L’imposture Mediapart !

Il n’aura échappé à personne, que depuis 2008, le pure player Mediapart, fait régulièrement parler de lui, par des révélations fracassantes qui visent le monde politique, mais aussi le monde des affaires au sens large du terme. Edwy Plenel, qui est à l’initiative de Mediapart, présente son site comme une alternative à une presse traditionnelle sinistrée, basé sur un réel journalisme d’investigation, libre de toute pression politique, actionnariale ou publicitaire. Le modèle économique repose sur l’accès payant au contenu sans publicité, ce qui fait dire à Plenel que Mediapart appartient de fait à ses seuls abonnés. Un Club est d’ailleurs associé au site, pour permettre aux abonnés qui le souhaitent, de devenir des contributeurs à part entière, et ainsi étoffer significativement en volume le contenu du site.

Pour tous ceux qui se contentent de cette présentation d’un nouvel idéal journalistique libre, l’idée pourrait paraitre géniale, et attirer la sympathie. La réalité est, comme souvent, bien moins idyllique. Quelques rapides recherches sur la toile, m’ont rapidement ouvert les yeux. Mediapart n’est en fait qu’une imposture! Ca n’est, ni plus ni moins, qu’un média de propagande, au service d’une idéologie collectiviste éculée, qui a longtemps bercé l’engagement politique de Plenel et de ses acolytes, et qui visiblement les berce encore quand on lit entre les lignes. Ah! Les péchés de jeunesse!!!

Tout projet entrepreneurial repose sur des hommes et sur une construction capitalistique. Le plus emblématique, le plus actif et le plus médiatique de l’aventure Mediapart est sans conteste Plenel. Mais il n’est pas seul. Tant dans l’équipe de direction de Mediapart, que dans les actionnaires directs et indirects, on retrouve nombre d’anciens activistes trotskistes, ou pour le moins très ancrés à gauche, ainsi que des figures de la gauche sociale-démocrate, à juste titre qualifiée de «gauche caviar». Détaillons l’actionnariat…  Les hommes, la femme, les entreprises et les amis anonymes qui sont la colonne vertébrale du fameux site dit «d’information»…

Edwy Plenel, très tôt, milite activement à la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Sous le pseudonyme de Joseph Krasny, il est journaliste à Rouge, hebdomadaire de la LCR. Il semble s’éloigner de la LCR, quand il entre au journal Le Monde. Dans son livre, Secrets de jeunesse, il revient sur son engagement militant trotskiste qu’il assume totalement et qu’il ne renie en rien. Il est à l’origine du projet Mediapart et un actionnaire de poids, qui en plus de la présidence et de la direction de la publication, joue un rôle de VRP lors de ses nombreuses invitations sur les plateaux de télévision. Il préside le conseil d’administration.

Marie-Hélène Smiejan, licenciée en Chinois, elle a fréquenté l’université de Pékin, et a mené une carrière de cadre dans le privé (ECS, Econocom…) et d’entrepreneur. Elle a notamment créé une société de conseil pour l’implantation en Chine et l’organisation d’évènements à Pékin. Actionnaire, fortement impliquée financièrement dans l’aventure Mediapart, elle en assure la direction générale et siège au conseil d’administration.

Laurent Mauduit, un temps secrétaire général du syndicat étudiant UNEF dont il est un fervent militant, il sera aussi journaliste à Informations Ouvrières, qui est à l’époque le journal de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI), la formation trotskiste d’obédience lambertiste, dont il sera un membre très actif. Il passera aussi par le journal Le Monde et Libération. Il est actionnaire de Mediapart et siège au conseil d’administration.

François Bonnet, journaliste, pudiquement présenté comme un homme «marqué à gauche», a collaboré au journal Le Monde, dont il est un temps le correspondant à Moscou, et aussi à Libération et Marianne. Il est actionnaire de Mediapart, en assure la direction éditoriale et siège au conseil d’administration.

Gérard Desportes, journaliste, passé notamment par Le Monde, Libération et Force Ouvrière Hebdo. Il s’est illustré par des ouvrages, dont deux coécrits avec Mauduit, dénonçant la dérive sociale-démocrate du socialisme en France et une forme de renoncement des socialistes aux vraies valeurs de la gauche qui sont les siennes. Il est actionnaire de Mediapart.

Godefroy Beauvallet, passé par le ministère de l’industrie, il devient membre du cabinet ministériel de Michel Sapin à la fonction publique et à la réforme de l’Etat sous le Gouvernement Jospin. Il est actionnaire de Mediapart.

Laurent Chemla, pirate informatique repenti, qui a ensuite fait fortune comme il le dit lui-même en «vendant du vent». Idéologue d’un monde numérique sans règle et sans frontière et fervent admirateur des hackers, il a mené une charge dogmatique très médiatique contre HADOPI. Il est actionnaire de Mediapart.

François Vitrani, directeur général de la Maison de l’Amérique Latine, véritable vitrine des «révolutions bolivariennes». Il est actionnaire de Mediapart.

Ecofinance, entreprise, dirigée par Jean-Louis Bouchard. Entrepreneur (ECS, Econocom…), très introduit auprès des collectivités locales, son carnet d’adresses est bien rempli de tout ce que la gauche a de ténors. Il ambitionne aussi de devenir un acteur de la presse et a tenté vainement de racheter la Tribune. Sa société est actionnaire de Médiapart.

Doxa, entreprise, dirigée par Thierry Wilhelm dont l’entreprise est entre autre aussi coactionnaire de Politis avec Le Monde Diplomatique. Sa société est actionnaire de Mediapart dont il est membre du conseil  d’administration.

La SAM (Société des Amis de Médiapart), qui réunit 46 membres fondateurs anonymes. Sont démasqués, Xavier Niel, patron d’Iliad-Free et contributeur majeur de la SAM (l’ambition de Niel de devenir un poids lourd des patrons de presse se confirmera par le rachat du quotidien Le Monde, de Télérama du Nouvel Observateur… avec ses amis Pierre Bergé et Matthieu Pigasse – Trio dont l’engagement à gauche n’a plus de secret pour personne), Maurice Lévy, patron de Publicis (Élisabeth Badinter est l’actionnaire principal de l’agence qui a remporté l’appel d’offre de la communication du Gouvernement…). La SAM, fonds de placement domicilié à la même adresse que Mediapart, est présidée par Michel Broué, qui fut membre actif de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) où il est recruté par Lionel Jospin alors militant trotskiste. Il quitte l’OCI pour rejoindre le Parti Socialiste et participe activement au groupe « Convergences Socialistes » avant de s’en éloigner pour des divergences portant sur le FN. Broué est membre du conseil d’administration de Mediapart.

