FillonGate : Quel choix après le lynchage?

Une semaine après mon précédent article qui dénonçait la traque médiatique envers Fillon, le lynchage à redoublé d’intensité! Nous avons même eu droit hier, sur une chaîne du service public, à un montage à charge, sous couvert d’investigation, qui n’apporte rien de nouveau à part, à grand renfort de populisme crasse, de renforcer l’opportun soupçon et le dégoût de la politique en général!

Fort logiquement, sous cette pression savamment orchestrée, la position du candidat désigné par la primaire de la droite et du centre se dégrade de jour en jour… Tant et si bien qu’il est de plus en plus question de le remplacer! Même si j’espère me tromper, ce n’est vraisemblablement plus qu’une question de jours ou de semaines avant que les lyncheurs n’aient finalement la peau de Fillon et le la droite républicaine en prime, puisque n’importe quel remplaçant n’aura aucune légitimité!

Les mêmes médias, acteurs de la mise à mort de Fillon, qui se sont trompés sur tout, le brexit, Fillon, Trump, Hamon… s’empressent déjà de nous vendre le prétentieux enfant prodigue Macron comme la seule alternative logique! Un peu comme si ils faisaient tout pour avoir raison au moins une fois et casser cette image de pathétique « madame Irma » qui leur colle à la peau à juste titre!

Normalement, toute personne dotée de suffisamment de neurones fait un choix en fonction d’éléments factuels! En l’occurrence, le choix du futur président, devrait se faire sur le programme avancé et avec pour seule motivation l’intérêt du pays hors de toute autre considération, d’autant plus quand le pays est au bord du précipice!

Mais nous sommes en France, et rien n’est normal, même si l’actuel locataire de l’Elysée a voulu un temps nous faire croire le contraire! L’histoire a montré que les français choisissent leurs élus comme ils choisissent leur lessive! Ils se moque du programme ou de l’avenir du pays. Ils vont, comme des veaux, apporter leurs voix à celui qui aura eu la promesse la plus généreuse, qui aura la plus belle gueule, qui serait le gendre, ou l’amant idéal!

À ce jeu, Macron mérite un Oscar! Voilà un type qui est ultra favori, qui est soutenu par de plus en plus de sommités de tous horizons et… qui n’a aucun programme?! Sans cesse repoussé, le fameux programme est maintenant promis pour le mois de mars prochain et n’est déjà plus un programme mais la vague notion abstraite d’un « contrat présidentiel »! Et pour cause… Comment bâtir un programme sur du vide? Les « marcheurs » du mouvement administrent des questionnaires sur le terrain pour prendre la température de l’opinion. Ensuite, ces données sont traitées et analysées pour alimenter le candidat en grandes idées maîtresses… Sauf qu’il n’y a aucune idée, aucune vision, aucune solution, mais juste la cynique réalité qui consiste à reprendre ce que la majorité souhaite entendre sans blesser personne! On notera avec amusement que les industriels utilisent la même méthode pour trouver les éléments de langage des publicités qui vanteront leurs produits. Macron, de fait, ne considère pas les français comme des électeurs potentiels, mais comme de vulgaires consommateurs de boîtes de raviolis! Pour finir d’éclairer sur le bonhomme, est-il nécessaire de rappeler qu’il a été l’artisan du programme économique de Hollande et qu’à ce titre il est comptable de l’explosion du chômage, de la misère, des impôts… Celui qui n’a jamais été élu nulle part (même s’il a déclaré récemment ne pas avoir de collaborateur dans « sa » circonscription, oups!) et qui se présente comme un candidat hors système, en est en fait le pur produit! Voter pour Macron équivaut à donner un deuxième mandat à Hollande… Tel père tel fils! Personne n’a d’ailleurs de mal à imaginer Hollande se réjouir de la percée de sa création, et de se délecter de l’éclatement d’un Parti Socialiste qui l’a lâché, dont une grande partie va rejoindre les rangs de son poulain! Au royaume de la combine politicienne, des coups bas et de la vengeance froide, les chiens ne font pas des chats! Ne comptez donc pas sur moi pour rejoindre les rangs des ménagères usées, des femmes délaissées ou paumées qui fantasment, dans une pulsion de cougar, de se taper le « beau gosse » de cinq à sept! Mes motivations sont autres…

Vient ensuite le cas Hamon! Sa désignation lors des primaires dites citoyennes à eu le mérite de confirmer que le PS est profondément divisé et qu’il ne peut plus en l’état prétendre à jouer seul un rôle de premier plan sur la scène politique française! Même si une part de l’engouement pour Hamon est en bonne partie le fait d’un rejet de Valls, son programme et notamment son idée de revenu universel ne sont pas inintéressants, tout du moins sur le plan philosophique. Car s’il est vrai que le travail est en raréfaction, que le phénomène va s’amplifier, et qu’il faudra de ce fait revoir l’assiette de financement de notre protection sociale, ses solutions ne sont pas abouties et dénotent globalement d’une forme d’amateurisme béat propre à l’ADN de la gauche! Hé oui! La dure réalité s’impose toujours et Hamon devra bien admettre que l’argent ne pousse pas sur les arbres, que la dette a ses limites et que l’économie mondialisée a des règles qu’on ne peut pas ignorer, sauf à vouloir tuer le peu de compétitivité qui reste à la France! S’il ne veut pas être le cinquième homme du premier tour de l’élection présidentielle, Hamon va devoir faire des compromis sur son programme et s’y emploie d’ailleurs d’arrache-pied! Le ralliement de Jadot, désigné par la primaire EELV, lui semble presque acquis puisque celui-ci semble en grande difficulté pour réunir les parrainages nécessaires. Mais le morceau de choix que Hamon aimerait bien voir se rallier à lui, c’est Mélenchon et les communistes qui sont derrière lui! On assiste en ce moment à un savoureux jeu de séduction dans le registre du « je t’aime, moi non plus » entre Hamon et Mélenchon et à des déclarations d’amour enflammées au nom de l’unité de la gauche aux électeurs de l’un ou de l’autre. Si il est impossible de savoir lequel des deux va gagner le combat de coqs, une certitude s’impose: Le maigre espoir pour la gauche dite radicale de jouer un meilleur rôle que celui du troisième couteau au premier tour de l’élection présidentielle les oblige à une union qui ne doit pas tarder! À suivre…

Continuons avec Le Pen… Tous s’accordent à lui voir remporter la première place lors du premier tour de l’élection présidentielle! Selon les différents scénarios possibles du second tour, elle est même régulièrement désignée vainqueur… Comme Macron, c’est une championne d’une forme de populisme, douée pour dire aux gens ce qu’ils veulent entendre, plutôt que ce qui serait réellement utile au pays. On ne peut néanmoins pas lui retirer le succès de l’entreprise de dédiabolisation du FN, dont les scores grandissants de sa formation politique lors de tous les derniers scrutins sont la criante illustration, même si il ne faut pas écarter dans l’explication de cette réussite l’échec patent des partis traditionnels raillés sous le sobriquet d’UMPS! A tord, le FN est classé à l’extrême droite. Car à y regarder d’un peu plus près, le programme de Le Pen, notamment économique, est une copie des revendications d’extrême gauche dont elle partage aussi une europhobie assumée! Seul le sujet de l’immigration démarque Le Pen de Mélenchon! Les deux partagent d’ailleurs les mêmes méthodes, et souvent le même électorat ouvrier / populaire qui paie le plus cher les conséquences désastreuses des politiques menées durant les deux derniers quinquennats. Le programme de Le Pen (comme celui de Mélenchon) ne leur offrira aucune solution mais uniquement des régressions et au final la dégradation de leur condition! Mais bon… Il semblerait que certains enfants aient besoin de mettre les doigts dans la prise pour comprendre tout le mal que cela fait!

