’attendons-nous enfin pour imposer aux multinationales du web l’identification réelle et la certification des comptes créés, ainsi qu’une coopération sans réserve dans la surveillance des contenus? Et si après tout cela la traque doit finalement se poursuivre au sol, les opérations n’en seront que grandement facilitées face à un ennemi privé de ses ressources et de ses moyens.
Car ne nous y trompons pas. Dans « éradication du terrorisme », le mot éradication ne peut pas se contenter d’un vulgaire saupoudrage comme c’est le cas actuellement de tout le monde occidental et de la France en particulier. Agiter des symboles ou des principes ne règlera strictement rien. Pas plus que le recrutement d’Imams pour les prisons, que quelques militaires temporairement devant les écoles et les lieux de culte ou que l’augmentation des fonctionnaires ne changeront la donne. Cinq millions de personnes dans les rues ou un tirage de Charlie Hebdo à cinq millions d’exemplaires pour affirmer des valeurs ne sont que des symboles qui doivent impérativement trouver une traduction. La lutte contre le terrorisme nécessite du réel et du concret! En l’absence de cette volonté de traduire les grands discours en actes, qui devrait pourtant présider à l’action politique et à la coopération internationale, d’autres drames sont inéluctables.

Unité… Mon cul!

C’est un énorme sentiment de dégout qui m’anime aujourd’hui. Après le grand élan spontané, populaire et immédiat qui a vu le jour après l’attentat barbare et meurtrier contre Charlie Hebdo, les vautours ont vite repris la main!

Les politiques d’abord. Les cadavres ne sont pas encore froids, que les partis de tous bords, par le truchement de tout ce qu’ils drainent de ténors inutiles, courent les plateaux de télévision et les émissions de radio pour tenter de récupérer coute que coute le mouvement. De l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par l’exécutif, personne ne manque à l’appel. Même les syndicats et autres associations d’inutilité publique s’invitent au festin. Les moyens sont inversement proportionnels à leur décrépitude commune. Voilà que ressort des cartons la fameuse unité nationale… La belle idée, comme un pétard mouillé, fait long feu avant même d’avoir poussé son premier cri. Tous s’écharpent sur qui doit faire parti ou non de l’opportuniste union, oubliant au passage le sens littéral des mots! Car au fond, la seule chose qui intéresse vraiment ces charognards, c’est d’être au premier rang d’un grand défilé en agitant le drapeau de leur chapelle espérant la plus grosse part de la médiatique reconnaissance de paternité.

Tout ce que touchent les politiques devient sale!

Les médias ensuite. Dans un indécent tourbillon d’images, les chacals ne font pas de quartier. La trop belle opportunité de faire plus d’audience ou de sortir de l’ornière ne doit surtout pas être ratée. Tout d’un coup, les quatre caricaturistes deviennent des amis intimes de tous les journalistes de France et de Navarre. Les autres victimes et les blessés encore entre la vie et la mort, on s’en fout… Ce n’est pas vendeur. C’est à qui mieux mieux étalera son émoi, ou proposera ses locaux, son imprimeur, son personnel, sa mère… Surtout pas de retenue. Il faut être le premier à agiter en direct et en exclusivité les proches larmoyants, la tribu des philosophes experts en monologues creux… Chaque seconde de la traque est filmée et livrée en pâture à la masse lobotomisée. A tel point que si un type du RAID venait à se gratter le cul, les chaines d’info en continu tourneraient en boucle sur l’évènement! Pendant ce temps, le compteur de la publicité s’affole, car tout se monétise. Hé! Les gars! La mort de vos amis va vous rapporter combien? On vit comment de faire son beurre sur leurs dépouilles fumantes?

Tout ce que touchent les médias devient sale!

Les moutons emboitent le pas. Simple anonyme, partisan, militant ou juste emporté par le flot, chacun revendique haut et fort le droit à crier son émotion. Twitter et Facebook croulent de messages, de commentaires et de slogans. Sous le poids de la normalitude qui s’impose, tout le monde devient Charlie. Et l’hebdomadaire découvre qu’il avait soixante millions d’abonnés sans le savoir! La sincère spontanéité des premières heures a laissé le pas à l’instrumentalisation généralisée au fur et à mesure que le mouvement a grandi. L’idéologie sordide reprend ses droits. Le quidam moyen redevient un bras armé, de la vulgaire chaire à canon au service de son clan. La guerre de tranchées est déclarée sur tous les réseaux sociaux, soigneusement attisée par les politiques et les médias. On s’accuse, on s’invective… Comme si personne ne voulait vraiment tirer d’enseignement, seulement quarante huit heures après la tragédie. Quelle hypocrisie! Quelle ironie!

Tout ce que touche l’idéologie devient sale!

Je me suis rendue place de la République le soir du drame pour partager un moment fort de recueillement. Là, des gens de tous horizons, de tous genres, de toutes couleurs, de toutes tendances et de toutes religions y étaient sincèrement et réellement unis. La France n’avait pas vu cela depuis si longtemps. C’était beau et rare, mais c’est malheureusement terminé! Car dimanche prochain ne sera que le grand défilé des faux culs, des hypocrites, des profiteurs et des vils rapaces… Il n’est même pas exclu que cette manifestation tourne mal. Parce qu’elle a été décrétée et qu’elle rassemblera les plus fanatisés des militants de tous les partis politiques. Sans compter que les ultras des extrêmes gauche et droite tenteront de s’inviter pour en découdre. Alors, votre unité, que vous la vouliez nationale, républicaine ou je ne sais quoi, elle me fait bien rire! A n’en pas douter, Charlie aurait livré de croustillantes caricatures de toute cette smala qui s’agite frénétiquement sans réel but, autre qu’un court instant d’opportuniste gloriole médiatique. J’imagine même un dessin, façon Charlie, exhibant des enturbannés hilares faisant un ball-trap sur cette farandole de crétins!

Implacable, l’actualité rattrape mon humour et mon sarcasme… Le ball-trap est en cours porte de Vincennes.