Cette proximité des actionnaires, et notamment des plus influents, avec le pouvoir actuel, ne va pas sans poser la question de la liberté éditoriale. D’ailleurs le rôle militant très médiatisé de certains d’entre eux pendant la campagne présidentielle de 2012, ainsi que le contenu très anti-sarkozyste du site, tendent à démontrer que finalement Mediapart a un ancrage éditorial très à gauche, non assumé du fait de son positionnement marketing.

Alors, Plenel joue la vierge effarouchée en rappelant à qui veut l’entendre que c’est Mediapart qui a fait tomber Cahuzac! Preuve de pluralisme? Sauf que ne lui en déplaise, l’argument ne tient pas. Cahuzac était farouchement opposé au fait que la presse en ligne bénéficie du même régime fiscal que la presse papier. Cahuzac devenait dès lors un ennemi et une cible, tout socialiste qu’il était, pour le trotskiste Plenel, avant tout patron de presse menacé. Alors, Mediapart n’a reculé devant rien pour se débarrasser de Cahuzac qui représentait un risque inéluctable de redressement fiscal, signifiant la mort du site. S’il y avait des scrupules, ils ont vite été balayés par l’image insupportable du notable de province, la réussite en profession libérale, l’opportunisme politique et la cupidité qu’incarnait Cahuzac pour le trotskiste de toujours qu’est Plenel. D’ailleurs, Mediapart, quasi certain de voir prochainement adopter une modification de la Loi dans le sens de ses revendications, ne va pas pousser plus avant son investigation dans l’affaire Cahuzac, alors qu’il y avait matière, notamment sur le montant ridicule de la fraude avouée. De même que quand Mediapart se fait le relais de l’actualité gênante qui concerne le Gouvernement actuel ou des élus de gauche, c’est sans grande conviction. Juste ce qu’il faut, comme les autres, pour ne pas passer trop ouvertement pour le média en croisade qu’il est! Notons aussi que Mediapart évite soigneusement d’enquêter sur la gauche extrême, les mouvances trotskistes et leurs financements obscurs. Pas plus que l’investigation n’est approfondie sur les fortunes accumulées par les organisations syndicales et les emplois fictifs dont elles bénéficient dans les organismes paritaires déficitaires ou certaines collectivités. Non, la ligne éditoriale, qui n’a, comme tout le monde l’a bien compris, rien de libre, est uniquement axée sur l’aide sans faille aux intérêts politiques de la gauche, y compris la plus extrême, et de ses tous puissants ténors dès lors qu’ils ne représentent pas de risque pour Plenel et ses actionnaires! L’avertissement Cahuzac a définitivement refroidi ce qui n’était déjà plus que des velléités!

S’il était besoin d’enfoncer le clou pour démontrer l’orientation éditoriale de Mediapart, il suffit de se renseigner sur les journalistes «d’investigation» qui œuvrent au contenu du site par des articles ou par l’animation de blogs! Tous sont passés un jour ou un autre par Le Monde, Libération, Marianne… Que des titres à la neutralité exemplaire! Je profite de parler des salariés de Mediapart, qui semblent invariablement rester juste en deçà du quota qui impose la représentation salariale et le comité d’entreprise, pour lancer un petit défi au patron trotskiste…

« A l’heure ou une Loi visant à encadrer le recours aux stagiaires pour lutter contre l’emploi déguisé voit le jour, aurez-vous le courage, M. Plenel, de révéler enfin les chiffres du nombre de stagiaires qui contribuent largement à faire tourner votre site? Quel impact la Loi va-t-elle avoir sur votre fonctionnement et sur vos résultats financiers? Répondez moi M. Plenel! » 

Après l’imposture éditoriale, attaquons nous maintenant à la posture marketing, qui est, elle aussi une imposture, dont la finesse n’a d’égal que l’ingéniosité. Le modèle économique du numérique payant sans revenu publicitaire est et reste un pari risqué. Nombreux sont ceux qui s’y sont brulés les ailes et peu survivent. Mediapart semble y parvenir… Et comment? L’équilibre repose sur un nombre d’abonnés payants qu’il faut d’abord atteindre, puis conserver. C’est donc la technique du soap opera, inventée aux EU qui est utilisée par Mediapart. Les soap opera, sont ces séries télévisées, pour public populaire, qui n’ont pas de fin… Les feux de l’amour, Plus belle la vie… Donc, pour capter son lectorat, Mediapart saucissonne avec soin l’ensemble des informations délivrées en une suite sans fin de promesses de révélations pour le lendemain, toutes plus fracassantes les unes que les autres, pour créer une addiction. En gros, tu as payé aujourd’hui, et si tu veux la suite de l’histoire, tu payeras demain ou mieux, tu t’abonneras à l’année. Je note avec amusement qu’on est loin des valeurs trotskistes, mais plus proche du cynisme capitaliste des grandes chaines privées américaines qui engrangent des fortunes avec leurs soap opera. Cela pose la question de l’abonné qui accepte de payer pour suivre le grand feuilleton Mediapart. Qui est-il? Il y a forcément une majorité de sympathisants à la cause trotskiste, embrigadement oblige. Mais aussi bon nombre de militants socialistes… De grands noms du socialisme, dont Ségolène Royal, n’ayant pas hésité à exhorter publiquement les partisans de son association Désir d »avenir à soutenir l’initiative et à s’abonner.

En résumé, on peut tout à fait faire le parallèle avec le spectateur type du soap opera. L’abonné est certainement pour Mediapart, un individu issu de la classe/culture populaire/ouvrière, vraisemblablement «victime» à des degrés divers de ce que l’on nomme «la mondialisation», aimant le confort de la pensée prémâchée personnifiée par une icône à laquelle il s’identifie, attaché à avoir un bouc émissaire qu’on lui désigne, convaincu d’accomplir un acte militant, un peu crédule, très réceptif à une forme de contenu répétitif, peu dense et un brin populiste auquel il va rapidement développer une addiction forte.