Il y a aussi la vingtaine de candidats déclarés, dont on ne sait pas encore si ils obtiendront tous leurs parrainages. Les énumérer m’apparaît aussi fastidieux qu’inutile! Tous étant crédités d’un score ridicule au premier tour, on peut juste s’interroger sur leur motivation profonde! Certains aiment s’écouter parler, malgré des logorrhées assommantes et vides de sens, certains ne sont là que pour faire reluire leur ego et accéder (encore) au fameux quart d’heure de célébrité, certains sont des nostalgiques inconsolables d’un passé révolu et n’ont que de Gaulle à la bouche, certains sont purement intéressés et utilisent l’élection pour remplir les caisses de leur micro parti dont ils vivent, certains assouvissent une vengeance personnelle par une présence nuisible à un autre, certains font du chantage à un candidat mieux placé pour négocier une investiture ou un poste, et certains tout cela à la fois! Ils couvrent le champs de l’extrême-gauche à l’extrême-droite et ont tous en commun de n’avoir aucun programme, aucune ambition pour la France et de n’être ce qu’il faut bien appeler que des parasites!

Reste Fillon, qui pour l’heure est toujours dans la course… Parti de loin lors de la primaire de la droite et du centre, il s’est finalement imposé sans équivoque possible face à Juppé, le candidat désigné des médias depuis plus d’un an et face à Sarkozy dont les aficionados n’ont pas ménagé leurs efforts pour flinguer tout le monde! Mais le résultat est là! Lors d’un processus démocratique de désignation ouvert qui a rencontré un succès historique inégalé, par sa pugnacité, et avec un programme ambitieux en en adéquation avec la situation du pays, Fillon a gagné sa place et montré sa détermination! Même si certains points de son programme me semblent un brin excessifs, trop rapides, et n’avoir que peu de chances de voir le jour, globalement, le projet est réaliste, ficelé et totalement en phase avec le besoin de réformes structurelles nécessaires à la France! Après, je peux concevoir que tout le monde n’adhère pas, le débat d’idées ne me fait pas peur et est même aussi sain que nécessaire pour faire avancer la politique. En revanche je refuse de réduire la politique à une joute de « père la morale » qui éluderait en bafouant la présomption d’innocence l’essence même du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle!

Contrairement aux médias, je n’enfile pas l’habit du délateur, ni celui du procureur, ni celui du juge, ni celui du lyncheur que l’ont voudrait faire porter à tous les français! Je ne préjuge pas de la culpabilité ou de l’innocence de Fillon! C’est à la justice de faire sont travail, et uniquement à elle! Il serait quand même suicidaire de nous passer du seul candidat ayant un programme sensé capable de redresser et de rassembler le pays! Et puis il y a eu un précédent avec Chirac. Si la justice, après une enquête sérieuse, devait finalement condamner Fillon après un ou deux mandats, rien ne l’empêchera de le faire! Car la question essentielle que l’on doit aujourd’hui se poser n’est pas de croire ou non dans la culpabilité de Fillon, mais de désigner celui qui a la stature et le programme pour sortir la France de l’ornière!

Alors viendra l’heure du choix… Et ce jour là, si Fillon n’est pas là, si il a été contraint de renoncer par tous ceux qui veulent sa peau à droite comme à gauche, mon vote n’ira pas au remplaçant qui sera désigné pour le remplacer car il n’aura aucune légitimité et que ce serait une trahison envers les millions de français qui ont participé à la primaire de droite! Je ne m’abstiendrai pas non plus, car ce serait laisser le champ libre à ceux qui ont orchestré l’odieuse campagne de calomnie qui occupe à plein temps les médias complices!

En pleine conscience, si l’option Fillon m’est volée, et bien qu’elle me répugne au plus haut point, je voterai Le Pen!

Ce choix assumé aura plusieurs avantages et finalement que peu de conséquences!

Premièrement, ce choix punira les opposants politiques qui faute de candidat crédible ou de programme auront voulu manipuler l’élection présidentielle!

Deuxièmement, ce choix punira les « amis » de façade qui auront vilement profité et participé au lynchage pour assouvir de vieilles rancœurs!

Troisièmement, ce choix punira les médias, qui se veulent des faiseurs de rois alors qu’ils ne sont que des blablateurs qui se seront encore trompés!

Et quatrièmement, rien de bien grave, ce choix remplacera un clown à l’Elysée par un autre clown, par le pire d’entre eux! Aucun risque, pas plus que pour Trump aux EU, les institutions sont bien faites… Fraîchement élue, Le Pen n’aura pas de majorité à l’assemblée et sera d’entrée contrainte à une forme de cohabitation inédite en plus de la difficulté à constituer un gouvernement tant les cadres compétents manquent au FN, les mesures emblématiques prônées seront logiquement frappées d’anticonstitutionnalité ou réduites à peau de chagrin, son ambition de sortir de l’Euro n’aura pas le temps de voir le jour… En résumé, Le Pen présidente ne sera qu’un pantin incapable d’agir et nous laissera, si elle va au bout de son mandat, après un immobilisme forcé, une France dans le même état que l’aura laissé Hollande!

Ne laissez pas le Gepetto de l’Elysée vous imposer sa marionette! Ne laissez plus les médias complices choisir votre bulletin de vote! C’est votre seul moyen d’expression à l’endroit de nos « élites »! Et si comme moi vous envisagez d’exprimer votre colère si Fillon est exclu… Dites le haut et fort dès maintenant, cela est respectable et sera d’autant plus respecté!

FillonGate : Le suicide des médias!

Voilà plusieurs jours que les médias s’acharnent de façon frénétique sur le candidat désigné par la primaire de la droite et du centre…
Mais qu’y a-t-il de réellement sérieux dans cette pseudo affaire qui agite tout le monde? Pas grand chose en fait… Fillon a bel et bien employé son épouse, et il ne s’en est jamais caché. La chose est légale et bon nombre de parlementaires, gauche et droite confondues, emploient aujourd’hui leur moitié, leur fille ou leur fils! En fait, on est loin du scoop!

En cœur, dans leur soif de sensationnalisme, tous les médias ont jeté aux français la somme de 500 000€ de rémunération! Sous entendant que l’état aurait fait un chèque de ce montant à l’épouse de Fillon! Mais pour ceux qui ne se contentent pas du morceau de viande avariée qui leur est lancé, il s’avère que c’est le total de sa rémunération sur plus de 10 ans et qu’en fait elle correspond à plus ou moins 5 000€ bruts par mois, ce qui est compatible avec son niveau de diplômes et en tous points égal à la rémunération moyenne des attachés parlementaires, membres de la famille ou non! Là encore, on est loin, très loin, du scoop!