Ne rigolez pas! En relisant ce «profil» type de l’abonné Mediapart, je me rends compte qu’il colle parfaitement au cœur de cible du Front de Gauche et aussi du Front National! Là, je sens que Plenel va s’étrangler… Ou pas! L’homme et ses actionnaires ont déjà démontré combien il peuvent détourner le regard de leurs convictions affichées quand il s’agit de leur business!

En synthèse, l’imposture Mediapart, c’est,  un média comme tous les autres, appartenant à des actionnaires très loin d’être des philanthropes, surfant sur l’explosion du contenu numérique et sa monétisation par un modèle économique certes innovant mais risqué, et exploitant sans scrupule, par des méthodes marketing à la rentabilité éprouvée ailleurs, la crédulité d’un lectorat au cœur de cible soigneusement identifié, quantifié et ciblé.

Tout ça n’est pas un sketch des Guignols. Ça n’est pas Monsieur Sylvestre de la World Company. C’est Edwy Plenel de Mediapart!

Maintenant que nous sommes pleinement éclairés. Quelle valeur réelle donner aux scoops permanents des nombreuses affaires, initiées ou relayées par Mediapart, qui visent invariablement Sarkozy? Les «révélations» pleuvent quotidiennement depuis la création du site en 2008. Certaines font même, par le caractère discutable de la provenance des sources et des méthodes utilisées, l’objet de plaintes en cours d’instruction à l’encontre de Mediapart. Une chose est sure. Depuis tout ce temps, toutes ces années, la justice n’a rien trouvé de concret à reprocher à Sarkozy, qui a même été blanchit dans certaines affaires. Alors soit les enquêteurs et les juges sont de sombres crétins incompétents, soit il n’y a rien à gratter. Cahuzac est tombé en quelques mois. Sarkozy, après toutes ces années de sous entendus, de soupçons, d’accusations, de calomnies, d’amalgames alambiqués, de vindicte politico-médiatique est toujours debout. Près d’une année d’écoutes de Sarkozy, de son avocat et de ses collaborateurs à l’Intérieur, n’ont pas plus fait avancer le schmilblick! A se demander si tout ce cirque bien huilé ne serait pas de la manipulation… Un fantasme né dans des esprits malades!

Alors oui, plus que jamais, la question de l’acharnement est posée! Et les développements récents posent aussi la question de la réelle indépendance de la justice! Autant que la question de la connivence entre les médias et le pouvoir! Mediapart en tête!

Je peux comprendre que Plenel ne soit ni choqué ni interpelé par cette traque à laquelle il contribue avec tant de zèle et une telle constance. C’est tellement dans la culture trotskiste que de pratiquer la purge par tous les moyens! L’histoire de cette idéologie a quelques croustillants exemples qui offrent des parallèles surprenants!

Mais dans la vraie vie, pour les français qui sont las de ce climat délétère loin de leurs préoccupations réelles, pour les politiques qui ont la prétention de nous gouverner, et qui un jour ou l’autre devront assumer les dérives, empruntes d’un sectarisme débridé évident, auxquelles nous assistons; Où cette hargne aveugle apparemment hors de contrôle va-t-elle nous mener?

Une chose est sure, le vase déborde, et des têtes doivent et vont tomber! il ne peut en être autrement… Et n’en déplaise à tous ceux que l’on a méticuleusement dressé à le haïr, je doute que celle de Sarkozy soit du lot!

Une petite note d’espoir dans cette déliquescence journalistique et politique dont la gauche est l’architecte fou et Mediapart un instrument parmi tant d’autres… Je note avec joie que de nombreux abonnés contributeurs très actifs de Mediapart claquent la porte devant la pensée unique véhiculée et la violence des réactions des autres abonnés et aussi des journalistes du site, dans une ligne arrogante et suffisante qui fait la marque de tous les promoteurs extrêmes des fameuses «forces de progrès».

Un petit tour sur le Club de Mediapart, qui est en accès libre, vous convaincra de la réalité de ces caricatures nombrilistes et fanatisées, d’une gauche nostalgique et hors du temps, qui hantent aussi tant de réseaux sociaux. Pour moi, ça a été un grand moment de franche rigolade… Je le recommande pour vos moments de blues qui, je le crains, seront nombreux jusqu’en 2017!

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34 réflexions au sujet de « L’imposture Mediapart ! »

  1. Tout est dit, ils s’agit de gauchos nostalgiques qui veulent absolument détruire en premier lieu Sarkozy et tout ceux qui n’ont pas les mêmes opinions politiques. Journalistes fouilles merdes, qui étrangement ne font pas d’enquêtes sur la provenance bizarre des fonds de campagne de Mélenchon .
    Et ce Plenel donne des leçons dans tous les médias. Que de la désinformation

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  2. J’ai découvert l’imposture mediapart à travers la mauvaise foi de son fondateur, qui utilise les méthodes capitalistes (tel que ici décrit, et aussi mediapart a bénéficié de réductions ISF de la droite), à travers le rejet de mediapart de révéler l’imposture Bayrou (ADLE associé aux neo-cons), de médiatiser Asselineau (rejetant le pluralisme, si mediapart était authentiquement anti-FN, ce medium médiatiserait l’adversaire le pls dangereux du FN).
    Ce journal n’a rien de progressiste, d’un ‘counterpunch’ ou d’un guardian, mediapart fait de fausses promesses (autres noms suite à Cahuzac, toujous attendus, rien).
    Arfi a refusé de médiatiser diverses affaires lyonnaises, d’où il vient.
    Ce journal fait partie de l’establishment, toujours du côté du manche, tel tout trotskyste.
    Je n’ai jamais versé que 1 euro max à ce medium, voire fait oppsition au prélèvement, et désormais n’y vais plus.

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  3. Bonjour chère consoeur WordPress ! J’aurai mis plus de temps que vous à me rendre compte du subterfuge. C’est seulement fin 2014, aprés 4 années d’abonnement et de pratique de Mediapart, que j’ai publié cet article critique « de l’intérieur » sur mon blog, et ces jours-ci que je me suis décidé à ne plus écrire une seule ligne de commentaire sur Mediapart, effort inutile.