Comme cela ne suffit pas à assouvir l’appétit des médias passés maîtres dans l’art du lynchage, c’est maintenant le fantasme du soupçon d’emploi fictif qui fait les gros titres… Les preuves avancées reposent sur les confidences d’opposants politiques d’extrême gauche, ou sur le témoignage d’employés (genre le balayeur ou l’hôtesse d’accueil) qui sont forcément neutres et au fait de l’agenda et de l’activité de l’attachée parlementaire de Fillon. C’est vrai quoi! On est toujours loin, très loin, du scoop! Il est même en train de prendre l’eau…

À ce stade, la justice, dont l’indépendance est un mythe (désolée si c’est un scoop pour certains), s’est opportunément saisie de « l’affaire » et a ouvert une enquête préliminaire. Immédiatement, l’avocat de Fillon a spontanément communiqué des documents aux juges pour démontrer la réalité du travail accompli, et assuré de la pleine coopération de son client pour toute demande! On pourrait maintenant s’attendre à ce que la justice, comme pour la taloche assénée à Valls, ayant tous les éléments, juge plus vite que son ombre… Hé bien non?! Le parquet a fait savoir qu’il entendait rester maître de son agenda! Que veux-tu ma pauvre Lucette, en fonction de l’orientation politique des juges, certaines affaires ont vocation à durer! Laisser se répandre un peu plus le soupçon dans les médias devient même de fait un acte militant visiblement totalement assumé! On est toujours loin, très loin, du scoop! Il a fini de prendre l’eau… Il coule!

Vient ensuite l’argument ultime, relayé par la meute médiatique affamée : La moralité! Là, on touche le fond! Ceux-là même qui dénoncent, soupçonnent, jugent, salissent,manipulent et militent ouvertement se posent sans scrupule en gardiens de la moralité?! Sauf que le degré de moralité c’est un peu comme le trou du cul, chacun a le sien! Qu’importe! La horde cachée derrière sa carte de presse use de tous les coups bas pour manipuler l’opinion et faire croire qu’une chose devrait être considérée illégale puisque réputée immorale selon eux et leur échelle de valeurs plus que discutable. On est toujours loin, très loin, du scoop! Il a fini de couler, il gît maintenant au fond de l’océan de l’immoralité médiatique!

De toute évidence, cette « affaire » montée de toutes pièces et qui repose sur du vide intersidéral porte ses fruits, puisque dans l’opinion le niveau de popularité de celui qui il y a peu était présenté comme le prochain Président s’effrite un peu… Toute personne sensée se poserait naturellement la question : « À qui profite le crime? ». Non? À croire que nos Saints Médias ne sont pas si sensés que cela?! Leur goût immodéré pour le soupçon ne les amènent même pas à soupçonner qu’il s’agirait d’une manipulation politicienne orchestrée par des opposants au plus bas et en panique?! Que suis-je bête! Ils en sont de toute évidence les complices et le bras armé qui ne se cache même plus!

Adieu le glorieux journalisme d’antan! Adieu les grandes plumes! Adieu l’éthique qui source et vérifie! Adieu la profession de journaliste! Adieu l’information! Adieu la morale aussi… La vraie! Pas celle qui est agitée avec frénésie au nom du dogme et de l’idéologie!

Face aux attaques et à sa réputation en décrépitude, la profession, dans un haut-le-cœur collectif, ose même se poser en victime dès lors que quiconque se permet l’outrecuidance de la moindre critique à son égard! De qui se moque-t-on? Les journalistes n’existent plus depuis longtemps… Ils ont été remplacés par des attachés de presse qui se contentent de distiller la propagande de leur chapelle en plâtrant des dépêches d’arguments fallacieux, comme un promoteur retaperait à la va vite un immeuble pour le vendre avant qu’il ne s’écroule! Les médias ont aussi disparu et ne sont plus aujourd’hui que des diffuseurs de contenu! Et quel contenu! La pression de l’audience les pousse à un racolage tel qu’il pourrait faire pâlir n’importe quel professionnel de la prostitution! Pour masquer cette déliquescence, le star système a pris toute sa place et s’auto alimente sans fin… Ainsi, une poignée d’individus ultra médiatisés et surpayés (parfois avec de l’argent public) s’imposent comme les guides suprêmes d’une populace méprisée tant ils en sont éloignés! À eux de décider ce qu’il est bon de faire, de penser, de dire, d’aimer, de haïr…

Ne leur pardonnons pas! Car ils savent très bien ce qu’ils font! Mais ne les blâmons pas trop non plus, car ils n’existent que parce qu’il y a encore suffisamment d’incrédules pour les lire, les écouter, les regarder… et pire, les croire comme en la parole divine!

Peut être faudrait-il assainir le monde médiatique… En commençant par ne plus subventionner la presse, car finalement moins de presse donnerait forcément une meilleure presse en l’obligeant à l’attractivité sanctionnée par la rentabilité! En supprimant les avantages fiscaux aux journalistes car il est profondément injuste de voir un éditorialiste payé plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque mois bénéficier d’abattements! À tel point qu’il ne faut plus dire « journaliste », mais « anomalie fiscale »! En définissant un code d’éthique détaillé et précis qui pourrait être opposable devant les tribunaux en cas de manquement!

En attendant ce sursaut utopique, le quatrième pouvoir attribué aux médias de masse est en train de mourir! Déjà parce que les réseaux sociaux et les blogs font au moins aussi bien qu’eux, mais aussi parce qu’ils sont en train de se suicider en prenant part à une course effrénée devenue incontrôlable qui privilégie invariablement le buzz au fond!

C’est donc sans aucune compassion, sans aucun émoi, mais au contraire avec une certaine satisfaction que je regarde les médias se porter un énième coup de couteau à l’avant-bras avec le fameux et déjà ridicule FillonGate… J’espère que la fin sera longue et douloureuse, au moins autant que l’aura été le calvaire de leurs innombrables victimes!

Applaudissons cette mort inéluctable et salutaire!

Unité… Mon cul!

C’est un énorme sentiment de dégout qui m’anime aujourd’hui. Après le grand élan spontané, populaire et immédiat qui a vu le jour après l’attentat barbare et meurtrier contre Charlie Hebdo, les vautours ont vite repris la main!

Les politiques d’abord. Les cadavres ne sont pas encore froids, que les partis de tous bords, par le truchement de tout ce qu’ils drainent de ténors inutiles, courent les plateaux de télévision et les émissions de radio pour tenter de récupérer coute que coute le mouvement. De l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par l’exécutif, personne ne manque à l’appel. Même les syndicats et autres associations d’inutilité publique s’invitent au festin. Les moyens sont inversement proportionnels à leur décrépitude commune. Voilà que ressort des cartons la fameuse unité nationale… La belle idée, comme un pétard mouillé, fait long feu avant même d’avoir poussé son premier cri. Tous s’écharpent sur qui doit faire parti ou non de l’opportuniste union, oubliant au passage le sens littéral des mots! Car au fond, la seule chose qui intéresse vraiment ces charognards, c’est d’être au premier rang d’un grand défilé en agitant le drapeau de leur chapelle espérant la plus grosse part de la médiatique reconnaissance de paternité.

Tout ce que touchent les politiques devient sale!

Les médias ensuite. Dans un indécent tourbillon d’images, les chacals ne font pas de quartier. La trop belle opportunité de faire plus d’audience ou de sortir de l’ornière ne doit surtout pas être ratée. Tout d’un coup, les quatre caricaturistes deviennent des amis intimes de tous les journalistes de France et de Navarre. Les autres victimes et les blessés encore entre la vie et la mort, on s’en fout… Ce n’est pas vendeur. C’est à qui mieux mieux étalera son émoi, ou proposera ses locaux, son imprimeur, son personnel, sa mère… Surtout pas de retenue. Il faut être le premier à agiter en direct et en exclusivité les proches larmoyants, la tribu des philosophes experts en monologues creux… Chaque seconde de la traque est filmée et livrée en pâture à la masse lobotomisée. A tel point que si un type du RAID venait à se gratter le cul, les chaines d’info en continu tourneraient en boucle sur l’évènement! Pendant ce temps, le compteur de la publicité s’affole, car tout se monétise. Hé! Les gars! La mort de vos amis va vous rapporter combien? On vit comment de faire son beurre sur leurs dépouilles fumantes?