    Bonne lecture pour ce texte, également long et fourni, mais qui j’espére suscitera l’intérêt de vos lecteurs et le vôtre. Je retrouve au passage certains déçus de Mediapart dans les commentaires 😉

    https://lapartmanquante.wordpress.com/2014/10/13/espoirs-grandeurs-et-deceptions-au-pays-des-mediapartiens/

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    • Erratum : toujours présent sur mpd en tant qu’abonné/commentateur, je ne me lasse pas de pousser la rédaction dans ses incohérences, profitant de cette liberté d’expression toujours accordée – il faut le reconnaître, si mdp n’existait pas il faudrait encore l’inventer rien que pour l’expérience – pour parfois participer à un forum pertinent, parfois pour envoyer un scud, qui de toute façon ne doit même pas effleurer les journalistes concernés. Le traitement de sujets comme la Syrie m’a fait sortir de mes gongs, comme beaucoup. Même si la rébellion des clics ça reste pour les romantiques du numérique, intéressant et inquiétant tout de même cette évolution : les journalistes partisans ou manipulateurs comme la ligne éditoriale e général sont de plus en plus pris à parti, le piedestal est tombé.

      Revenant ici pour réfuter ma propre résolution (la chaise vide ou l’abstention ne servant à rien), je terminerai en disant que mdp n’est pas qu’un micro-phénomène de quelques dizaines de milliers d’abonnés, mais un chapitre important dans l’histoire de la presse d’info généraliste, grand public et orientée à gauche. Celle représentée par feu Le Monde puis Libé. Mdp s’étant déjà détourné de ses belles résolutions de départ, ce journal risque de se ringardiser encore plus vite.

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  4. @ Moonshaa
    La révision de la charte de Médiapart est un attrape-couillon , de la pure poudre aux yeux. La précédente n’a jamais été vraiment appliquée, mais on fait comme si on effaçait tout et recommençait à zéro ! De l’esbroufe totale . Je précise d’entrée que je ne suis dur avec Médiapart que parce que Médiapart a beaucoup de prétention, et notamment celle de prêcher la morale : je mets donc ce journal face à ses contradictions. Si vous avez lu mes blogs cités plus haut, je serais très curieux de trouver un seul journal en France où on trouve l’équivalent des dérives de Perraud : si vous trouvez, je suis preneur de l’info. Dans quel journal organise-t-on un véritable culte autour de la  » religion des faits », tout en faisant passer à la trappe des éléments qui égratignent l’image dudit journal ? Pourquoi ce sont les journalistes eux-même qui « modèrent  » les commentaires à la suite de leurs articles ? Est-ce un gage d’objectivité ? On voit ce que ça donne avec Perraud ! Si ça ne change pas, je ne vois pas comment un lifting de la charte aura quelque effet. Suivez les commentaires à la suite des articles et interventions sur le génocide rwandais, et voyez comment des commentaires incisifs sont prestement effacés parce qu’ils ne correspondent pas tout à fait à l’opinion de Plenel qui veut à toute force et sans nuance que la France soit le quasi responsable principal du génocide. Je n’ai même pas d’opinion définitive sur le sujet, mais j’observe bien comment des commentaires certes vifs mais sensés disparaissent, comme si le principe du contradictoire était gênant, comme si la recherche de la vérité ne pouvait être facilitée par la confrontation de différents points de vue ?
    Je suis abonné à Médiapart, je suis content que Médiapart existe, mais sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur.
    Tenez, je vous donne un exemple de ce qui peut prestement disparaitre si ça vise juste. Mais j’en ai un plein dossier.
    Voilà ce que je reçois de Médiapart: vous noterez que mon commentaire est pour l’essentiel un copié-collé des errements délirants du fameux Perraud, journaliste à Médiapart :
    contact@mediapart.fr
    À Moi
    23 jun
    Bonjour,

    contact@mediapart.fr
    À Moi
    23 jun
    Bonjour,

    Cet e-mail est une notification automatique.

    Le commentaire suivant a été dépublié par la rédaction de Mediapart :

    Le commentaire par lequel j’approuvais votre réflexion en ajoutant qu’un article de la même eau nous éclairant sur les coulisses de Médiapart et notamment les errements d’Antoine Perraud, a été prestement effacé. De même que celui exposant ce que cela donnait lorsque l’éthique du même Antoine Perraud entrait en collision avec le gras de mon bide, qui répondait bien évidemment à la remarque de Perraud à Barotino : »Vous avez le droit de défendre votre boutique voire vos intérêts. Mais ne tentez pas de faire passer votre aliénation ou votre cynisme pour je ne sais quel idéal journalistique ! Il semblerait que mon éthique professionnelle soit entrée en collision (vous attendiez une collusion) avec votre bout de gras… »
    Décidément, l’information a ses limites à Médiapart, au point qu’un copié-collé du commentaire du génial mais toujours modeste Antoine soit effacé.
    31/10/2013, 22:46 | PAR ANTOINE PERRAUD EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE BERNARD BIGENWALD LE 31/10/2013 À 11:39
    À propos de binette, j’ai vu, pour ma part (animus meminisse horret !), Bernard Bigenwald s’exposer sans vergogne sur la Toile. Cela donne ceci, qui devrait rendre notre fou furieux favorable à l’effacement des traces (voire plus)…
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    Tardive pudeur, très tardive même, puisque Perraud se justifiait ainsi il ya quelques mois, dans un très belle tirade qui mérite incontestablement d’être gravée dans le marbre, non ?
    01/11/2013, 11:28 | PAR ANTOINE PERRAUD EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE BERNARD BIGENWALD LE 01/11/2013 À 09:35
    Et si le délire de persécution laissait place à une analyse concrète de la situation concrète ? Un méchant abonné fait allusion à la binette d’un autre, objet de son harcèlement. Passant par là, pour infliger une correction méritée au méchant abonné tout en illustrant le débat sur l’effacement des traces, je mets à disposition les clichés les moins horribles de la binette que l’odieux personnage propose, de son plein gré, à tous, en accès libre, sur la Toile (deux clics suffisent).
    Dans l’impensé rageur qui caractérise trop souvent le club, où chacun débagoule en toute réactivité, voici que surgit NSA ! Comparaison n’est pas raison. L’odieux Bernard Bigenwald a craché en l’air et cela, par mon modeste truchement, lui est retombé sur le nez.
    Qui vivra par l’épée périra par l’épée.
    L’intérêt de cette petite expérience, c’est que le méchant abonné s’est mis à vouvoyer, semblant quitter les rives de sa barbarie pour aborder notre civilisation. Il est donc perfectible : il suffit pour ça d’un peu d’imagination – et d’une bonne leçon.
    Mon messianisme pédagogique mériterait d’être salué de plus intelligente façon – mais c’est peut-être trop demander à la petite poignée de furieux qui s’exaltent ici (bas).
    Joyeuse Toussaint.
    AP

    Le motif de cette dépublication peut-être par exemple, l’édition d’un commentaire en double, ou d’un commentaire vide par erreur.

    Cela peut-être lié aussi au non respect de notre charte de participation que vous pouvez retrouver ici : http://www.mediapart.fr/charte-editoriale

    Cordialement.

    L’Équipe de Mediapart

    Le motif de cette dépublication peut-être par exemple, l’édition d’un commentaire en double, ou d’un commentaire vide par erreur.

    Cela peut-être lié aussi au non respect de notre charte de participation que vous pouvez retrouver ici : http://www.mediapart.fr/charte-editoriale

    Cordialement.

    L’Équipe de Mediapart

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    • Je me fiche bien de Perraud, et plus encore du différend que vous pouvez avoir avec lui. Peut-être qu’il n’a pas sa place dans le journal, je ne sais pas je n’ai pas l’envie de me pencher là dessus.
      Je ne pense pas qu’un seul journaliste puisse influer à lui seul l’image qu’on se fait d’un journal.

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      • Vous avez sûrement raison et ainsi Copé et tutti quanti n’ont pas non plus d’influence sur l’image de l’UMP. Suffit de ne pas lire la presse et d’éteindre la télé après tout. Pourquoi s’emmerder avec des principes ? Pourquoi même ne pas s’extasier devant l’hypocrisie ?

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  5. Dommage que vous ne dénonciez l’imposture de Médiapart que pour mieux soutenir l’imposture Sarko. Effectivement, Médiapart est très largement, malheureusement, une imposture, mais une imposture utile dans la mesure où la démocratie n’est finalement que le résultat d’équilibres. Devrait-on soutenir, où qu’on se situe sur l’échiquier politique, les ripoux de son camp en ne dénonçant que les ripoux d’en face ? Personnellement, je m’y refuse absolument.
    C’est assez drôle que je n’ai eu vent de ce papier que parce que sa lecture avait été recommandée ironiquement dans le club de Médiapart , par une lectrice assez ambigüe dans sa formulation, et présentant comme comique le fait que vous fassiez un copier-coller du commentaire critique d’une lectrice de Médiapart. Je ne sais trop ce qu’elle voulait exprimer: peut-être que la lectrice en question avait fait le jeu de l’ennemi, mais ce n’est là qu’une hypothèse.
    Pour ma part, anti-sarkozyste depuis très longtemps, je n’en constate pas moins que si Médiapart a joué un rôle utile dans la dénonciation des dérives de notre gesticulateur précoce pour autant, il n’hésite pas à tomber à pieds joints dans les travers qu’il dénonce, et la lecture de certains billets du club, et surtout des commentaires qui suivent, le démontre.
    Ainsi Plenel couvre sans le moindre scrupule éthique un histrion de son équipe,Antoine Perraud, qui ne se contente pas d’insulter les lecteurs qui ne manifestent pas assez de zèle lingual à son égard, mais va même jusqu’à publier des photos récupérées sur internet présentant ledit lecteur torse nu sortant de sa douche, et d’autres encore avec une tête déformée par un banal logiciel fourni avec tout ordinateur Apple. Voilà où on en est dans un journal qui prétend protéger la vie privée, qui hurle contre la chasse au faciès, bref, qui n’est que vertu en action. Avec cela, tous les moyens sont bons pour censurer d’une manière chafouine les lecteurs qui ne se laissent pas faire. Plenel se tait et envoie au casse-pipe une pauvre chargée de la modération pour justifier très piteusement les écarts pour le moins curieux du journaliste en question. Je vous mets ici un échantillon de sa prose qui en dit long sur la véritable éthique médiapartienne, mais il vous est loisible de vous reporter à mon blog qui contient assez de copiés-collés vérifiables démontrant que je ne brode pas. Je suis en effet le lecteur avec lequel le valeureux Antoine Perraud, chantre du participatif, a su maladroitement pousser aussi loin le bouchon, n’imaginant pas que je ne le laisserais pas faire.

    .23/05/2014, 15:35 | PAR GÉRALDINE DELACROIX EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE BERNARD BIGENWALD LE 23/05/2014 À 15:28

    Médiapart ne peut pas prêcher la vertu et tolérer des errements aussi dégueulasses. Les vôtres? Mon camarade Antoine Perraud n’est pour rien dans la déformation de votre image, ni dans la couleur de votre serviette de bain.
    RECOMMANDER (6) DÉCONSEILLER (1) RÉPONDRE ALERTER

    23/05/2014, 15:42 | PAR BERNARD BIGENWALD EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GÉRALDINE DELACROIX LE 23/05/2014 À 15:35

    Alors, celle-là, elle est excellente ! Vous surpassez Tertre ! Perraud a donc fait de l’information sur la couleur de ma serviette ! l’opinion internationale se passionne pour la couleur de ma serviette de bain, et donc il était nécessaire de la faire connaitre. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Suis-je bête !
    Allons allons Géraldine, vous voyez pas que vous perdez tout sens de l’honneur à sortir de pareilles excuses pour votre camarade Perraud qui se planque ! J’ai honte pour vous.

    ON VOIT BIEN QUE SUR MEDIAPART, JOURNAL VERTUEUX S’IL EN EST, EFFECTIVEMENT LA REALITE DEPASSE LA FICTION.

    Pour mesurer pleinement cette réalité, et les manquements évidents de Plenel à l’éthique professionnelle la plus élémentaire, je recommande mon blog, celui d’un républicain qui ne se laisse pas faire :
    http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-bigenwald/131113/mon-cher-edwy-ton-antoine-commence-nous-les-briser-menu
    http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-bigenwald/230514/la-scandaleuse-campagne-europeenne-du-fn
    et :http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-bigenwald/250514/les-desarrois-de-leleve-p

    La rigolade est garantie !