Tout ce que touchent les médias devient sale!

Les moutons emboitent le pas. Simple anonyme, partisan, militant ou juste emporté par le flot, chacun revendique haut et fort le droit à crier son émotion. Twitter et Facebook croulent de messages, de commentaires et de slogans. Sous le poids de la normalitude qui s’impose, tout le monde devient Charlie. Et l’hebdomadaire découvre qu’il avait soixante millions d’abonnés sans le savoir! La sincère spontanéité des premières heures a laissé le pas à l’instrumentalisation généralisée au fur et à mesure que le mouvement a grandi. L’idéologie sordide reprend ses droits. Le quidam moyen redevient un bras armé, de la vulgaire chaire à canon au service de son clan. La guerre de tranchées est déclarée sur tous les réseaux sociaux, soigneusement attisée par les politiques et les médias. On s’accuse, on s’invective… Comme si personne ne voulait vraiment tirer d’enseignement, seulement quarante huit heures après la tragédie. Quelle hypocrisie! Quelle ironie!

Tout ce que touche l’idéologie devient sale!

Je me suis rendue place de la République le soir du drame pour partager un moment fort de recueillement. Là, des gens de tous horizons, de tous genres, de toutes couleurs, de toutes tendances et de toutes religions y étaient sincèrement et réellement unis. La France n’avait pas vu cela depuis si longtemps. C’était beau et rare, mais c’est malheureusement terminé! Car dimanche prochain ne sera que le grand défilé des faux culs, des hypocrites, des profiteurs et des vils rapaces… Il n’est même pas exclu que cette manifestation tourne mal. Parce qu’elle a été décrétée et qu’elle rassemblera les plus fanatisés des militants de tous les partis politiques. Sans compter que les ultras des extrêmes gauche et droite tenteront de s’inviter pour en découdre. Alors, votre unité, que vous la vouliez nationale, républicaine ou je ne sais quoi, elle me fait bien rire! A n’en pas douter, Charlie aurait livré de croustillantes caricatures de toute cette smala qui s’agite frénétiquement sans réel but, autre qu’un court instant d’opportuniste gloriole médiatique. J’imagine même un dessin, façon Charlie, exhibant des enturbannés hilares faisant un ball-trap sur cette farandole de crétins!

Implacable, l’actualité rattrape mon humour et mon sarcasme… Le ball-trap est en cours porte de Vincennes.

Soumission

L’intelligencia de gauche n’en finit pas de s’arracher les cheveux… Après les succès des livres de Trierweiler puis de Zemmour, c’est au tour de Houellebecq de prendre l’autoroute royale vers le triomphe annoncé!

Pour s’en convaincre, il suffit de voir la campagne de dénigrement savamment organisée par la nomenklatura de la pensée unique… Bien avant sa sortie, le livre était déjà qualifié de « rance », « nauséabond », « gerbant »… Toute cette terminologie devenue totalement vide de sens à force d’un martelage aussi déplacé que ridicule! Sans doute parce que ces OVNI littéraires se vendent mieux et plus que l’ensemble de la prose indigeste des intellectuels auto-proclamés de la majorité plurielle qui entend prétentieusement décider de ce qui est bien ou mal pour tous! Mais aussi parce que dans ce monde de nantis, qui cultive l’entre soit et dont l’existence est aussi éloignée des logements sociaux que de la réalité du quotidien des français, il est inconcevable que la populace se pose des questions ou se mette à penser par elle-même!

Il s’agit donc bel et bien d’une question de soumission comme le suggère le titre du livre!

Ce qui est ironique, à ce stade, c’est que les chantres de gauche, qui prétendent défendre la liberté et qui s’attaquent à toute forme d’interdit, voudraient soudainement régenter le contenu des livres, après celui d’une grande partie de la presse, de la radio, de la télévision et du cinéma?! Alors, comme la censure à l’ancienne n’est idéologiquement pas dans leurs gènes, c’est le chemin détourné du lynchage médiatique qui est préféré! Et ils sont nombreux, les présentateurs, journalistes, éditorialistes, commentateurs, polémistes et experts à s’être soumis corps et âme au dogme de la pensée prémâchée des idéologues de Solférino! Et pourtant, malgré tout le ramdam de cette armée de serviles soumis, il semblerait que les français, eux, ne se soumettent pas à la censure déguisée que ceux qu’il faut bien appeler des fascistes voudraient leur imposer. N’en déplaise à tout ce petit monde, les précédents récents ont clairement montré que leur agitation est stérile, et gageons que comme pour « Le suicide français » et « Merci pour ce moment », « Soumission » n’ait pas de souci à se faire et grimpera sur le podium des ventes.

Mais revenons au livre et à son contenu. Je souhaite tout d’abord remercier une amie journaliste qui m’a récupéré un exemplaire dans une rédaction, où d’autres journalistes refusaient de le lire… Sans doute pour mieux en parler!

Je n’ai jamais été une inconditionnelle de Houellebecq. C’est du pur Houellebecq! Un brin caricatural et provoquant, dans un style qui ne casse pas des briques… Les afficionados du bonhomme ne seront assurément pas déçus. En revanche, le point très positif, c’est que le livre questionne avec intelligence. La fiction ne rejoint que mieux la réalité en mettant le doigt là où ça fait mal. Tout le monde en prend pour son grade dans cette description de la lente et inexorable agonie d’une civilisation et de son identité. Même si les crétins dont je parle précédemment n’en retiennent qu’une insulte, encore et toujours, faite au pauvre musulman et à l’Islam… La vraie victime désignée par le livre, c’est vous, c’est moi, qui avons été soumis insidieusement, sournoisement par des décennies de politique amateuriste. On comprend mieux l’affolement général que déclenche ce livre, car il souligne avec force les conséquences immaitrisables aujourd’hui des échecs de la politique migratoire européenne et de l’intégration. Plutôt que d’assumer leurs échecs, et tenter de renverser la vapeur, les trop orgueilleux gouvernants de l’Union persistent et tordent un peu plus chaque jour le cou à notre histoire, à notre héritage. Et à ce jeu, Bidochon 1er et ses sbires du vivre ensemble ont malheureusement mis la France en pointe de la soumission générale! C’est un fait… Nos cantines scolaires se sont soumises, nos piscines municipales se sont soumises, la laïcité est devenue une arme de destruction massive des symboles de notre histoire et de notre culture, le voile et la prière de rue sont devenus des banalités, la revendication communautariste est sans fin… A tel point que l’intégration n’est plus qu’un mot sans signification. La réalité, c’est que la dernière vague migratoire n’a pas l’intention de s’intégrer. Et pour cause! C’est elle qui est en train d’intégrer, ou plus exactement de soumettre, ses pays d’accueil!

Mais en parler, c’est mal! Ne pas ou ne plus vouloir porter les œillères vaudra immédiatement l’avalanche des qualificatifs éculés qui ont longtemps fait l’unique fonds de commerce des glorieuses forces de progrès aujourd’hui en totale décrépitude.