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    • La rigolade était effectivement au rendez-vous.
      Loin d’une agrégation dont je suis loin de pouvoir me targuer, bien que certains agrégés aient pu me faire douter de l’intérêt de la chose, hormis l’accomplissement ultime que cela semble représenter pour eux, je me veux, concernant la chose politique, plus pragmatique que tout cet aréopage de la dictature intellectuelle auto-proclamée.
      Si dans le monde de nos gouvernants, actuels ou passés, on peut aisément constater que l’on enfile des perles, dans le monde de l’élite mediapartiste, l’évidence est que l’on « enfile » des mouches!
      Symboles, principes, émois, et j’en passe gouvernent leurs mots qui sont bien étrangers à la réalité des maux…
      Pragmatisme et réalité obligent, je confesse que je ne suis pas le petit soldat que certains esprits étriqués imaginent dans mes billets. Toujours harcelée par ce foutu réalisme qui touche de plein fouet tant de français, je suis devenue un spectateur et commentateur acerbe de ces petits riens de tous les jours.
      C’est donc sans philosophie superflue, et sans préciosité ridicule, que je constate que la France du gesticulateur précoce se portait moins mal que celle du clown insipide dont la popularité est inversement proportionnelle à celle du chômage, dont la promesse, parmi tant d’autres, annonçait l’inversion.
      Le petit agité, pétri de tics, et sûrement de tocs, dont beaucoup d’invétérés révolutionnaires de circonstance voudraient aujourd’hui voir la tête rouler, ne m’a jamais totalement convaincue dans l’accomplissement de son programme, bien que je lui reconnaisse l’excuse d’une crise objective tant niée par ses détracteurs en campagne.
      Mediapart a été un de ces détracteurs actif. Au point que certains ont pu légitimement se demander si le site n’était pas une annexe de Solférino.
      A peine l’endimanché de Tulle assis sur le trône tant convoité, la sinistre réalité à rattrapé tous les joyeux chantres du rêve enchanteur, du « moi President », et du changement… qui comme sœur Anne, personne ne voit venir.
      Je sais, réalisme et pragmatisme sonnent comme la cloche de la dictature cynique du capital qui oppresse les masses pour nos philosophes de la presse libre… Et l’humanisme leur credo!
      Parlons en de l’humanisme. Les voilà pris à leur propre piège, les donneurs de leçon. Leur acharnement à dresser les masses à la haine d’un homme révèle toute leur humanité. D’autant qu’objectivement, avec la somme de temps, de ressources, de moyens légaux et illégaux déployés, s’il y avait eu de quoi faire tomber leur épouvantail, ça serait fait depuis longtemps… Finalement, c’est la justice, au sens noble du terme, qui fait les frais de la chose, subissant l’entêtement crétin d’une minorité bruyante.
      C’est cet extrémisme nuisible qui me révulse. Si comme vous le dites, l’équilibre est une règle de la bonne santé politique, ce que je conçois aussi, Mediapart à mon sens ne contribue pas à cet équilibre. Peut être que si Plenel et ses sbires consentaient à cesser de persécuter les mouches, ils pourraient contribuer à une forme d’équilibre… Mais les fondements de l’idéologie qui anime cette meute de l’information pour un peuple inculte et méprisé, pousse plus vers la révolution ou l’anarchie. Adieu l’équilibre! Oubliée l’humanité! Viva Zapata!
      Sans moi!

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      • Les idées toutes faites ont la vie dure, si bien que vous finissez par les enrubanner pour qu’elles paraissent plus crédibles…
        Médiapart a toujours été considéré comme l’ennemi de la droite, si bien que leurs journalistes pourtant accrédités se faisaient violemment expulser des meetings de Sarko. C’est bien là que vous faites erreur : Médiapart, bien que fondamentalement et profondément à gauche, n’est l’ennemi de la droite ; il est l’ennemi des menteurs, des tricheurs, des voleurs. Et comme je vous l’ai déjà dit, chacun son tour. Mais ceux qui ont commis l’erreur de laisser des traces se feront attraper. Une enquête, c’est long et fastidieux, et on est bien obligé de suivre les pistes ouvertes, de simples soupçons ne suffisent pas à faire éclater des affaires.
        Il n’y a pas de déchainement sur l’ump, ils n’ont que ce qu’ils méritent. Ce n’est pas en rapport avec leur politique, ce n’est pas personnel, il y a eu simplement un certain nombre de failles dans leurs magouilles, et n’importe quel journal sérieux, de droite comme de gauche, ferait bien de prendre exemple et de fouiller au corps toute la classe politique française.
        Rien ne sert de crier au complot, car si on peut soupçonner la justice de ne pas toujours être partiale, c’est dans les deux sens que ça marche.

        Se focaliser sur un journal en particulier, en oubliant le milliard d’aides à la presse tous bords confondus, en oubliant que les plus grands médias (dit « dominants ») appartiennent aux plus gros financiers, c’est oublié que la propagande est omni-présente, et que de fait bon nombre de citoyens ne comprennent plus rien à la politique.
        Se focaliser sur un petit journal qui a le tort de prôner une éthique journalistique dont on avait oublié l’existence, c’est se faire le jeu de cette propagande.

        Je ne voulais pas vous manquer de respect, mais depuis le début je trouve votre billet dégueulasse de mauvaise foi.
        Je me fiche bien de l’avenir de Médiapart, ce que je souhaite c’est que la presse et les médias d’information fassent leur travail, à l’instar de Médiapart. Que les directions poussent les journalistes dans ce sens, pas à faire du people, du sensas ou de l’intox comme le font le Monde ou le Figaro, le NouvelObs ou le Point, ou d’ailleurs la quasi totalité des journaux.
        J’ai CHOISI de lire Médiapart. Par pour leur ligne politique, mais pour la qualité de ce que j’ai pu y lire, pour la complexité de certains articles, pour la profondeur des recherches. Bien sûr qu’on peut faire mieux. Mais pour l’instant ça se bouscule pas au portillon, et j’ai pas l’impression que ça aille dans le bon sens.

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      • @Janeaymard
        Vous avez cité un extrait d’un article de moi sur Mediapart. Vu la bonne ambiance de franche et saine camaraderie qui y règne, une abonnée qui ne m’a pas en sympathie a inclus cet extrait dans un article qu’elle a écrit contre Sarkozy. Du coup, j’ai l’air de cautionner Sarkozy. Ce qui est vraiment aux antipodes de la vérité.
        J’avais publié en 2009 un petit texte ludique sur Sarkozy, dont voici le lien:
        http://harmoniques-nuances.blogspot.fr/2009/05/bris-de-mots-lart-du-fromager.html
        Bien à vous,
        Art Monica

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        • Désolée! Je suis moi même régulièrement la victime de la grande masse qui cède au confort pratique, de ranger les gens dans des boîtes! Vous pensez bien, sans cela ils sont tous perdus et leur capacité à penser disparait… au profit de la bonne ambiance et saine camaraderie dont vous parlez! Se taire et laisser braire est parfois la meilleure solution.