C’est sans doute à cause de cette décrépitude que l’élite de Solférino et de son « think tank » Terra-Nova, se triture activement les méninges pour s’imaginer d’urgence un avenir dans le nouveau paysage culturel qu’elle a construit mais qu’elle ne maitrise pas… Le méchant Houellebecq vend un peu la mèche des projets du PS, en imaginant dans sa fiction un Président musulman pour la France. De sources concordantes, et aussi parce que l’info commence à fuiter sérieusement, la question de tout faire pour capter le vote musulman est au cœur de la stratégie du Parti Socialiste et de l’actuel locataire de l’Elysée. Il faut dire que le nombre des musulmans a depuis longtemps dépassé celui des socialistes! Sur un plan purement comptable, et uniquement sur le papier, ça permet de faire le plein de militants et de bulletins de vote… Je crains que cette joyeuse smala de brillants cerveaux, qui décide une fois de plus de se faire poissonnier la veille de Pâques, ne soit déçue. Les musulmans embrasseront les valeurs socialistes avec la même force et la même détermination qu’ils ont mis à s’intégrer… Autant dire que si l’hypothèse d’un Président musulman est crédible, le fait qu’il représente le PS est de la science fiction! Car une chose est sure… L’actualité montre quotidiennement que les musulmans ne se soumettent pas, mais qu’ils sont passés maitres dans l’art de soumettre.

Alors lisez ce livre. Vous n’en serez que mieux renseignés sur l’avenir que vous construisent les islamophiles opportunistes de notre fière démocratie… Démocratie, pour combien de temps encore?

Pendant que j’écrivais ce billet, le bras armé de la soumission frappait Charlie Hebdo! Et ceux-là même qui avaient la gerbe hier, nous parlent aujourd’hui d’unité nationale face à la barbarie… Après les indignés a deux balles, les insoumis de circonstance!

Je suis Charlie autant que je suis Houellebecq ou Zemmour, car ils dénoncent le même Islam, obscurantiste et conquérant!

Le retour de Sarko…

Ça y est, c’est fait! L’ancien président à annoncé son retour dans la vie politique hexagonale via sa page Facebook suivi d’un long entretien télévisé sur le service public.

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Pourtant sans surprise, ce retour à déchainé et déchaîne encore tous les médias et réseaux sociaux d’une façon aussi drôle que disproportionnée. Le leitmotiv éditorial du moment c’est le changement?! « Sarkozy a-t-il changé? »
Est-ce parce que le fameux changement promis et relayé sans modération pendant la campagne de 2012 n’a jamais vu le jour? Ou est-ce parce que toute une profession souffre d’un cruel et chronique manque d’inspiration? Peut-être rien de cela…
Une chose est sûre, à lire les commentateurs professionnels ou amateurs, le seul vrai changement est celui du retour de la haine compulsive d’un homme! Dans une forme d’union sacrée, toute cette smalah fanatisée reprend de plus belle les basses œuvres et nous montre ses instincts de néandertalien!
Les socialistes version plurielle qui s’écharpaient encore hier ont trouvé, enfin, le moyen d’afficher une unité de façade! L’exécutif, qui fait tout pour minimiser l’événement, a revêtu ses habits de campagne électorale, pour nous réchauffer les mensonges qui ont conduit Hollande sur le trône! Dans son propre camp, Sarkozy qui contrarie des ambitions personnelles exacerbées, suscite des attitudes pour le moins surprenantes! Et toute la populace, dont chacun est, comme on le sait, un politologue averti, se repaît du lynchage en règle, ou y participe, tant le dressage opéré par les communicants de Solférino a été bien fait et semble désormais hors de contrôle!
Alors on jette au visage de l’ancien président son bilan?! Comme si la France allait plus mal avant 2012! Comme si les difficultés justifiées du passé allaient légitimer les errements, l’amateurisme et l’échec patent d’aujourd’hui! On fait le détail des affaires dans lesquelles il est opportunément soupçonné?! Pourtant certaines sont du passé et les autres, malgré un acharnement immodéré restent invariablement au stade du soupçon larvaire! On cherche à diviser encore plus la société, en agitant le spectre d’une homophobie aussi supposée que sortie du chapeau, juste parce qu’il a critiqué la méthode et non le fond d’une loi imposée aux forceps au nom d’un dogme en quête d’afficher au moins une réussite! On le veut raciste, voir même fasciste, parce qu’il refuse de taire les sujets de société bannis par l’idéologie de gauche et en conséquence devenus le business captif et populiste de l’extrême droite. On le veut trop proche du monde de l’entreprise et de ses dirigeants?! N’est-ce pas pourtant le virage à 180 degrés que vient de prendre « moi président » qui vient d’avoir une tardive révélation salutaire sur le vrai moteur de la croissance de toutes les économies du monde? On lui reproche d’aimer l’argent?! Cet argent que tant de français voudraient aimer aussi plutôt que de le donner à perte pour enrichir un peu plus la cohorte des amis d’une majorité aussi éclectique qu’improbable! Comble de l’horreur, il est petit, excité, bourré de tics et de tocs… C’est vrai que l’actuelle égérie molle, bedonnante, bafouillante et tendance est un must « so frenchy » que la planète entière nous envie! L’image du couple est aussi raillée au prétexte que les nombreuses frasques et la goujaterie seraient plus… normales?! Le moment n’est-il d’ailleurs pas remercié actuellement a sa triste et juste valeur?
Loin de toute logique, de toute objectivité, de tout raisonnement intelligible, coûte que coûte, Sarkozy devrait donc se plier à des aveux, à la repentance et disparaître… La crétinisation des masses n’a plus aucune limite!
Juste candidat à la reprise de la tête de sa famille politique, Sarkozy a en moins d’une semaine fait griller toutes leurs cartouches à ses détracteurs… A quoi faudra-t-il s’attendre quand il sera officiellement candidat pour 2017? De grands moments de politique et de journalisme en perspective…
Mais au fond tout cela n’est-il pas qu’une vile réaction d’orgueil démesuré face à la monumentale gifle que Sarkozy donne à tout ce joli monde progressiste, philosophe, prétentieusement ridicule et imbus de lui-même? En lui rappelant gentiment par son simple retour dans l’arène politique, qu’il a voté comme un bourricot manipulé lors de la dernière élection présidentielle!
Il est décidément plus aisé d’inventer des travers aux autres que d’admettre sa propre inconsistance!
Et vous alors? Avez-vous changé?

Merci pour ce moment…

Le livre de Valerie Trierweiler a fait, et fait encore, couler beaucoup d’encre. Il faut dire que l’ouvrage vient perturber la traditionnelle rentrée littéraire en s’imposant d’entrée comme un succès, ce qui semble agacer pas mal de monde. Et pour cause, cet OVNI à fait voler en éclats le rituel parcours balisé du monde de l’édition et des poids lourds imposés. Comme ces sapins au fort parfum douteux qui s’accrochent au rétroviseur, cette sortie a « rafraîchit » ce qui commençait à sentir un peu le moisi à force d’habitude sclérosante.


Déjà, pour parler d’un livre, il faut l’avoir lu! Force est de constater que les détracteurs, comme souvent, sont ceux qui n’ont pas ouvert l’ouvrage, et qui se bornent à une posture moraliste ou idéologique pour mieux nier l’essentiel.
Faisons donc un petit tour de cette smala véhémente mais peu écoutée au regard du nombre d’exemplaires déjà écoulés…
Qu’il soit en vue ou non, le chantre du socialisme pluriel, à la baguette, prend la pause de la vierge effarouchée! Tous les arguments hors sujet sont soigneusement distillés dans un concert d’éléments de langage vraisemblablement élaborés par des communicants dévoués. Tout d’abord, la sacrosainte vie privée qui serait honteusement déballée?! Hilarant de la part d’individus qui n’ont de cesse de trouver par n’importe quel moyen l’occasion de s’exposer, comme une forme d’addiction compulsive. Les mêmes qui organisent avec la presse des séances photo avec toute leur famille, voudraient soudainement que soit posée une chape de plomb sur tout ce qui serait extérieur à leur activité politique. De là à les soupçonner de vouloir contrôler tout type de contenu éditorial, il n’y a qu’un pas! Un peu comme si la censure revenait en catimini sous le masque de prétextes fallacieux. Quand on est un personnage public, drogué par son image et sa notoriété, la notion de vie privée est forcément différente que pour le quidam moyen. D’autant quand ces mêmes icônes jouent à l’envi de la morale, du respect, de l’honneur… Le nier est une imposture intellectuelle! Mais l’imposture intellectuelle n’est elle pas au cœur du jeu politique?
Ensuite, c’est la fonction présidentielle qui serait mise à mal?! L’argument est à pleurer de rire… L’actuel locataire de l’Elysée se débrouille fort bien tout seul pour flinguer l’image de la fonction. Depuis le début de son quinquennat, sa garde robe qui semble inexorablement rétrécir donne régulièrement lieu à de savoureux clichés qui font le bonheur des réseaux sociaux. Aussi, plus empoté tu meurs! Toujours à contre courant, perdu ou dans des situations qui ont de quoi rendre fou de jalousie les scénaristes de films burlesques à qui il enlève le pain de la bouche. Et l’éloquence! Un introverti timide et frustré s’en sortirait mieux face aux micros. Bégaiement, trous, lapsus, la langue qui fourche sont quotidiens. Sans oublier les bons mots, qui donnent une saveur de café du commerce à la parole présidentielle. Alors non, n’importe quel livre ou article n’y changera rien, car le Président est un Bidochon digne de la célèbre BD.


L’assassinat politique est aussi brandit?! Là, on touche le fond! Voudrait on nous faire croire que ce livre est responsable des résultats désastreux d’une politique éculée? Gare à vous Madame Trierweiler! À cause de vous, la meilleure politique économique du monde est sabordée! J’espère que vous avez les épaules larges… Car la croissance, le déficit, le chômage, la misère… C’est de la faute de votre sinistre bouquin! Le plus sinistre étant sans doute qu’il y a des demeurés pour être sensibles à l’argument!
Dans l’opposition, les avis sont partagés. Il y a ceux qui reprennent peu ou prou la rhétorique de leurs collègues de la majorité, dans une solidarité corporatiste sans faille, ceux qui se saisissent de l’opportunité de trouver un nouvel angle d’attaque faute d’être en mesure de se positionner sur le terrain des idées, et ceux qui sont bizarrement muets, pétrifiés à l’idée que leurs exploits pour l’instant secrets soient demain aussi exposés.
Les gros machos ne sont pas en reste! Ce livre est forcément un torche cul dans leurs têtes de petits mâles frustrés qui ne savent plus trouver de rôle à leurs couilles dans une société qui évolue plus vite que leur esprit. Alors, peu importe le contenu ou la motivation, c’est l’auteur qui est attaqué, juste parce que c’est une femme! Ces caricatures rétrogrades sont tellement affolées à l’idée qu’une femme puisse être indépendante et leur égal… À leurs yeux, ce livre symbolise la somme de toute les peurs et sonne la fin d’une domination qui n’est pourtant plus qu’un mirage depuis longtemps. Si demain une femme Présidente devait se retrouver ciblée par un compagnon blessé, gageons que tous ces crétins misogynes prendraient la défense de l’étalon. Un con reste un con!


Nos amis libraires, parfois par militantisme, souvent par bête moutonnerie, ont aussi fait entendre leur voix. A grand renfort d’affichettes, les commerçants dénoncent le caractère du livre. Il préféreraient vendre du Balzac! Merci pour ce moment, est un style littéraire qui a connu des précédents qu’il serait farfelu de vouloir opposer à d’autres styles. Mais peu importe, c’est leur honneur de dealer de culture écrite qui est bafoué. Pour peu, ils feraient des tas avec l’ouvrage et y mettraient le feu… Cette image en rappelle d’autres de sinistre mémoire! Sauf que la réalité à rattrapé l’hypocrisie de la posture! Quelques médias plus scrupuleux que d’autres ont vite découvert que ces quelques braillards de circonstance étaient plus en colère d’être en rupture de stock ou de ne pas encore avoir été livrés… En revanche, tous ceux qui ont su anticiper le succès, Amazon en tête, n’ont pas de problème! Ce sont donc des libraires pas si professionnels que ça, qui voudraient masquer leur absence de vision derrière une dimension de critique et de conseil défendant une certaine idée de l’édition?! Ce cynisme montre à quel point ils se sont trompés de voie… Le monde de la politique leur siérait bien mieux!
Enfin, les journalistes, éditorialistes et commentateurs en tous genres ne pouvaient pas passer à côté du buzz qui s’est imposé à eux, malgré eux. La réaction a naturellement été à la hauteur de l’embrigadement politique de chacun. Il y a aussi une dimension comique dans les heures d’émissions ou les kilomètres de colonnes qui ont abreuvé la France entière des jours durant… Ce livre souligne avec force, non pas par son contenu mais juste parce qu’il existe, l’incompétence patente de toute une profession! Si tout cet aréopage avait fait son travail, tout ce qui y est révélé serait connu de tous depuis longtemps! C’est malheureusement ce qui arrive quand l’information est confiée à des attachés de presse, il n’y a plus d’information!
Je suis personnellement loin de partager l’ancrage à gauche revendiqué par Valérie Trierweiler. Ça ne mérite peut être pas 20€, il n’y aura certainement pas de prix Nobel à la clé… Néanmoins, je considère que son livre a le mérite de renseigner sur les politiques en général et un homme en particulier. N’est-ce pas au fond le premier des français qui s’est lui-même exposé par son imprudence adolescente et qui a dévoilé ses propres travers par sa gestion publique désastreuse de ses nombreuses crises conjugales? Quoi qu’en pensent tous les détracteurs, ce retour de bâton est aussi mérité que légitime! Après tout, on ne récolte que ce que l’on sème. Et cela vaut pour les deux principaux protagonistes.

L’imposture Mediapart !

Il n’aura échappé à personne, que depuis 2008, le pure player Mediapart, fait régulièrement parler de lui, par des révélations fracassantes qui visent le monde politique, mais aussi le monde des affaires au sens large du terme. Edwy Plenel, qui est à l’initiative de Mediapart, présente son site comme une alternative à une presse traditionnelle sinistrée, basé sur un réel journalisme d’investigation, libre de toute pression politique, actionnariale ou publicitaire. Le modèle économique repose sur l’accès payant au contenu sans publicité, ce qui fait dire à Plenel que Mediapart appartient de fait à ses seuls abonnés. Un Club est d’ailleurs associé au site, pour permettre aux abonnés qui le souhaitent, de devenir des contributeurs à part entière, et ainsi étoffer significativement en volume le contenu du site.

Pour tous ceux qui se contentent de cette présentation d’un nouvel idéal journalistique libre, l’idée pourrait paraitre géniale, et attirer la sympathie. La réalité est, comme souvent, bien moins idyllique. Quelques rapides recherches sur la toile, m’ont rapidement ouvert les yeux. Mediapart n’est en fait qu’une imposture! Ca n’est, ni plus ni moins, qu’un média de propagande, au service d’une idéologie collectiviste éculée, qui a longtemps bercé l’engagement politique de Plenel et de ses acolytes, et qui visiblement les berce encore quand on lit entre les lignes. Ah! Les péchés de jeunesse!!!