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      • @ ArtMonica (je n’ai visiblement pas la possibilité de vous répondre directement)
        Merci pour ce billet plein d’ironie et malgré tout très juste, il m’a détendu.
        Au plaisir de vous lire chez le fromager moustachu 🙂

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    • Bonjour.
      C’est dommage que vous ne vous appuyez que sur des billets de blogs ainsi que des commentaires pour donner votre avis sur ce journal. Le club mediapart est un espace de blogging très libre, et ne représente en aucun cas la ligne éditoriale du journal. On y trouve à boire et à manger, du lecteur passionné parfois bien plus compétent ou en tout cas complémentaire des articles officiels, comme des tentatives de trolls plus ou moins bien masqués en passant par le parti-pris.
      C’est le propre des blogs, en particulier lorsque la volonté est faite de ne pas censurer. Et les bloggeurs de tous bords savent bien que c’est un exercice difficile. D’ailleurs une nouvelle charte de déontologie va être mise en place ces jours-ci, suite à des imprécisions qui ont conduit à des excès.

      Il n’en est pas de même pour les articles, qui eux ne sont pas en accès libre.

      Mais tout ça vous le savez très bien, et je pense que vous prenez un peu trop à coeur une petit histoire qui a échappé au bon contrôle de la modération. Je ne vois pas en quoi cela entacherait le contenu journalistique de Mdp, ni encore moins le travail d’enquêtes et la ligne éditoriale. Oui Mdp est un journal politique. Et alors ? L’important c’est qu’il fasse son travail de manière sérieuse.
      Il s’acharne contre Sarkozy ? Mais peut-être le mérite t-il ?

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      • « Une petite histoire qui a échappé au contrôle de la modération » ? mais il y a de véritables chasses aux sorcières qui s’organisent dans le club de Médiapart, qui démontrent malheureusement que beaucoup de lecteurs pétris de bons sentiments envers l’Autre avec u n grand « A » haïssent et conchient leur voisin le plus proche avec allégresse. Pour ma part, si je n’appréciais pas au moins un petit peu Médiapart, je cesserais de le lire et d’être membre du club, c’est clair, mais l’intolérance y règne, il faut bien le reconnaitre, la censure chafouine aussi dans un journal qui prône le participatif, et au moins un journaliste, Antoine Perraud, utilise des méthodes d’apprenti stasiste. Vous aurez bonne mine s’il est confirmé demain qu’il lit les courriers par mail privé entre lecteurs comme des indices concordants le laissent à penser. II est pour le moins curieux que tous les commentaires abordant cette possibilité disparaissent très rapidement des fils, et la lecture de mon blog devrait vous convaincre que ce ne sont pas les scrupules qui l’étouffent. La très grosse contradiction de Médiapart, c’est l’écart entre sa prétention à nettoyer les écuries d’Augias, et son incapacité à balayer devant sa porte. Je le déplore, mais il faut bien se rendre à l’évidence, il y a quelque chose de pourri au royaume de Médiapart.

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      • @ Bernard
        je pense que vous m’avez mal compris.
        On verra bien ce que la nouvelle charte nous apportera.
        En tous les cas s’il y a bien des polémiques dans lesquelles je refuse de me lancer, ce sont celles qui éclatent dans le club ou à propos du club. Et s’il y a bien un boulot que je n’aimerais pas faire, c’est modérer ce club.
        Mais vous avez raison, il faut se méfier des problèmes de modération et des tensions qu’ils peuvent créer entre lecteurs, contributeurs et journalistes. C’est exactement ce que j’avais noté comme signe avant-coureur (hasard?) de la décrépitude précédant le rachat de Rue89.

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  6. On connait déjà l’actionnariat de Mediapart, Plenel en a souvent parlé et en a même, ce qui manque ici, donné les chiffres de chacun des actionnaires.
    On sent vos mauvaises intentions et vous devriez faire la même chose avec le Point ou l’Express ou quelques autres.
    Ce qui compte le plus à mon avis, plus que l’actionnariat des organes de presse qui en fait pour la plupart perdent de l’argent, c’est la provenance du chiffre d’affaire, de la production. Quand le financement vient des pouvoirs publics ou des annonceurs tout est faussé dans l’œuf.
    Ce ne sont pas les actionnaires ni les aides de l’état qui font vivre Mediapart, ce sont les abonnés. Ce n’est pas du tout la même chose dans les autres organes de presse.
    Dis-moi qui te nourrit et je te dirai pour qui tu travailles.

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      • C’est marrant parce que c’est précisément l’inverse de ce que prétend Médiapart…
        Par souci d’indépendance Médiapart refuse les aides de l’état à la presse. Vous pouvez consulter ( mais je suis sur que vous en avez déjà eu connaissance ) les aides à la presse http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/84457/636216/file/131210_MinistereCultureCom_AidePresse-200titres.pdf
        (ici il s’agit de 2012, je n’ai pas retrouvé 2013, je me souviens juste que le Figaro arrive en tête).

        De plus le lien que vous mentionnez ne fait état de pas grand chose : « Un peu moins de 5 000 collectivités abonnées, soit tout de même 450 000 euros d’argent public qui, chaque année, vont à Mediapart – en considérant que les collectivités sont abonnées à l’année, soit le format le plus économique, ce qui ne leur ressemble pas. Si on y ajoute une jolie niche fiscale dont bénéficient les journalistes, on atteint assez rapidement les 700 000 euros de bénéfice réalisés par Mediapart. » –> Source du nombre de collectivités abonnées ? 450 000€ « d’argent public » (calcul très approximatif, mise en lien sans fondement avec l’argent public), qui se transforment par l’opération du saint esprit en 700 000€ de BENEFICES ??? Pas très sérieux tout de même…

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      • (hors sujet : non une courte vidéo ne m’est pas plus confortable que de la lecture, même si elle peut s’avérer complémentaire)

        L’aide directe dont vous parlez concerne le développement des services de presse en ligne, n’est valable que les 3 premières années de développement, représente 20 millions d’euros pour une multitude de demandeurs. Elle a été instaurée par le gouvernement Fillon en 2009, remplaçant la précédente datant de 2004. Un haut fonctionnaire nommé en 2009 et toujours en place actuellement est seul nominateur du comité d’attribution.
        La somme de 200 000€ aurait été perçue par Mdp, seulement pour l’année 2010. Comparé aux 18 M€ annuels du Monde et du Figaro, sans limite dans le temps, c’est bien peu, et surtout insuffisant pour crier à l’achat de subordination ! De plus, Mdp s’en ai expliqué clairement à plusieurs reprises, d’ailleurs ils publient l’intégralité de leurs comptes.