Tout projet entrepreneurial repose sur des hommes et sur une construction capitalistique. Le plus emblématique, le plus actif et le plus médiatique de l’aventure Mediapart est sans conteste Plenel. Mais il n’est pas seul. Tant dans l’équipe de direction de Mediapart, que dans les actionnaires directs et indirects, on retrouve nombre d’anciens activistes trotskistes, ou pour le moins très ancrés à gauche, ainsi que des figures de la gauche sociale-démocrate, à juste titre qualifiée de «gauche caviar». Détaillons l’actionnariat…  Les hommes, la femme, les entreprises et les amis anonymes qui sont la colonne vertébrale du fameux site dit «d’information»…

Edwy Plenel, très tôt, milite activement à la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Sous le pseudonyme de Joseph Krasny, il est journaliste à Rouge, hebdomadaire de la LCR. Il semble s’éloigner de la LCR, quand il entre au journal Le Monde. Dans son livre, Secrets de jeunesse, il revient sur son engagement militant trotskiste qu’il assume totalement et qu’il ne renie en rien. Il est à l’origine du projet Mediapart et un actionnaire de poids, qui en plus de la présidence et de la direction de la publication, joue un rôle de VRP lors de ses nombreuses invitations sur les plateaux de télévision. Il préside le conseil d’administration.

Marie-Hélène Smiejan, licenciée en Chinois, elle a fréquenté l’université de Pékin, et a mené une carrière de cadre dans le privé (ECS, Econocom…) et d’entrepreneur. Elle a notamment créé une société de conseil pour l’implantation en Chine et l’organisation d’évènements à Pékin. Actionnaire, fortement impliquée financièrement dans l’aventure Mediapart, elle en assure la direction générale et siège au conseil d’administration.

Laurent Mauduit, un temps secrétaire général du syndicat étudiant UNEF dont il est un fervent militant, il sera aussi journaliste à Informations Ouvrières, qui est à l’époque le journal de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI), la formation trotskiste d’obédience lambertiste, dont il sera un membre très actif. Il passera aussi par le journal Le Monde et Libération. Il est actionnaire de Mediapart et siège au conseil d’administration.

François Bonnet, journaliste, pudiquement présenté comme un homme «marqué à gauche», a collaboré au journal Le Monde, dont il est un temps le correspondant à Moscou, et aussi à Libération et Marianne. Il est actionnaire de Mediapart, en assure la direction éditoriale et siège au conseil d’administration.

Gérard Desportes, journaliste, passé notamment par Le Monde, Libération et Force Ouvrière Hebdo. Il s’est illustré par des ouvrages, dont deux coécrits avec Mauduit, dénonçant la dérive sociale-démocrate du socialisme en France et une forme de renoncement des socialistes aux vraies valeurs de la gauche qui sont les siennes. Il est actionnaire de Mediapart.

Godefroy Beauvallet, passé par le ministère de l’industrie, il devient membre du cabinet ministériel de Michel Sapin à la fonction publique et à la réforme de l’Etat sous le Gouvernement Jospin. Il est actionnaire de Mediapart.

Laurent Chemla, pirate informatique repenti, qui a ensuite fait fortune comme il le dit lui-même en «vendant du vent». Idéologue d’un monde numérique sans règle et sans frontière et fervent admirateur des hackers, il a mené une charge dogmatique très médiatique contre HADOPI. Il est actionnaire de Mediapart.

François Vitrani, directeur général de la Maison de l’Amérique Latine, véritable vitrine des «révolutions bolivariennes». Il est actionnaire de Mediapart.

Ecofinance, entreprise, dirigée par Jean-Louis Bouchard. Entrepreneur (ECS, Econocom…), très introduit auprès des collectivités locales, son carnet d’adresses est bien rempli de tout ce que la gauche a de ténors. Il ambitionne aussi de devenir un acteur de la presse et a tenté vainement de racheter la Tribune. Sa société est actionnaire de Médiapart.

Doxa, entreprise, dirigée par Thierry Wilhelm dont l’entreprise est entre autre aussi coactionnaire de Politis avec Le Monde Diplomatique. Sa société est actionnaire de Mediapart dont il est membre du conseil  d’administration.

La SAM (Société des Amis de Médiapart), qui réunit 46 membres fondateurs anonymes. Sont démasqués, Xavier Niel, patron d’Iliad-Free et contributeur majeur de la SAM (l’ambition de Niel de devenir un poids lourd des patrons de presse se confirmera par le rachat du quotidien Le Monde, de Télérama du Nouvel Observateur… avec ses amis Pierre Bergé et Matthieu Pigasse – Trio dont l’engagement à gauche n’a plus de secret pour personne), Maurice Lévy, patron de Publicis (Élisabeth Badinter est l’actionnaire principal de l’agence qui a remporté l’appel d’offre de la communication du Gouvernement…). La SAM, fonds de placement domicilié à la même adresse que Mediapart, est présidée par Michel Broué, qui fut membre actif de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) où il est recruté par Lionel Jospin alors militant trotskiste. Il quitte l’OCI pour rejoindre le Parti Socialiste et participe activement au groupe « Convergences Socialistes » avant de s’en éloigner pour des divergences portant sur le FN. Broué est membre du conseil d’administration de Mediapart.

Cette proximité des actionnaires, et notamment des plus influents, avec le pouvoir actuel, ne va pas sans poser la question de la liberté éditoriale. D’ailleurs le rôle militant très médiatisé de certains d’entre eux pendant la campagne présidentielle de 2012, ainsi que le contenu très anti-sarkozyste du site, tendent à démontrer que finalement Mediapart a un ancrage éditorial très à gauche, non assumé du fait de son positionnement marketing.

Alors, Plenel joue la vierge effarouchée en rappelant à qui veut l’entendre que c’est Mediapart qui a fait tomber Cahuzac! Preuve de pluralisme? Sauf que ne lui en déplaise, l’argument ne tient pas. Cahuzac était farouchement opposé au fait que la presse en ligne bénéficie du même régime fiscal que la presse papier. Cahuzac devenait dès lors un ennemi et une cible, tout socialiste qu’il était, pour le trotskiste Plenel, avant tout patron de presse menacé. Alors, Mediapart n’a reculé devant rien pour se débarrasser de Cahuzac qui représentait un risque inéluctable de redressement fiscal, signifiant la mort du site. S’il y avait des scrupules, ils ont vite été balayés par l’image insupportable du notable de province, la réussite en profession libérale, l’opportunisme politique et la cupidité qu’incarnait Cahuzac pour le trotskiste de toujours qu’est Plenel. D’ailleurs, Mediapart, quasi certain de voir prochainement adopter une modification de la Loi dans le sens de ses revendications, ne va pas pousser plus avant son investigation dans l’affaire Cahuzac, alors qu’il y avait matière, notamment sur le montant ridicule de la fraude avouée. De même que quand Mediapart se fait le relais de l’actualité gênante qui concerne le Gouvernement actuel ou des élus de gauche, c’est sans grande conviction. Juste ce qu’il faut, comme les autres, pour ne pas passer trop ouvertement pour le média en croisade qu’il est! Notons aussi que Mediapart évite soigneusement d’enquêter sur la gauche extrême, les mouvances trotskistes et leurs financements obscurs. Pas plus que l’investigation n’est approfondie sur les fortunes accumulées par les organisations syndicales et les emplois fictifs dont elles bénéficient dans les organismes paritaires déficitaires ou certaines collectivités. Non, la ligne éditoriale, qui n’a, comme tout le monde l’a bien compris, rien de libre, est uniquement axée sur l’aide sans faille aux intérêts politiques de la gauche, y compris la plus extrême, et de ses tous puissants ténors dès lors qu’ils ne représentent pas de risque pour Plenel et ses actionnaires! L’avertissement Cahuzac a définitivement refroidi ce qui n’était déjà plus que des velléités!

S’il était besoin d’enfoncer le clou pour démontrer l’orientation éditoriale de Mediapart, il suffit de se renseigner sur les journalistes «d’investigation» qui œuvrent au contenu du site par des articles ou par l’animation de blogs! Tous sont passés un jour ou un autre par Le Monde, Libération, Marianne… Que des titres à la neutralité exemplaire! Je profite de parler des salariés de Mediapart, qui semblent invariablement rester juste en deçà du quota qui impose la représentation salariale et le comité d’entreprise, pour lancer un petit défi au patron trotskiste…

« A l’heure ou une Loi visant à encadrer le recours aux stagiaires pour lutter contre l’emploi déguisé voit le jour, aurez-vous le courage, M. Plenel, de révéler enfin les chiffres du nombre de stagiaires qui contribuent largement à faire tourner votre site? Quel impact la Loi va-t-elle avoir sur votre fonctionnement et sur vos résultats financiers? Répondez moi M. Plenel! » 

Après l’imposture éditoriale, attaquons nous maintenant à la posture marketing, qui est, elle aussi une imposture, dont la finesse n’a d’égal que l’ingéniosité. Le modèle économique du numérique payant sans revenu publicitaire est et reste un pari risqué. Nombreux sont ceux qui s’y sont brulés les ailes et peu survivent. Mediapart semble y parvenir… Et comment? L’équilibre repose sur un nombre d’abonnés payants qu’il faut d’abord atteindre, puis conserver. C’est donc la technique du soap opera, inventée aux EU qui est utilisée par Mediapart. Les soap opera, sont ces séries télévisées, pour public populaire, qui n’ont pas de fin… Les feux de l’amour, Plus belle la vie… Donc, pour capter son lectorat, Mediapart saucissonne avec soin l’ensemble des informations délivrées en une suite sans fin de promesses de révélations pour le lendemain, toutes plus fracassantes les unes que les autres, pour créer une addiction. En gros, tu as payé aujourd’hui, et si tu veux la suite de l’histoire, tu payeras demain ou mieux, tu t’abonneras à l’année. Je note avec amusement qu’on est loin des valeurs trotskistes, mais plus proche du cynisme capitaliste des grandes chaines privées américaines qui engrangent des fortunes avec leurs soap opera. Cela pose la question de l’abonné qui accepte de payer pour suivre le grand feuilleton Mediapart. Qui est-il? Il y a forcément une majorité de sympathisants à la cause trotskiste, embrigadement oblige. Mais aussi bon nombre de militants socialistes… De grands noms du socialisme, dont Ségolène Royal, n’ayant pas hésité à exhorter publiquement les partisans de son association Désir d »avenir à soutenir l’initiative et à s’abonner.

En résumé, on peut tout à fait faire le parallèle avec le spectateur type du soap opera. L’abonné est certainement pour Mediapart, un individu issu de la classe/culture populaire/ouvrière, vraisemblablement «victime» à des degrés divers de ce que l’on nomme «la mondialisation», aimant le confort de la pensée prémâchée personnifiée par une icône à laquelle il s’identifie, attaché à avoir un bouc émissaire qu’on lui désigne, convaincu d’accomplir un acte militant, un peu crédule, très réceptif à une forme de contenu répétitif, peu dense et un brin populiste auquel il va rapidement développer une addiction forte.

Ne rigolez pas! En relisant ce «profil» type de l’abonné Mediapart, je me rends compte qu’il colle parfaitement au cœur de cible du Front de Gauche et aussi du Front National! Là, je sens que Plenel va s’étrangler… Ou pas! L’homme et ses actionnaires ont déjà démontré combien il peuvent détourner le regard de leurs convictions affichées quand il s’agit de leur business!

En synthèse, l’imposture Mediapart, c’est,  un média comme tous les autres, appartenant à des actionnaires très loin d’être des philanthropes, surfant sur l’explosion du contenu numérique et sa monétisation par un modèle économique certes innovant mais risqué, et exploitant sans scrupule, par des méthodes marketing à la rentabilité éprouvée ailleurs, la crédulité d’un lectorat au cœur de cible soigneusement identifié, quantifié et ciblé.

Tout ça n’est pas un sketch des Guignols. Ça n’est pas Monsieur Sylvestre de la World Company. C’est Edwy Plenel de Mediapart!

Maintenant que nous sommes pleinement éclairés. Quelle valeur réelle donner aux scoops permanents des nombreuses affaires, initiées ou relayées par Mediapart, qui visent invariablement Sarkozy? Les «révélations» pleuvent quotidiennement depuis la création du site en 2008. Certaines font même, par le caractère discutable de la provenance des sources et des méthodes utilisées, l’objet de plaintes en cours d’instruction à l’encontre de Mediapart. Une chose est sure. Depuis tout ce temps, toutes ces années, la justice n’a rien trouvé de concret à reprocher à Sarkozy, qui a même été blanchit dans certaines affaires. Alors soit les enquêteurs et les juges sont de sombres crétins incompétents, soit il n’y a rien à gratter. Cahuzac est tombé en quelques mois. Sarkozy, après toutes ces années de sous entendus, de soupçons, d’accusations, de calomnies, d’amalgames alambiqués, de vindicte politico-médiatique est toujours debout. Près d’une année d’écoutes de Sarkozy, de son avocat et de ses collaborateurs à l’Intérieur, n’ont pas plus fait avancer le schmilblick! A se demander si tout ce cirque bien huilé ne serait pas de la manipulation… Un fantasme né dans des esprits malades!

Alors oui, plus que jamais, la question de l’acharnement est posée! Et les développements récents posent aussi la question de la réelle indépendance de la justice! Autant que la question de la connivence entre les médias et le pouvoir! Mediapart en tête!

Je peux comprendre que Plenel ne soit ni choqué ni interpelé par cette traque à laquelle il contribue avec tant de zèle et une telle constance. C’est tellement dans la culture trotskiste que de pratiquer la purge par tous les moyens! L’histoire de cette idéologie a quelques croustillants exemples qui offrent des parallèles surprenants!

Mais dans la vraie vie, pour les français qui sont las de ce climat délétère loin de leurs préoccupations réelles, pour les politiques qui ont la prétention de nous gouverner, et qui un jour ou l’autre devront assumer les dérives, empruntes d’un sectarisme débridé évident, auxquelles nous assistons; Où cette hargne aveugle apparemment hors de contrôle va-t-elle nous mener?

Une chose est sure, le vase déborde, et des têtes doivent et vont tomber! il ne peut en être autrement… Et n’en déplaise à tous ceux que l’on a méticuleusement dressé à le haïr, je doute que celle de Sarkozy soit du lot!

Une petite note d’espoir dans cette déliquescence journalistique et politique dont la gauche est l’architecte fou et Mediapart un instrument parmi tant d’autres… Je note avec joie que de nombreux abonnés contributeurs très actifs de Mediapart claquent la porte devant la pensée unique véhiculée et la violence des réactions des autres abonnés et aussi des journalistes du site, dans une ligne arrogante et suffisante qui fait la marque de tous les promoteurs extrêmes des fameuses «forces de progrès».

Un petit tour sur le Club de Mediapart, qui est en accès libre, vous convaincra de la réalité de ces caricatures nombrilistes et fanatisées, d’une gauche nostalgique et hors du temps, qui hantent aussi tant de réseaux sociaux. Pour moi, ça a été un grand moment de franche rigolade… Je le recommande pour vos moments de blues qui, je le crains, seront nombreux jusqu’en 2017!