        Décret en question : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021259498

        Je conçois et même j’affirme qu’on peut douter de l’indépendance d’une grande partie de la presse. Mais concernant Mdp, je peux vous garantir que la grande majorité des lecteurs les surveillent de près sur cette question là, et ne les rateront pas au moindre faux pas.
        Nous n’auront aucun problème à changer de crémerie si les principes mêmes qui ont fondé ce journal venaient à être entachés.

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      • Chère Jane, sachez que je n’ai aucune icône, ni dans les médias, ni en politique.
        Pardonnez-moi si je vous ai paru être un fervent défenseur du journal qui fait l’objet de cet article, mais ne me mettez pas « dans une case », pour vous paraphraser. Ce billet est profondément à charge et je l’ai trouvé injuste. À première vue, et je ne dis pas que c’était le but, on dirait un billet volontairement propagandiste et dénué de références. D’ailleurs celles que vous avez indiqué en commentaires ne m’ont pas convaincu.
        Pour autant je suis parfaitement en accord avec votre billet sur la presse esclave de l’état. Il résume bien ma pensée, à part sur le point suivant : la manipulation des médias n’est pas propre au gouvernement actuel (rassurez-vous loin de moi l’envie de le défendre), mais est une caractéristique de tous les gouvernements depuis belle lurette.
        Ce qui me chagrine c’est l’entêtement à vouloir enfoncer ce journal en particulier, pourtant du même avis que vous sur la nécessité de l’indépendance de la presse, simplement parce qu’il tient une ligne politique opposée à la votre (cette fois-ci c’est moi qui vous met dans une case, mais votre blog me donne raison) !
        Cela dit les blogs et les débats qui en découlent ont leur importance, j’espère que vos prochain billets seront accompagnés de références solides, sans quoi la case pourrait se rétrécir un peu plus…
        Bien à vous Jane.

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  7. Vous n’avez pas attendu pour supprimer mon commentaire… Comme je vous l’avez précisé, libre à vous. Bien dommage que vous n’ayez pas pris le temps d’y répondre, cela clôture tout intention débat. Mais à vrai dire je m’y attendais un peu. Il n’était pourtant pas antipathique. J’espère au moins que vous l’avez lu. À moins que vous ne soyez qu’une propagandiste de plus. Tellement courant sur WordPress. Et affligeant. Ayez au moins le courage de débattre de vos opinions…

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  8. Trop drôle, ce billet, juste au moment ou le p’tit Nicolas se retrouve quelque peu « gêné aux entournures » …

    Nous aimerions savoir qui parle derrière le pseudo Jane Aymard ? Carla, on t’a reconnue !

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  9. Bonjour.
    Je ne suis pas d’accord avec votre billet, je souhaite ici vous en faire part. Libre à vous de publier mon commentaire, c’est avant tout à vous qu’il s’adresse.

    C’est bien drôle ce que vous racontez … Et surtout bien partisan … Vous semblez n’avoir jamais lu un seul article de Mediapart pour parler de la sorte. Vous devriez, car, même si on peut ne pas être d’accord avec son contenu voir même avec sa ligne éditoriale ( moi je suis bien en peine de leur en définir une), on ne peut enlever à la plupart de leurs articles qu’il sont écrits de manière intelligente et qu’ils rendent compte d’enquêtes journalistiques sérieuses. On pourrait rétorquer par défense primaire que ça fait bien longtemps qu’on a pas eu de « révélations » de la part du Figaro par exemple. Je suis sur qu’ils ne s’en priveraient pas si ils en avaient la possibilité.
    Fervente défenseuse de l’UMP que vous êtes, vous croyez voir en médiapart un « ennemi », à la solde du PS et de la gauche en général. Tout ça pour quelques dossiers qui font mal à l’UMP. Mais n’oubliez pas que les enquêtes judiciaires, elles, sont bien réelles !
    Et je ne pense pas Médiapart à la solde de qui que ce soit. Vous n’avez qu’à lire les articles publiés sur Xavier Niel par exemple, pour voir le peu de tendresse qu’ils ont pour lui. Ou bien regarder ce face à face Plenel/Mélenchon ( http://www.dailymotion.com/video/xpndld_mediapart-2012-melenchon-plenel-le-face-a-face_news ) sans concessions ni pour ce dernier ni pour le PS, alors même que nous sommes à l’aube de la présidentielle 2012, et bien qu’une grande partie des lecteurs soient pro-mélenchonniste ou assimilés. Libre à vous de chercher d’autres exemples, il y en a suffisamment (Articles à charges contre l’ump, le ps, le fn, les cocos, la finance, la dépendance des médias dominants…).
    La volonté de médiapart de se démarquer de ses actionnaires et de s’en affranchir est affirmée depuis le début. D’ailleurs les « actionnaires » extérieurs, comme Niel par exemple, se voient racheter leurs parts au fur et à mesure, comme stipulé dès le départ dans leurs accords. Ils n’ont d’ailleurs aucun droit de regard sur le contenu du journal.
    Soyez réaliste et ne targuez pas les lecteurs de ce journal de se complaire dans la facilité à choisir un bouc-émissaire, car ce billet n’est rien d’autre que ça, la désignation bien simpliste d’un bouc-émissaire.
    Soyez sûre que la crise politique majeure que nous vivons tous bords confondus n’est pas anodine. Ouvrez les yeux et puissiez-vous vous dire qu’un peu de ménage chez nos classes dirigeantes n’est pas un mal. Aujourd’hui c’est l’ump qui est le plus touché, demain souhaitons que ce soit l’intégralité des instances politiques qui soit nettoyée pour l’intérêt de tous.

    Bien à vous, et sans animosité aucune, de la part d’un gauchiste convaincu de la nécessité d’un changement du fonctionnement politique français tous bords confondus.

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